Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 22:13

 

J'ai vu la plupart des films d'Alain Corneau. Il disait qu'il faisait des films avant tout parce qu'il aimait les acteurs. Et le meilleur de ses films, ce fut sans doute "Série Noire", avec celui qui est, et reste, à mon sens, le plus grand acteur français de cinéma de tous les temps: Patrick Dewaere.

 

 

serie-noire-1979-tou-01-g.jpg

Partager cet article
Repost0
12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 11:00

 

et un retour fin août, début septembre.......

 

 

Partager cet article
Repost0
2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 00:56

 

artbite-a215-louise_bourgeois_et_fillette-49eef-copie-1.jpg

 

 

Pour moi, Louise Bourgeois restera éternellement cette vieille dame facétieuse tenant sous le bras avec ou sans malice une "Fillette" de belle taille!

 

Louise Bourgeois - "Fillette" - 1968

Partager cet article
Repost0
8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 01:07

Quand j'enseignais la philosophie, je faisais souvent étudier "Race et Histoire " à mes élèves...
Et j'aimais particulièrement cette phrase de Claude Levi-Strauss:

"Le barbare, c'est d'abord celui qui croit en la barbarie"

Partager cet article
Repost0
12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 22:38

Il y a trois ou quatre ans, l'Hotel de Ville de Paris avait organisé une exposition des photographies parisiennes de Willy Ronis. En hommage à ce grand photographe humaniste, décédé aujourd'hui à la veille d'être centenaire, je réédite le petit article que j'avais rédigé à ce propos pour le site www.vision-photographique.com


"A l'occasion de son 95e anniversaire, Paris rend hommage au plus énamouré de ses photographes, le bel humaniste Willy Ronis.
Humaniste, comme le furent Robert Doisneau ou Edouard Boubat, dans cette manière si singulière, de photographier le " paysage vivant " de la capitale, scènes du quotidien, enfants, lieux avec une sorte de tendresse dépassant du cadre, une complicité indicible, en un mot une empathie pour son sujet telle que tout devient sous son objectif nostalgique et beau. On regarde aujourd'hui ces clichés pas si vieux au fond avec la joie et la tristesse mêlées de contempler un doux monde perdu, même lorsqu'il nous amène aux portes de la modernité, comme au bord du Canal Saint-Martin d'aujourd'hui, où fleure encore une atmosphère désuète…bien que Jouvet et Arletty soient loin et que l'Hôtel du Nord soit devenu un resto branché…
Humaniste aussi parce que sous son objectif se livrèrent des moments de l'histoire en train de se faire et qu'il sut capter avec justesse : le Front Populaire, les défilés du 14 juillet, les grèves chez Citroën, l'insouciance de l'Après-guerre, la fête de l'Huma, le fameux portrait du mineur silicosé…
Humaniste donc par cet amour de la vie et des gens : " Je fonctionne à la vie ", dit-il, " J'aime les gens, j'aime les quartiers où l'on déambule. "

Fils de photographe, Ronis fuit le studio paternel qu'il juge ennuyeux, aspire à la liberté de la lumière du jour et des espaces publics. Arpentant les rues de la ville de tous les possibles, il traque, patient, le moment où les rues se feront tableaux vivants, qu'il immortalisera dans leur mouvement et leur vitalité. Dès les années 30, la Seine rive droite rive gauche, les cafés, les gosses dans les rues, les parisiens au travail, la rue de la Huchette et le jardin du Luxembourg, le quartier Belleville-Ménilmontant -sujet d'un livre devenu culte dans les années 50-, c'est un Paris populaire, un Paris laborieux , celui des gens modestes, des gens de peu, du petit peuple et des petits métiers, comme on disait à une époque, mais sans jamais verser dans le misérabilisme, que nous montre Ronis, comme si la vie en ces temps là était quoiqu'il en soit plus douce…
Mais au-delà de la dimension sociale, les photographies de Ronis révèlent un sens de la composition, une manière de sublimer la beauté et le bonheur diffus de l'instant sans autre artifice que ses somptueux noir et blanc.

Apparemment peu préoccupé de la valeur financière de son œuvre, lui, le fils d'immigrés juifs ukrainien et lituanien, rescapés des pogroms, il choisit de lèguer de son vivant, en 1983, la totalité de son œuvre ! Il ne sera pas dit qu'une oeuvre de Ronis, comme le fameux " Baiser de l'hôtel de ville " de Doisneau se retrouvera au coeur d'une tourmente financière en ternissant l' image…Et bien qu'il ait collaboré à des revues aussi prestigieuses que Life ou Time Magazine, que ses œuvres soient exposées dans les plus importants musées du monde, il restera toujours cet ouvrier modeste de la photographie, aussi humble que le plus humble de ses sujets.
Ce sera un plaisir de l'écouter, tout au long du parcours de l'exposition, raconter ses histoires simples, de suivre avec lui l'histoire d'une vie passionnante, du portrait que son père fit de lui, bébé de huit mois, jusqu'à ce cliché d'un Ronis octogénaire s'initiant au parachutisme !

Pour peu que vous ayez choisi le bon moment pour vous laisser aller à rêver à ce Paris d'antan, le retour à la réalité n'en sera que plus rude : la rue de Rivoli et ses enseignes hurlantes vous donneront envie de fuir ce monde désenchanté . Filez droit vers la Seine et les quais retrouver un peu de ce Paris rêvé comme une histoire d'amour que rien ne pourrait démentir."

 


Partager cet article
Repost0
22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 22:35

Zevs, artiste de street art bien connu , sur qui j'ai eu l'occasion de rédiger un portrait pour le magazine Etapes Graphiques au mois de mars dernier (voir dans ces pages), expose ses logos liquidés à la Galerie Art Statements de Honk Hong.

Seulement voilà que Zevs décide, comme il a pu le faire dans d'autres villes dans le monde, de liquider un logo à même un mur de la ville. Il choisit de liquider un beau logo Chanel sur la façade du magasin Armani, en plein centre de ce temple de la consommation de luxe qu'est Honk Hong. Arrêté par la police locale, il commence par passer une nuit en prison avant que son avocat commis d'office, et mal préparé à sa défense, lui annonce le retrait de son passeport jusqu'à son jugement, le 14 août. Zevs est donc retenu à Honk Hong par les autorités, jusqu'à nouvel ordre.
Les experts de la société à laquelle appartient le bâtiment abritant la boutique Armani ont jugés que la pierre de St Maximin dont est faite la façade ne pouvait souffrir de nettoyage et réclament la somme folle de 600 000 euros pour réparer le préjudice en refaisant complètement la façade. Bien qe la liquidation ait été réalisée avec de la peinture à l'eau, la pierre, poreuse, a absorbé la peinture et empêche un nettoyage artisanal. De son côté, Zevs a fait appel à une société spécialisée dans le nettoyage des façades, avec laquelle il avait travaillé à Copenhague et qui a déjà fait ses preuves sur les façades du Louvre ou au Met de NY.

J'avais déjà développé dans mon article la portée signifiante de la liquidation de logo. Il apparait clairement et sans l'ombre d'un doute que le geste de Zevs était bien celui d'un artiste contemporain désireux de faire réagir le consommateur idôlatre sur le sens et la valeur du sigle, dans cette ville-temple de la fièvre acheteuse et de l'avidité dans laquelle l'adoration du sigle est un veau d'or, et non, comme certains s'acharnent à le dire, un pur acte de vandalisme, ni même un geste anti-pub, ce qui serait à la fois vain, et contradictoire.


J'apporte donc naturellement tout mon soutien à cet artiste dont j'admire et respecte le travail et enjoins les personnalités du monde de l'art à lui manifester leur soutien.

 

Le site de zevs : www.gzzglz.com

Le site de la galerie : www.artstatements.com

Art Statements Gallery
G/F, 5 Mee Lun Street
Central, Hong Kong
TEL #: +852 2122 9657

Exhibition Dates: July 16th- September 30th

Partager cet article
Repost0
5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 11:06


A l'occasion de la sortie du film "Home", dont on dit le plus grand bien éducatif, je me suis souvenu de cet article que j'avais écrit en 2005 pour le webzine lafactory.com. A l'époque, Yann Arthus Bertrand essuyait de violentes critiques sur ses méthodes, que je ne trouvais pas réellement justifiées.
Aujourd'hui, il semble que le travail de ce photographe recueille un intérêt unanime - on voit à quel point le souci écologique a changé en quelques années- même si des esprits cyniques soulèvent la bien-pensance de son discours. Le cynisme, j'aime assez, de là à en faire l'étalon de tous les jugements, c'est un peu facile. A force de ne pas vouloir tomber dans le politiquement correct, on finit par devenir très con. Pour autant, je ne suis pas farouchement militante de l'écologie, pour les raisons d'ordre ontologique que j'explique dans ce texte.




Yann Arthus-Bertrand, chevalier du ciel

Depuis près de dix ans, les photographies de « La Terre Vue Du Ciel » ont fait le tour du monde et ont été vues par des millions de personnes. Cet été , plus d'une centaine d'entre elles, dont une quarantaine d'inédites, font escale dans un écrin de verdure au cœur du pays tourangeau. Au domaine du Château de la Bourdaisière, natures et cultures s'exposent, dans un extraordinaire foisonnement de couleurs et de paysages, de ceux qu'on ne voit pas d'ici-bas.

 

Un parcours initiatique


D'image en image on découvre le monde tel qu'on ne l'a jamais vu, tel qu'on risque de le perdre. Car sans ambiguïté, et avec une certaine modestie, Yann Arthus-Bertrand s'affirme davantage photoreporter que photographe d'art. Le projet initial, chapeauté par l'UNESCO, est bel et bien de constituer une banque d'images de la Terre, un inventaire de ses écosystèmes vus du ciel, de réaliser une sorte d' état des lieux de la planète. Un projet à l'essence clairement écologique, destiné à informer, alerter, responsabiliser le public, partant de l'idée qu' « on ne protège bien que ce que l'on connaît bien ».

 

La beauté des paysages pourrait être un bonus, l'essentiel étant que cette Terre est la « notre », et qu'il nous appartiendrait de la sauvegarder pour les générations futures, selon un « principe de responsabilité » cher au philosophe Hans Jonas. Il s'agit d'abord de prendre conscience des dangers que « l'agir humain » de l'ère moderne fait peser sur l'environnement et donc, sur la perdurance de l'humanité. Ce ne sont pas les images du monde qui sont belles, dirait Yann Arthus-Bertrand, mais le monde lui-même, qu'il saisit au vol, et dont il cherche à montrer la puissance et la fragilité.

Mais il se trouve que la beauté des images de Yann Arthus-Bertrand, et la beauté du monde, paysages ou activités humaines, qu'il photographie ne sont nullement en supplément. Elles sont au contraire les clés de voûte de ce combat qu'il entend mener. Que l'on soit écolo ou pas, cette beauté ne peut que frapper les esprits et exercer sa séduction comme un moyen d'accéder à la prise de conscience du danger que représente l'impérialisme de l'économie dans le monde des humains. Voir le beau conduit à en saisir la valeur, à l'aimer, et du beau au bien il n'y a qu'un pas. Celui qui consisterait à comprendre que pour conserver cette beauté, il nous faut « bien agir », c'est-à-dire, protéger cette beauté. Vouloir protéger cette beauté revient à nous protéger nous-mêmes, à faire « notre » bien. CQFD. Et pour renforcer ce mouvement espéré des esprits, se glissent çà et là des images saisissantes de contrastes, catastrophes naturelles dues au réchauffement de la planète, Tchernobyl déserté, camps de réfugiés, bidonvilles installés sur des décharges ou avions militaires abandonnés dans le désert.

Que toutes les images ne soient pas « belles », au sens où on ne peut trouver essentiellement belle une image de camp de réfugiés au Kosovo, même si la photo est bonne, est pour le photographe une manière d'écarter un danger : qu'à défaut d'alerter le monde sur l'état de la planète, on ne retienne de son travail que la dimension esthétique.



La « responsabilité » en question


Si ces photos constituent aussi un inventaire de la diversité des activités humaines, en montrant donc la richesse et la pauvreté, la guerre et la paix, la survie et la surpopulation, elles n'en sont pas que témoins, bien qu'objectivement présentées. L'empathie, la compassion, la reconnaissance de l'altérité, qui pourraient bien être les premiers et ultimes fondements d'une morale authentiquement altruiste, apparaissent comme un autre nerf de la « guerre » humaniste à laquelle Arthus-Bertrand participe à sa manière.

 

« Aujourd'hui, je ne vois pas comment on peut ne pas être écologiste » dit le photographe dont l'engagement en faveur du développement durable est sans faille. Ne pas être écologiste aujourd'hui ? Rien de plus facile ! Il suffit de ne pas se sentir responsable ! Et il serait réducteur de penser que ne pas assumer la portée de ses actes revient à un simple égoïsme irréfléchi. Au-delà de l'idée, dont on perçoit immédiatement l'évidence, d'un monde où le profit, matériel, ici et maintenant, est roi, au détriment de toute autre considération à venir, apparaissent d'autres questions. Car pour se sentir responsable, il faut se reconnaître des obligations et des devoirs. Envers qui et en vertu de quoi ? Lorsqu'en 1979, le philosophe allemand Hans Jonas publie « Le Principe responsabilité », esquissant une nouvelle éthique fondée sur la nécessité d'agir « de façon que (notre) action soit compatible avec la permanence d'une vie authentiquement humaine sur terre », il soulève en même temps des problèmes, toujours aigus aujourd'hui.

 

Pour vouloir protéger l'environnement, il faut d'abord considérer la terre comme    « biosphère », c'est-à-dire, lieu de VIE, et de la notre en particulier. Autrement dit, à moins de fétichiser la nature, ce n'est pas pour elle-même que nous devons la protéger, mais pour nous. Quel nous ? Non pas celui d'aujourd'hui ou de demain, mais pour les « générations futures » comme on dit. Abstraction qu'il n'est pas bien difficile d'ignorer, car cela revient à devoir se sentir responsable d'êtres « potentiels" qui n'existent pas (encore). De même qu'il est facile de fermer les yeux sur des massacres lointains, il est tout aussi facile, poussé par des impératifs économiques et présents, de ne pas se sentir concerné par ce qui adviendra de nos arrières- petits-enfants, dans cent cinquante ans...Sauf que...Aujourd'hui, le danger est au plus près, déjà dans nos assiettes et l'air que nous respirons.

Plus radicalement, pour se préoccuper sérieusement du devenir humain, encore faut-il s'accorder sur le postulat de la nécessité de l'existence humaine. Que l'humanité doive à tout prix continuer d'exister n'est nullement une évidence. Il faudra beaucoup plus d'amour, au sens le plus fort, de souci de soi, pour que chaque humain, convaincu que l'humanité mérite de subsister, agisse pour l'humanité, et sauve la nature qui l'accueille. Là est sans doute le plus gros projet de l'humanité pour le siècle à venir, et il y a du boulot !

Les photos de Yann Arthus-Bertrand continuent de parcourir le monde, porteuses d'un message si simple qu'on en oublie la profondeur : Ah ! Que la vie est belle !


« La Terre vue du Ciel » - Yann Arthus-Bertrand
Château de la Bourdaisière - 37270 Montlouis-sur-Loire
Tarifs : 6, 50/ 5,50/ 4,50 gratuit pour les - de 18 ans et groupes scolaires
Jusqu'au 30 octobre 2005
www.yannarthusbertrand.org



Ce texte avait été lu par Yann Arthus-Bertrand, et sa femme (je crois) m'avait envoyé un petit mot gentil...

Partager cet article
Repost0

Recherche

Liens