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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 12:18

Double impact en cette rentrée artistique pour Corine Borgnet, qui présente, avec la complicité de Isabelle de Maison Rouge, une exposition personnelle à la Galerie de la Voûte, qui sera aussi l'occasion du lancement d'un ouvrage publié aux Editions Courtes et Longues. 

"Sans foi ni Particule" présente, entre autres, un entretien avec l'artiste mené par Isabelle de Maison Rouge et moi-même, des textes sur un choix d'oeuvres, également signés de nos deux plumes respectives, et un beau panorama de photographies d'oeuvres.

A découvrir le 21 septembre à la Galerie de la Voûte, pour le vernissage, avec une performance de la désormais incontournable Tata Jacqueline!

Sans foi ni Particule: une exposition, et un ouvrage, de Corine Borgnet

Sans Foi Ni Particule - L'exposition - Galerie de la Voûte, 42 rue de la Voûte, Paris 12

Vernissage le 21.09 - Exposition jusqu'au 14.10

Sans Foi Ni Particule - Le livre -

Avec des textes de Isabelle de Maison Rouge, Marie Deparis-Yafil et Mony Vibescu - Ediions Courtes et Longues - ISBN 978-2-35290-185-3 - 24 €- EN vente aussi sur Internet: Fnac et autres sites de ce genre..- cle.editions.com 

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 10:43

Ce fut une performance, dans tous les sens du terme, que ce projet de Faten Rouissi dans le plus important monument romain d'Afrique!

A El Jem, ce soir-là, les aboyeurs avaient pris le pouvoir, avant de s'éclipser au profit de la musique.

Un évènement largement repris et commenté par les médias locaux et nationaux, que nous remercions!

L'aventure de l'aboyeur peut continuer ailleurs, en d'autres lieux emblématiques de la politique et du divertissement!

L'Aboyeur de Faten Rouissi: retour en images sur la belle performance à El Jem, Tunisie

Pour la première fois dans l’histoire de l’Amphithéâtre d’El Jem, le Festival International de Musique Symphonique a donné carte blanche à l’artiste tunisienne FatenRouissi. Elle y présente « L’Aboyeur », une exposition et un concept autour d’un personnage à la fois fictif et réel, né de l’observation des médias de masse de la jeune démocratie tunisienne. Performance, mapping, exposition explorent les différentes facettes de ce « contestataire professionnel » qui ici, fera silence pour laisser la place à la musique.
For the first time in the history of the El Jem Amphitheatre, the International Festival of Symphonic Music offered a « carte blanche » to the Tunisian artist FatenRouissi.

She presents « L’Aboyeur », an exhibition and a concept about a character that is both fictitious and real, raised from her observation of the mass media of the young Tunisian democracy. A performance, a mapping, and an exhibition explore the different facets of this « professional protestor » who, here, will hold his tongue to let the music play.

لأول مرةفي تاريخ المسرح الأثري بالجم، يقدم مهرجان الموسيقى السمفونيةالدولي عمل الفنانة التشكيليّة التونسيّة فاتن الرويسي حول شخصيّة » الخطيب المحتجّ « . L’Aboyeur وهو معرض إبداعات في الفنّ المعاصر حول ذاتية حقيقية ووهمية في الآن نفسه. إنجازات فنّية عدة نتيجة متابعة أداء وسائل الإعلام بعد الثورة لاستكشاف جوانب هذا « المحتجّ المحترف » الذي يصمت هنا في المسرح الأثري بالجم لفسح المجال للموسيقى.

L'Aboyeur de Faten Rouissi: retour en images sur la belle performance à El Jem, Tunisie
Faten et ses Aboyeurs

Faten et ses Aboyeurs

L'Aboyeur de Faten Rouissi: retour en images sur la belle performance à El Jem, Tunisie
L'Aboyeur de Faten Rouissi: retour en images sur la belle performance à El Jem, Tunisie
L'Aboyeur de Faten Rouissi: retour en images sur la belle performance à El Jem, Tunisie
L'Aboyeur de Faten Rouissi: retour en images sur la belle performance à El Jem, Tunisie
L'Aboyeur de Faten Rouissi: retour en images sur la belle performance à El Jem, Tunisie
L'Aboyeur de Faten Rouissi: retour en images sur la belle performance à El Jem, Tunisie
L'Aboyeur de Faten Rouissi: retour en images sur la belle performance à El Jem, Tunisie
L'Aboyeur de Faten Rouissi: retour en images sur la belle performance à El Jem, Tunisie
L'Aboyeur de Faten Rouissi: retour en images sur la belle performance à El Jem, Tunisie

Faten Rouissi et moi-même remercions chaleureusement toute l'équipe de l'Aboyeur!


Asma Drissi-  Attaché de Presse
Najoua Klibi El kamel - Chargé de Communication
Nour Bouden - Communication du spectacle sur les réseaux sociaux
Ghada Boukhris -  Hôtesse d’accueil de l’expo à l’intérieur de l’amphithéâtre
Farah Bouden - Photographe
Bedis Hafiane et Mahdi Kerrit- Agence Zoopolis -  Vidéo et communication
Skander Dhaoui -  Photographe
Omar -  Responsable du site d'El Jem


Performance


Mahdi Ben khalifa -  Coordinateur de la Performance
Sarra Hakima - Suivi technique de la performance
1-Fahd Khayat Performer/Aboyeur
2-Fraj Arfa Performer/Aboyeur
3-Hédi Achour Performer/Aboyeur
4-Lyna Boussaada Performer/Aboyeur
5-Syrine Mehdaoui Performer/Aboyeur
6-Amira Rached Performer/Aboyeur
7-Ghaith Rekhais Performer/Aboyeur
8-Oussema Elabed Performer/Aboyeur
9-Hiba Badreddine Performer/Aboyeur
10-Samar Braham Performer/Aboyeur
11-Mohamed Zid Performer/Aboyeur
12-Maram Chaaba Performer/Aboyeur
13 Raouf Zaghouani Performer/Aboyeur
14 Yessine Zaghouani Performer/Aboyeur
15 Olfa Mahdaoui Performer/Aboyeur


Mapping


Karim Belhaj Ali - Responsable du Mapping


Traduction


Fakher Rouissi
Habib Belhédi

Faten Rouissi est née en 1967 à Tunis. Elle vit entre Tunis et Bruxelles. Son travail,
protéiforme, fait appel à différents médiums, notamment la peinture, la sculpture, le textile mais
aussi l'installation, la vidéo, la performance ou le happening. Avec un sens critique aiguisé,
une certaine ironie, et toujours un peu de poésie, elle développe une réflexion engagée autour
de l'exercice du pouvoir, de la vie citoyenne ou des excès médiatiques, de ce qui transforme
et régule la société contemporaine, en Tunisie et ailleurs.
Fondatrice de l'Association « 24H Pour l’Art Contemporain -24HPAC », elle a été à l'initiative
de plusieurs actions participatives dans l'espace public: « Art dans la rue - Art dans le quartier
» (2011), « De Colline en Colline » (2013) et « Bye-Bye Bakchich Système» (2014), visant à
infuser l'action artistique contemporaine dans les territoires locaux.
En 2013, le Badisches Landes museum de Karlsruhe en Allemagne a fait acquisition de son
installation « La Grande Lessive» (2010), évoquant avec poésie et humour la nécessité des
changements politiques radicaux dans son pays.
En 2014 pour son oeuvre « Le Fantôme de la liberté », Faten Rouissi a reçu le Prix de la Ville
de Dakar au Sénégal, dans le cadre de la 11ème Biennale de l'Art Africain Contemporain
DAK'ART.

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 11:05

L'artiste au passeport marocain mounir fatmi n'ira pas au vernissage de son exposition à la Jane Lombard Gallery, à New-York...Il explique pourquoi dans cette lettre ouverte que je trouve poignante et pleine de vérité...une des innombrables conséquences de l'adminstration Trump qui, rappelons-le, nous a fait avancer de 30 secondes sur l'horloge apocalyptique

Mounir Fatmi, Alif 05, 2015, black and white ink on baryté paper, 11.81 in x 17.72 in

Mounir Fatmi, Alif 05, 2015, black and white ink on baryté paper, 11.81 in x 17.72 in

SURVIVAL SIGNS à la JANE LOMBARD Gallery, jusqu'au 21 octobre 2017 - 518 West 19th Street - NY

An Open Letter from Mounir Fatmi: 
 
As you can see, it’s been hard for me to write this letter. I had to wait until the last minute. I needed an emergency - the same emergency that drives me to create art in any circumstance, like an ambulance that takes every possible risk in order to save a life. In this case, it’s my life I’m talking about.
 
I left Morocco for good in 1999 in search of a freedom of speech I couldn’t find at home. I had to cut off all ties with my father, my family, my neighborhood and ultimately my country. I wanted to take a step back, to get as far as possible from my cultural context. I wanted to experience the world. Meet people. Read the forbidden books. Discovering the Beat generation and its authors allowed me to get away. My encounter with Paul Bowles in Tangiers was decisive. Reading Kerouac, Ginsberg, Burroughs, discovering Brion Gysin’s calligraphy… All this nourishment allowed me to live, to hope and to dream of a better world.
 
While I was studying in Rome, I discovered Fra Angelico’s small painting from the 15th century, The Healing of the Deacon Justinian. In the painting, the brothers Damian and Cosmas graft the leg of a black man onto the white body of Deacon Justinian. After just one look at this painting, I understood that I was that black leg. I was surprised that everyone around me only saw the perspective, the light and the composition in the painting. I was the only one to see this black leg. This alien element has been living within me and made me who I am today. A survivor. An immigrant worker. A permanent exile.
 
I haven’t changed nationalities. I still travel with my Moroccan passport, which is a work of art in itself. That passport is filled with visas from several countries where I’ve shown my work these last few years. Traveling with a Moroccan passport is an adventure. I’m never sure I’ll get through customs. In addition to the fatigue of traveling, I have to face the stressful interviews by customs agents. One of the most traumatizing experiences I’ve had was with American customs, a few years back. After three hours of questioning and getting my fingerprints and my picture taken, the agent presented me with a bible and asked me to swear that everything I had told him about me and my relatives was the truth. I told him that the reason I was in this situation in the first place was because I’m supposed to be a Muslim and therefore I didn’t see why he was giving me a bible to swear the truth.
 
Without acknowledging the remark I had just made, he asked me again to swear on the bible, looking straight at me this time. I put my hand on the bible. He asked me to raise the other hand and say: I swear. I swore. I just didn’t want him to send me off to Guantanamo under any pretense. That instant was for me a moment of extreme lucidity. No more illusions. I live in a world I am not able to understand.
 
Of course the customs agent was only doing his job, and his job required him to be afraid of me. His fear wounded me, and I carry it like a scar to this day. I wanted to help him, but I couldn’t. The more I tried to reassure him, the more suspicious I grew to him.
 
I know  that I am just a speck of dust in this machine. A black leg grafted on the body of another man. What I’m relating in this letter is nothing compared to what thousands of refugees endure, dodging death as they hope for a better world for them and their children. I’ve always believed that America could be a part of that world. That heart capable of welcoming us all and warming us. My illusions were shattered the night the result of the latest election was announced. My disappointment was huge. I realized that we may never see again this free world we dreamed of so much.
                                            
Today, I don’t have the strength nor the courage to offer myself to a terrorized customs agent faced with a poor Arab artist. I know the situation of immigrants in the USA has gotten worse since the latest immigration laws. That getting through the border is more and more difficult. This time I would be incapable of swearing on any holy book or of accepting any more humiliations. I must protect whatever little hope I have left. That hope is my survival.
 
I trust you in presenting my work to the gallery’s public. I hope one day I can find the courage to come and see you.

Mounir Fatmi, August 18th, 2017
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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 12:03

Dans le cadre du Latin Arab Internatiional Film Festival (https://www.facebook.com/LatinArab/?fref=mentions&pnref=story.unseen-section), l'Alliance Française de Buenos Aires a invité Sadek Rahim à développer un  nouveau travail, une exposition intitulée "Continuum", qui tente d'établir des ponts, au travers de l'universalité de l'enfance, entre les trajectoires historiques, et ses drames, de l'Algérie et de l'Argentine.

J'ai ainsi été invitée à rédiger un texte, que je publie ici:

"Continuum", Série de diptyques, Photographie et dessin à la mine de plomb, 2017

"Continuum", Série de diptyques, Photographie et dessin à la mine de plomb, 2017

Continuum

 

...Quelqu'un raclant

les murs du monde

avec ses os ?...


Silence des yeux, Juan Gelman, 1981

 

Quelque part sur l'étroite bande côtière qui sépare la « montagne des lions » de la Méditerranée, entre Oran et le village portuaire de Kristel se dressent, face à la mer, les ruines d'une ancienne colonie de vacances, haut lieu de villégiature des petits Algériens de la région dans les années 70 et 80. 
Sadek Rahim passa un ou deux étés, enfant, dans une colonie de ce genre, dans une ambiance qui tenait davantage du camp militaire que des plaisirs balnéaires. Peut-être que cette rigueur, dans l'organisation des loisirs enfantins comme dans la tenue exigée d'eux avait quelque chose à voir avec la forte influence, militaire, politique économique et culturelle du « modèle soviétique », qui prévalut dans l'Algérie post-coloniale jusqu'à la fin des années 80. Ici, sans doute, s'agissait-il de modeler, pour reprendre l'expression du philosophe français Michel Foucault, les « corps dociles »* nécessaires à toute société disciplinaire. Parmi les ruines, certains murs sont restés bien debout ; sur l'un d'entre eux, on peut distinctement lire le mot « administration ». L'architecture parle, elle organise la violence en la « territorialisant », elle matérialise les dispositifs de contrôle et de domination des corps par les règlements, les fonctions, en un mot, le pouvoir.
De temps à autre, au cours de ses pérégrinations, Sadek Rahim revient sur ces lieux le ramenant à des souvenirs d'enfance pas si heureux, regardant l'horizon depuis ces édifices aujourd'hui à l'abandon, comme s'ils avaient laché prise.
Puis il a appris que ces bâtiments avaient plus tard été occupés par l'armée nationale populaire algérienne, pendant la « décennie noire ». « J'ai trouvé fascinant », dit-il, « que ce lieu, supposé être un lieu de joie, de paix, un des rares échappatoires pour les enfants, soit lui aussi finalement lié d'une façon ou d'une autre à l'histoire tragique récente de notre pays ». 

Au travers du projet « Continuum », comprenant une série de diptyques photographie-dessin à la mine de plomb, Sadek Rahim poursuit une réflexion de près de dix ans sur les échecs de l'histoire contemporaine de son pays, et notamment les questions si sensibles de la migration et de l'exil, et en particulier de l’immigration clandestine des jeunes algériens vers l’Europe. Ainsi, Faces, Leaving paradise, Changing dreams ou encore Facing horizon étaient des projets dans lesquels photographies et vidéos, prises dans des villages côtiers, offraient le portrait de jeunes algériens potentiellement candidats à l’émigration clandestine. Souvent, la Méditerranée a été au centre de son travail. Cette fois, il l'a délibérément placée à l'arrière-plan des images. Puis, dans le dessin, les trouées bleues de la mer – l'échappatoire, l'espoir- se trouvent comme obturées par le crayon noir, manière de dire que si la mer est toujours là, elle représente pour beaucoup aujourd'hui l'immensité d'un drame dont l'origine a un rapport avec ce que fut cette colonie de vacances : une orientation politique, économique, sociale, l'exercice d'un pouvoir...
Aussi, au-delà du continuum des espaces et des temps, se dessine une continuité sous le terme d'universalité. Ce que pointe Sadek Rahim, c'est le rapport de causalité qui est à l'oeuvre dans l'histoire, de manière parfois subtile, sous-jacente, symbolique. Autrement dit, ces bâtiments, dans ce qu'ils ont été et ce qu'ils sont aujourd'hui, matérialisent cette déréliction, cette difficulté à réformer, à sortir de l'émergence, qui, pour l'artiste comme pour beaucoup d'Algériens, sont liées aux choix politiques des pouvoirs successifs depuis l'après indépendance. 

Sur la plage près de Kristel, Sadek Rahim photographie ces murs qui hantent sa mémoire ; à Buenos Aires, il en superpose l'image à un autre mur. Ainsi, sur un mur de la galerie, est posée la reproduction au format réel d'un des murs de la colonie. « Comme une seconde peau », dit l'artiste, comme une manière de lier intimement, d'entrelacer les deux histoires tragiques que ces deux pays partagent dans leur histoire contemporaine. Mur contre, tout contre mur. Ceux de ce centre de vacances abandonné font écho à l'histoire de l'Algérie, mais aussi à celle de l'Argentine, ne serait-ce que parce que la liberté de l'enfance, sa joie pure, son ignorance et son innocence, est universelle. 
Le 24 mars 1976, Sadek Rahim fêtait ses cinq ans. En Argentine, à ce moment là, les lieux dévolus à l'enfance seront bientôt transformés en espaces militaires, en centres de détention...D'une partie à l'autre du monde, les soubresauts de l'histoire, ses errements, et ses erreurs semblent parfois se reproduire comme un continuum de la tragédie, dont les enfants sont souvent les premières et plus innocentes victimes.
Ici, à Buenos-Aires, Sadek Rahim a voulu que l'exposition soit un hommage aux familles meurtries, désossées, aux enfances arrachées, aux enfants volés, aux femmes, enfin, de la place de Mai.
Partout où ont régné la violence et l'arbitraire, il faut tout reconstruire : les identités, fragmentées, éclatées, les « mondes communs »** comme disait Hannah Arendt, reconstruire, donc, les mémoires et les projets d'avenir.
Réinventer aussi. Repousser les murs, les faire tomber, rouvrir le paysage...au bleu de la Méditerranée. 


*Surveiller et punir - Naissance de la prison (1975),- Michel Foucault - 1975
**Condition de l'homme moderne - Hannah Arendt – 1958

Continuum - Un solo show de Sadek Rahim, Buenos Aires, Argentina
Continuum - Un solo show de Sadek Rahim, Buenos Aires, Argentina
Continuum - Un solo show de Sadek Rahim, Buenos Aires, Argentina

Le vernissage, c'est aujourd'hui, lundi 4 septembre!

Sous la direction de Caroline Coll, Direction du Service Culturel

INFORMACIÓN
04/09 - 18.30hs -> Inauguración de la Exposición
Microcentro, Av. Córdoba 946 (Galería de arte, 1º piso)
Entrada Libre y Gratuita
--
Exposición del 04 de septiembre al 20 de octubre
Microcentro, Av. Córdoba 946
Horario de atención: De lunes a viernes: 09hs - 20hs / Los sábados: 9hs - 13hs
Entrada Libre y Gratuita

Texte publié dans la revue Transverse

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 20:44
Première exposition d'art contemporain dans le patrimoine d'EL Jem!

Première exposition d'art contemporain dans le patrimoine d'EL Jem!

Depuis de nombreuses années, Faten Rouissi est une artiste impliquée quant au développement du paysage politico-culturel de la Tunisie. En témoigne l'Association « 24H Pour l’Art Contemporain», qu'elle a fondé en 2012, visant à infuser l'action artistique contemporaine dans les régions, et au travers de laquelle elle a mis en œuvre deux expositions collectives les deux années suivantes. Quant à ses œuvres, polymorphes, mêlant l'installation, la peinture, la sculpture, le textile, la vidéo, la performance, elles se déploient toujours avec poésie, un sens critique aiguisé et une certaine ironie. Reconnue sur la scène internationale, elle a en outre été lauréate, en 2014, du Prix de la Ville de Dakar au Sénégal, dans le cadre de la 11ème Biennale de l'Art Africain Contemporain DAK'ART.

 

Développer un art contextuel, saisir ce qu'il y a d'essentiel dans un lieu ou un moment contemporain, savoir s'en faire l'écho, avec ce sens particulier du glissement métaphorique, de la parabole, tels sont les axes majeurs du travail de Faten Rouissi.

Ce fut donc probablement avec l'enthousiasme que suscitent les projets les plus exaltants que Faten Rouissi a voulu répondre à l'invitation du Festival International de Musique Symphonique d'El Jem avec cette exposition qui est aussi un concept : L'aboyeur.

En effet, et pour la première fois dans l'histoire de l'Amphithéâtre d'El Jem, haut lieu du patrimoine tunisien millénaire, carte blanche lui a été donnée, dans une réjouissante expérimentation de croisement des arts, de la musique à l'art visuel en son sens le plus large.

 

« L'Aboyeur », c'est donc une exposition et un concept, autour d'un personnage à la fois fictif et réel. Il est né de l'observation attentive qu'a pu faire l'artiste des médias de masse après la révolution et dans la démocratie naissante. Il y avait, explique l'artiste, dans les divers débats télévisés, quelque chose de l'ordre du chaos et de la dissonance, des voix s'élevant non pas ensemble mais les unes sur ou contre les autres, provoquant une inaudible cacophonie, finalement plus pénible que constructive. A cette forme de contestation, libératrice et salvatrice, mais aussi sauvage et parfois sans contenu rigoureux, porté par les passions parfois davantage que par la réflexion, a répondu l'artiste par la création de ce personnage hybride et paradoxal. Il se dessine comme une sorte d'archétype du « contestaire professionnel », de celui qui prend la parole de manière intempestive et en abuse, de celui qui profite de la liberté d'expression pour dire n'importe quoi pourvu qu'on l'entende. Mais que l'on ne s'y trompe pas, ce personnage existe dans toutes les démocraties du monde, il en constitue même un des dangers. Confisquant et détournant le principe de la liberté d'expression, il parvient parfois à couvrir de ses inepties les voix plus intelligentes.

 

C'est donc à une subtile réflexion sur le sens de la liberté d'expression démocratique que nous invite Faten Rouissi, pointant ainsi la nécessité d'une sorte d'apprentissage de la tempérance, qui, nous le savons, est une des vertus cardinales, en morale comme en politique. La muselière, qui évoque immédiatement l'aboiement, contrarié, du chien, symbolise cette nécessité de mesure et de modération, pour parvenir à une vie publique sereine.

 

Un équilibre entre la concorde et la liberté, tel est peut-être le trésor, à l'instar de la légende d'El Jem - qui raconte qu'un chien est ici le protecteur d'un trésor caché-, que ces étranges personnages muselés recherchent. Car il ne s'agit pas, bien entendu, de « museler la parole », car le silence, en politique, est souvent signe de despotisme. Par cette incarnation qu'est l'aboyeur, il s'agit bien plutôt de mettre en avant la nécessité d'une communication rationnelle, apaisée, dans laquelle l'argumentation, la délibération, participent réellement de l'opinion et de la décision publiques. Il s'agit de faire la place à une parole construite, et non, à l'ère du bavardage médiatique, de la « télécratie », pour reprendre le mot du philosophe français Bernard Stiegler *, à ce que les grecs appelaient « la doxa », c'est-à-dire une communication basée sur « ce qui parait », étymologiquement « ce qui scintille », le préjugé et la présupposition, le cliché et la confusion, le spectaculaire, ce que les industries de divertissement culturels incarnées dans les télévisions nourissent.

Sous des dehors ludiques, qui racontent la vie et l'oeuvre de l'Aboyeur, la réflexion politique et sociétale est bien présente.

 

Bien sûr, l'Aboyeur, à l'instar d'un cynique, auquel son intempestivité fait immédiatement penser, est là pour renverser les certitudes et les valeurs admises. Subversif, inattendu, décalé, contestataire, il se dessine comme une figure importante et probablement utile dans la balance des opinions, car, toujours du côté des moins nantis, il ne craint ni ne se soumet aux puissants et reste, à ce titre, un modèle de liberté. Ici, à El Jem, l'aboyeur, provisoirement apaisé, se refuse ce soir de bal aux grands discours et choisit pour une fois le silence, afin de laisser la place à la joie pure de la musique.

 

* Bernard Stiegler - La télécratie contre la démocratie. Lettre ouverte aux représentants politiques, Paris, Flammarion, 2006.

 

Juillet 2017

 

 

ON VOUS DONNE RENDEZ-VOUS A l'AMPHITHEATRE d'EL JEM, LE 5 AOÛT!

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 13:14

La date du lancement de cet évènement sur lequel nous travaillons depuis plusieurs semaines approche! L'"Aboyeur" rôde désormais nuit et jour dans les galeries du Colisée de Thysdrus...

Photos: Zoopolis, Tunis, Tunisie
Photos: Zoopolis, Tunis, Tunisie

Photos: Zoopolis, Tunis, Tunisie

Pendant ce temps, à Tunis, l'artiste explique à la radio qui est l'Aboyeur et ce qu'il vient faire à El Jem...

 

 

 

Certaines oeuvres s'animent...

RDV le 5 août à l'Amphithéâtre d'El Jem!

Faten ROUISSI à l'Amphithéâtre d'El Jem, Tunisie, c'est pour bientôt!
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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 22:03
"Verser l'offrande" - Sandra Krasker, 2017

"Verser l'offrande" - Sandra Krasker, 2017

Que fait Sandra Krasker à Arles? De la photo? Bien plus que cela, ou différemment, la dessinatrice ouvre grand les possibilités de l'image avec "Verser l'offrande", son nouveau film d'animation, mêlant dessin et photographie. 

"Pendant Les Rencontres de la photographie et le festival Voies Off à Arles, la galerie Jean-Louis Ramand associe Sandra Krasker et Julie Poncet dans une exposition commune qui se nourrie par la quête de liberté et les espoirs déçus. Trois médiums seront représentés : La vidéo, le dessin et la photographie. "

http://www.arles-agenda.fr/index.php?id=15502&prov=RSS

A découvrir impérativement à Arles, entre le 25 juillet et le 6 août, à la Galerie Nomade/ Galerie Jean- Louis Ramand, 38 rue du 4 Septembre, Arles

Heure : Du mardi au dimanche 11h – 13h / 14h30 – 19h

Téléphone : 09 72 42 26 10

Courriel : contact@noorforart.com

Site internet : www.jeanlouisramand.com

Tarif : Entrée libre

 

Sandra KRASKER est à Arles, avec "Héritage sacré" et la Galerie Ramand
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 12:58

La campagne de communication pour le projet de Faten Rouissi sur lequel je travaille a commencé, et les retours des médias sont déjà nombreux!

Faten Rouissi est venue présenter le projet sur la RCTI, la radio nationale, interviewée par Afef Alaya

On en parle aussi ici:

http://kapitalis.com/tunisie/2017/06/29/festival-del-jem-au-rythme-des-symphonies-du-monde/

ainsi que dans La Presse, quotidien national:

L'Aboyeur de Faten Rouissi à l'Amphithéâtre d'El Jem, Tunisie: On en parle!
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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 13:35
Deux visiteurs expérimentent "In & Out", la double installation vidéo de Corine Borgnet et Jessy Deshais

Deux visiteurs expérimentent "In & Out", la double installation vidéo de Corine Borgnet et Jessy Deshais

IN & OUT
Deux fauteuils de massage et écrans :
IN / Fantaisies diurétiques
JESSY DESHAIS
Vidéos 2016-2017.
OUT / 14 secondes de rien,
une éternité de tout - Yeyette

CORINE BORGNET
Vidéo, 2017.


In & Out invite un ou deux visiteurs à une posture inhabituelle mais relaxante, pour découvrir deux programmes vidéos, des pastilles de 14 secondes aux univers différents et décalés. Parcourant toilettes publiques ou privées, Fantaisies diurétiques est une version sonore et méditative du thème de la femme pissante, qui nous laisse à vivre une multitude de solitudes d’un temps intime. Chez Corine Borgnet s’égrènent de manière poétique et parfois absurde plusieurs fois 14 secondes de vie, d’amour et de mort, de paysage maritime en coucher de soleil, de bruit du vent dans les branches, jusqu’au lit du dernier repos de Yeyette, sa tante bien-aimée.

Photo 2: "In", Jessy DESHAIS, Photo 3: "Out", Corine BORGNET
Photo 2: "In", Jessy DESHAIS, Photo 3: "Out", Corine BORGNET
Photo 2: "In", Jessy DESHAIS, Photo 3: "Out", Corine BORGNET

Photo 2: "In", Jessy DESHAIS, Photo 3: "Out", Corine BORGNET

Le 116 – Centre d’art contemporain
Direction du Développement culturel de la Ville de Montreuil
116 rue de Paris - 93100 Montreuil
Tél. : 01 71 89 28 00 - contact116@montreuil.fr
Métro ligne 9, station Robespierre (sortie 2 : r. Barbès)
Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 18h et le samedi de 14h à 19h.
Entrée libre.
www.montreuil.fr/culture/arts-visuels/le116
www.facebook.com/le116Montreuil
www.twitter.com/le116Montreuil
www.instagram.com/le116/

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 13:34

Le projet de Faten Rouissi dans le sublime amphithéâtre d'El Jem, en Tunisie, avance bien! Je suis particulièrement ravie de "curater" ce travail, qui est un évènement à plusieurs titres, et en particulier pour sa dimension novatrice! Un évènement en trois moments clés: une performance collective, une projection sur une partie de la façade de l'amphithéâtre, une exposition!

L'Aboyeur - Une exposition performance de Faten ROUISSI à l'Amphithéâtre d'El Jem, Tunisie

Pour la première fois dans l'histoire de l'Amphithéâtre d'El Jem, le Festival International de Musique Symphonique a donné carte blanche à l'artiste tunisienne Faten Rouissi. Elle y présente « L'Aboyeur », une exposition et un concept autour d'un personnage à la fois fictif et réel, né de l'observation des médias de masse après la révolution. Performance, mapping, exposition explorent les différentes facettes de ce « contestataire professionnel » qui ici, fera silence pour laisser la place à la musique.

Née en 1967 à Tunis, Faten Rouissi vit entre Tunis et Bruxelles. Son travail fait appel à différents médiums (peinture, sculpture, textile, installation, vidéo, performance...). Avec poésie, un sens critique aiguisé et une certaine ironie, elle développe une réflexion autour de l'exercice du pouvoir, de la vie citoyenne ou des excès médiatiques. Engagée dans la vie culturelle, elle a fondé l'Association « 24H Pour l’Art Contemporain», visant à infuser l'action artistique contemporaine dans les régions. En 2014, Faten Rouissi a reçu le Prix de la Ville de Dakar au Sénégal, dans le cadre de la 11ème Biennale de l'Art Africain Contemporain DAK'ART.


 

In progress de la sculpture de 5 mètres de haut, en collaboration avec un artisan ferronier d'El Jem

In progress de la sculpture de 5 mètres de haut, en collaboration avec un artisan ferronier d'El Jem

Avec Noutayel Belkhadi, qui participe de son talent à la réalisation d'une oeuvre dans l'exposition!

Avec Noutayel Belkhadi, qui participe de son talent à la réalisation d'une oeuvre dans l'exposition!

See u soon...

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Published by Madame De - dans Commissariats
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