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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 12:35

mounirfatmi.jpg

 

 

La 9ème Biennale de l'Art Africain Contemporain de Dakar, Dak'Art 2010, rend hommage aux artistes qui furent lauréats de son prix, le prix Senghor.

mounir fatmi, qui remporta ce prix en 2006 avec "Sortir de l'Histoire/ Out of History", est donc invité dans le cadre de l'exposition "Rétrospective".

A voir jusqu'au 7 juin, à Dakar.

 

www.mounirfatmi.com

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 23:53

 

En parallèle de l'ouverture du Centre Pompidou de Metz, l'Ecole supérieure d'Art de Metz Métropole , avec la collaboration du Centre d'Etudes et de Recherches en arts plastiques de l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, sous le commissariat de Christian Debize, organise , du 10 mai au 4 juillet, une exposition intitulée "Le pire n'est jamais certain - La création à l'épreuve des risques majeurs"-

Un appel à projet avait été lancé en juillet 2009, auquel avait répondu Yveline Tropéa, dont le regard personnel et singulier sur l'Afrique dans laquelle elle vit, et sur une pratique ancestrale - la broderie- revisitée par des visions contemporaines, justifiait une réflexion sur un tel sujet, réflexion que nous avions menée ensemble. 

 

Le projet, s'il n'a pas été retenu dans l'exposition, est néanmoins visible durant le temps de l'exposition dans la "Bibliothèque de l'appel à projet".

 

Ce projet reste d'actualité.......

 

visuel-yveline-1-copie-1.jpg« Le pire n'est jamais certain »:  La formulation du titre de l’exposition est à la fois déroutant et ambigu - Yveline Tropéa a donc souhaité jouer sur ses ambivalences, jusque dans la manière dont sera produite son installation.

Le pire, tel qu’il est décrit dans l’appel à projet : catastrophes écologiques, guerres, crises financières, pandémies, bouleversements de toutes sortes, la liste est longue..., ce pire, s’il est à craindre, n'est pas CERTAIN. Incertitude nécessaire ne serait-ce que parce que si l’avenir se construit en partie dans le présent, il conserve par essence une part d’indéterminé. En ce sens, si aucun avenir n’est certain, le pire à venir ne peut l’être non plus. En outre, quelque chose peut toujours advenir.

Ensuite, parce que si nous pouvons croire que le pire puisse être évité, c’est parce que nous pensons qu’agir, ici et maintenant, peut avoir une incidence sur un avenir aujourd’hui inquiétant. De manière générale, si le pire n'est pas certain, on peut donc envisager un espoir, une porte de sortie.

 

Ces projets d’installation témoignent aussi de son implication, en tant qu'européenne, avec l'Afrique, sur lequel elle tente de porter un regard sans complaisance ni manichéisme. Yveline Tropéa vit depuis plusieurs années entre la France et le Burkina Faso. Afin de faire réaliser son travail de broderie, elle y a monté un atelier de brodeurs. Cette pratique de « sous-traitance » renoue avec une longue tradition de l’atelier. Mais au-delà, aujourd’hui, elle tient à la fois de la globalisation et d’une forme d’engagement, dans la continuité de l’Arte Povera et d’Aligheiro Boetti. Sa collaboration avec ces artisans burkinabé est une rencontre et un échange de pratiques et de savoir-faire, en même temps qu’un engagement d’espoir et de fraternité.

Le travail de tissage de la matière plastique sur le mobilier, qui forme le coeur de l’installation, serait réalisé par les prisonniers de la prison de Ouahougya, au Mali. Ce projet permettrait d’améliorer les conditions de vie misérable des prisonniers. Pour eux, grâce à ce projet, le pire pourrait ne pas être certain.

 

Yveline Tropéa a donc imaginé plusieurs propositions, jouant sur cette ambivalence.

 

 Elle oppose, dans sa première proposition, le plastique noir, recouvrant tout comme une marée noire, inquiétante, chaotique, étouffante, suggérant autant la pollution que la désinformation, l’abandon des moyens, la maladie ou la pollution, une menaçe de fin du monde, à un crâne surdimensionné brodé très coloré, en suspension, autour duquel s’envole une nuée de papillons, évoquant une forme d'espoir, et contrastant avec le monochome noir de l’installation au sol, tout comme la matière naturelle dont sont faites les broderies contrastera avec le plastique industriel et polluant.

Cette partie de l’installation, qui est la partie plastique la plus récurrente dans son travail, recèle cependant elle aussi d’ambiguités : le crâne rappelant le thème des vanités peut aussi pointe le matérialisme du monde contemporain, et les papillons, sous leur légéreté, sont aussi symboles de l’éphémère et de la finitude. Ces éléments viennent aussi questionner notre rapport à la spiritualité : est-elle obsolète ou sera-t-elle notre planche de salut, autrement dit : la pensée peut-elle encore sauver le monde ?

 

La seconde proposition reprend l’idée de reproduire un environnement quotidien, entièrement couvert de plastique noir, mais avec un mobilier plus modeste : peut-être une chambre à coucher, juste un lit, un placard une télé ...On pourra penser à une chambre de prisonnier, ou un lieu abandonné après une catastrophe. Au sol et un peu partout des têtes tissées de plastique noir, ou blanc et noir, mais aussi des armes blanches, des machettes, qui évoquent les guerres ethniques et les violences qui menaçent sans cesse de nombreux africains.

Dans cette installation, des poulets (idéalement des poulets vivants, retenus par un grillage...mais on pourra se contenter de poulets en céramique, en plastique, bien que cela modifie le sens de leur présence ...) signifient les problèmes de nutrition, de subsistance, de famine, que connait l’Afrique, en même temps que la vie et la survie, grâce à ces poulets, mais évoquent aussi un aspect spécifique des rapports Nord-Sud : l’exportation massive de poulets congelés excédents de l’Europe vers l’Afrique, qui en est très consommatrice, poulets considérés comme impropres à la consommation en Europe, crée de graves problèmes sanitaires : Ces poulets sont appelés en Afrique : « poulets export », « poulets morgue » ou « poulets cadavres »...

 

Dans la troisième proposition, les meubles tissés sont remplacés par un amas de crânes tissés noirs, évoquant un possible génocide, renforcé par la présence d’armes blanches, machettes, recouvertes de plastique noires elles aussi . En suspension, le crâne surdimensionné brodé et la nuée de papillons, questionnements autour de la valeur de la vie et de la mort, dans des pays dévastée par les guerres et les maladies.

 

Voir l'exposition "Le pire n'est jamais certain - La création à l'épreuve des risques majeurs" - du 10 mai au 4 juillet 2010- en plusieurs lieux à Metz. 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 22:16

 

install-throatflower--santoreli.jpg

 

Première exposition solo en France du cultissime muraliste et street art artist de Philadelphie Paul Santoreli qui, à la Galerie Ligne 13, propose une exposition-performance, oeuvre-puzzle dans laquelle peinture, tag, dessin, sculpture s'inspirent de la particularité du lieu et de ses reliefs, pour dissoudre les frontières entre les dimensions,celle des murs et des surfaces, celle de la matière et de l'esprit.

 

Le livre "murs et démesure" sortira à l'occasion de cette exposition - Textes: Catherine Botton-  Ed Opus Deli

Dédicace par l'artiste le 6 mai

 

"Wall Tattoos"- Paul Santoleri- Du 6 au 30 mai 2010- 13 rue La Condamine- 75017 Paris

Contact presse: Isabelle@agencepop.com

 

Photo: Installation Throatflowers- Courtesy Galerie Ligne 13

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 22:03

 

Je profite de l'exposition réalisée par Miguel Angel Molina à la Villa des Tourelles de NAnterre pour re-publier ici le texte que j'avais rédigé en 2007 pour www.lafactory.com sur l'exposition  "Emotion-type", qu'il avait faite à la Fondation Suisse-Le Corbusier, sur une proposition de Maribel Nadal Jove, Galerie UNA

 

mam_fondationsuisse3-1-.jpg

 

"L’artiste espagnol Miguel Angel Molina pose l’empreinte de ses « émotions-types » sur les surfaces du célèbre bâtiment conçu par Le Corbusier et Pierre Jeanneret en 1930. A découvrir jusqu’au 28 mai 2007

L’année dernière, la Fondation Suisse de la Cité Internationale Universitaire accueillait les œuvres contextuelles et légères comme un souffle d’Emmanuel Régent.

Grâce à Maribel Nadal Jove, organisatrice de l’évènement, c’est au tour de l’artiste espagnol Miguel Angel Molina d’investir le salon courbe et la « chambre témoin » de ce haut lieu architectural.

Le travail de cet artiste d’origine madrilène se définit par une manière iconoclaste et décalée d’utiliser la peinture. C’est la peinture en tant que matière, couleur matérialisée, celle qui sort directement du pot et s’écoule sur le sol, déborde du cadre, tombe du châssis, sèche en formant de solides taches multicolores. Ce n’est donc pas la peinture en tant que moyen technique, ni comme image, qui intéresse l’artiste, mais « l’objet-peinture », serait-on tenté de dire, qu’il utilise comme un matériau intrinsèque, dans une réflexion modernisée à mi-chemin entre Pollock et Support-Surfaces. Flaques de peinture s’étirant au sol, reliquats d’éclaboussures parsemant ou recouvrant photos et tableaux, poignées de porte ou rampes d’escaliers recouvertes d’épaisses couches colorées, on marche sur, on touche, on expérimente sensiblement la peinture de Molina, comme on ne le ferait jamais d’une œuvre peinte sur toile et accrochée à la cimaise. Ce faisant, il opère un déplacement du statut de la peinture, transformant la traditionnelle expérience visuelle par une expérience d’ordre haptique. « Je prends la peinture pour ce qu’elle est », dit l’artiste, « une matière gluante et colorée… »

Avec « Emotion-type », terme emprunté au Corbusier, il confronte son travail coloré à celui de l’architecte. Lui-même diplômé d’architecture, Miguel Angel Molina est particulièrement sensible à la structure du lieu, et particulièrement aux grandes baies vitrées du salon courbe. Conscient de l’importance de la lumière chez Le Corbusier, et inspiré par la chapelle de Ronchamp, l’artiste expérimente, pour la première fois, l’effet lumineux de la peinture traitée et vue sur une surface vitrée. L’artiste explique : « Mon intérêt pour ces grandes surfaces transparentes qui me séparent de l’extérieur vient retrouver une série de travaux réalisés à Barcelone en 1997. J’avais refusé à l’époque de peindre des tableaux. Au lieu de ça, j’avais entrepris de continuer à travailler avec la peinture « autrement ». Ainsi, attraper la matière colorée entre deux verres, était une manière pseudo-scientifique de m’y prendre. Je pense à la façon dont on prépare une goutte de sang entre deux plaquettes transparentes pour y être analysée. J’aimais particulièrement le fait que ce conditionnement de la peinture puisse offrir à la vue ses deux faces. Aujourd’hui, ces petites trouvailles techniques d’antan sont à l’origine d’un projet dans l’architecture du Pavillon Suisse à Paris. »

Dans la « chambre témoin », à l’étage, des photos-peintures en trompe-l’œil rendent un hommage appuyé à l’art de la couleur du Corbusier, dans une mise en abîme de la peinture assez réjouissante. Quant aux « peintures entomologiques », elles poursuivent le propos d’une peinture prise pour ce qu’elle est…mais dont les restes colorés mériteraient qu’on les conserve sous verre comme autant de spécimens rares ayant échappé à l’histoire de la peinture !"

photo: Emotion-type - Miguel Angel Molina - Photo courtesy Galerie UNA

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 21:27

 

Miguel Angel Molina, artiste espagnol dont j'apprécie le travail à propos de la peinture, et dont j'avais exposé la "peau de peinture" l'année dernière dans "seconde peau, seconde vie" se fait ici commissaire.

 

A la Galerie Municipale de Nanterre Villa des Tourelles, lieu charmant qui contraste avec l'urbanisme violemment vertical de La Défense toute proche, Miguel Angel Molina a invité 8 artistes, autour d'une question fort originale: comment les artistes font-ils des images de leurs propres oeuvres? Il s'agit d'interroger cette pratique, de plus en plus répandue parmi les artistes, et notammenr depuis l'avènement du numérique, de prendre en photo leur travail, et pas seulement en terme de document ou d'archive, mais parfois, comme partie intégrante, mise en abîme, de leur travail. Manière de se réapproprier son travail autrement, doublement de la représentation, changement de perspective, les raisons de cette pratique sont multiples et donnent à voir des approches subjectives tendant dans le même temps à une forme d'objectivité souvent passionnantes.

Parmi eux, la collection personnelle de "photos-souvenirs" et cartes postales de Daniel Buren m'a paru particulièrement intéressante, ainsi que divers carnets de croquis et dessins, notamment de Christophe Cuzin.

 

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On notera aussi dans cette exposition la présence de ZEVS, artiste dont je parle régulièrement dans ces pages, dont une partie du propos cadre parfaitement avec celui du commissaire Molina, lui qui s'est fait connaitre pour les photos prises de ses "urban shadows". Miguel Angel Molina a choisi de présenter ici la vidéo réalisé par l'artiste de ses "visual attacks".

 

Les autres oeuvres-la peinture et ses images- Du 7 avril au 29 mai- Galerie Municipale Villa des Tourelles-9 rue des anciennes mairies- Nanterre

 

Photo: Visual Attack - ZEVS- Courtesy l'artiste

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 23:50


C'est la frénésie dans l'actualité parisienne de l'art contemporain! Le Grand Palais vient à peine de fermer les portes d'ArtParis, que le Carrousel du Louvre ouvre les siennes aux galeries participant au 4ème Salon du dessin contemporain. Unique salon européen de ce genre, et après trois années de nomadisme, le Salon s'installe dans le confort un brin formel du Carrousel du Louvre, ce qui permettra à un public chaque année grandissant de découvrir dans les meilleures conditions les arts graphiques sous toutes leurs formes parmi les 67 galeries présentes.

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Parmi elles, la School Gallery présentera, entre autres, des oeuvres de Maria Orensanz, de Dominique Bailly, mais aussi les dessins iconoclastes et explosifs de Nadia Benbouta. Mention spéciale pour les dessins de Ghyslain Bertholon, issus d'une série in progress baptisée "synchromes", face à face passionnant avec des moments de cinématographie.
Ici, un de mes acteurs préférés, James Stewart, dans un des chefs d'oeuvre de Hitch, Rear Window...

Et puis, au Cabinet/Espace à vendre, on retrouvera les dessins de Emmanuel Régent (qui réalise ainsi un beau doublé avec son expo au palais de Tokyo qui se finit dimanche)

boatpeople.jpg



















Photo 1: Ghyslain Bertholon: "face à face avec James Stewart - Rear Window, A.Hitchcock, 1954"- Fusian et crayon sur papier, 2010
Photo 2: Emmanuel Régent: "L'herbe est vraiment plus verte (Boat People)" - Feutre encre pigmentaire sur papier Arches, 2007

Salon du Dessin Contemporain - Du 25 au 28 mars 2010 - Carrousel du Louvre- Paris 2ème
www.salondudessincontemporain.com

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 22:22


Marie Denis, que j'ai rencontré récemment et qui me fera le plaisir et l'honneur de participer à la prochaine exposition dont je serai commissaire, s'est fait connaitre du grand public par ses terrains de football iconoclastes. En 2003, elle traçait à Munich, pour l'exposition "Impark", les lignes d'un terrain de foot grandeur nature sur la colline à la déclivité vertigineuse du Parc Olympique. Puis, en 2004, elle pose sa "French Touch" en mêlant lignes de foot et tracé de jardins à la française pour "Sportivement Vôtre", au Domaine de Chamarande.
Cette fois, c'est sur le parvis du BPS 22, le bien connu centre d'art contemporain de Charleroi, en Belgique, que Marie Denis a posé ses lignes folles.
Foot-DoriK-BPS-22-M_DeniPhoto-Leslie-Artamonow.jpg


L'exposition "One Shot!" célèbre à sa manière l'avènement de l'évènement "Mundial" d'un des sports les plus populaires et médiatiques du monde, en invitant des artistes contemporains à penser une oeuvre autour du football, vu comme " condensé métaphorique des enjeux du monde contemporain". On y trouvera le célèbre film de Douglas Gordon et Philippe Parreno sur Zinedine Zidane, mia aussi, entre autres, des oeuvres de Wim Delvoye, mounir fatmi, Kendell Geers, Stephen Dean, Claude Closky, Massimo Furlan, Andreas Gursky, Priscilla Monge, Gianni Motti, Laurent Perbos..
Marie Denis, quant à elle, a donc été invitée à investir le parvis du centre d'art, le transformant en terrain de foot labyrinthique, et classique, de style dorique: s'inspirant et prolongeant les lignes géométriques décorant le sol, voici donc le "footdorique", espace dans lequel les parties de foot deviennent plus compliquées!

"Footdorique"- dans "One Shot! Football et Art contemporain"- Commissaire: Pierre-Olivier Rollin - BPS22 Charleroi - jusqu'au 11 juillet 2010 - du mercredi au dimanche de 12.00 à 18.00 - Bld Solvay 22- 6000 Charleroi - Belgique

Mais Marie Denis, bien qu'ayant un intérêt tout particulier pour l'environnemental et le land art - en un mot, surtout, pour les choses de la nature- ne fait pas que des terrains de foot!


Les-Curiosit-s-KernotArtMarieDenis.jpgAinsi, la galerie Kernot Art lui offre l'occasion de sa première exposition en galerie à Paris, qu'elle a conçu à la manière d'un de ces cabinets de curiosités qui passionnaient les hommes de la Renaissance, et dans lesquels l'art, la science et la nature tissaient leurs liens. Etres et formes hybrides, mystère et merveilleux, étrangeté, beauté et "monstruosité", matières détournés et objets inusités, le cabinet de curiosités est un univers en soi, du bizarre au sublime, révélant ce qui, en l'homme de la Renaissance comme en l'humain contemporain, rend encore nécessaire, et nourrit,  la capacité d'étonnement et le besoin d'enchantement.
Il nous faudra donc pousser jusqu'à la rue St Claude pour découvrir cette "mythologie baroque" (pour reprendre les mots de Juliette Cortes) du petit théâtre du vivant selon Marie Denis.

"Les curiosités"- Marie Denis- Galerie Kernot Art- Du 20 mars au 22 mai 2010 - 14 rue St Claude- Paris 3ème

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 22:50


ArtParis, çà commence demain. Cette année, la foire ouvre ses portes à des "guests", selon, donc, un système d'invitation: ainsi par exemple, Jean Pierre Ritsch-Fisch invite le collectionneur Antoine de Galbert,  chez Christian Berst et Christophe Gaillard, se montrent des pièces du fond du Musée d'art brut Arnulf Rainer Museum de Baden, ou, plus tendanc(i)e(ux), la galerie Pascal Vanhoecke invite Marc Dorcel Productions ! Il ne sera pas dit qu'ArtParis ne prend pas de risque!...


artoff280.jpgParmi ces invitations, la Fondation Francès, lancée par un couple de collectionneurs passionné et engagé, a sollicité la School Gallery et l'artiste autrichienne Michaela Spiegel pour occuper une partie de l'espace de son stand.
j'ai déjà montré dans ces pages (voir rubrique artistes, galeries)  tout l'intérêt que je porte au travail de Michaela Spiegel. A ArtParis, on pourra découvrir ou redécouvrir sa collection de photos d'innocents enfants revisitées, sa ménagère en porcelaine, et la série video "female facets", dans laquelle elle se met férocement en scène dans la peau d'Alma Malher, d'Anna Freud ou d'Esther Williams...



Photogramme issu de la video "anna freud" in "female facets"

ARTPARIS+GUESTS -
Du 18 au 22 mars 2010
Grand Palais
www.artparis.fr

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 22:44
Double exposition pour SYLVAIN POLONY à la Galerie Charlotte Norberg


Véritable pari pour Sylvain Polony qui a choisi d'exposer à partir du 18 mars à la Galerie Charlotte Norberg, un travail de gouache sur papier figuratif intitulé "archives des limbes" en même temps que son travail d'abstraction.
 

 

Avec « Archives des limbes », Sylvain Polony expose pour la première fois, à côté du travail abstrait qui fait sa spécificité, un ensemble de portraits figuratifs, travaillés à partir de photographies sorties des archives familiales. Si l’artiste semble verser ici dans une dimension autobiographique, introspective voire psychanalytique, nouvelle pour lui, ce travail de figuration n’entre pourtant pas en contradition avec les questionnements qui depuis toujours sous-tendent sa pratique de l’abstraction. Passé le choc de la confrontation et du premier regard, on pressent d’emblée un même souci de l’image et de la photographie. Ici, certes, cette question renvoie à celles de la conscience du passé, de la mémoire, qui, au travers de ces visages surgis des limbes générationnelles, demandent « ce qui reste » dans la fuite du temps. Mais les questions de la représentation et du sujet, de la narration, de la place de l’auteur dans et par l’oeuvre, préoccupations récurrentes dans sa démarche, impulsent à cette échappée vers la figuration une manière de renouveler ces interrogations. Celles-ci rejoignent le débat de l’histoire de la peinture, apportant des réponses différentes, avec des pratiques différentes, à des préoccupations finalement communes à l’abstraction et à la figuration.

Au sujet d' "archives des limbes", l'artiste écrit:

 

"Chaque jour, nous constatons que le monde qui nous entoure disparaît peu à peu. Il en va de même des souvenirs. La perte des traces de ceux qui nous ont précédé sur cette terre est douloureuse car elle nous renvoie à la question essentielle : Que reste-t-il d’une vie ? De la nôtre? De celle de ceux que nous avons aimés ? Mourrons-nous une seconde fois lorsque ceux qui pouvaient se souvenir de nous s’éteindront à leur tour ? C’est sans doute pour cette raison que les photos de famille nous fascinent, ou nous dérangent. Et pourtant, lorsque nous regardons une de ces images, ce qui frappe le plus n’est pas ce qui est représenté, mais tout ce qui est caché, ou plutôt : tout ce qui a disparu, ce que nous imaginons, reconstruisons en fonction des histoires que nous avons entendues. Et c’est là toute l’ambiguïté de ces images que de nous faire croire qu’elles sont une trace d’une réalité disparue, alors qu’elles ne sont que des béquilles pour nos propres chimères. Elles semblent capables d’arrêter le temps mais  ne sont que fiction.

 

Lorsque j’ai entrepris de représenter méthodiquement, ces photographies de famille, de faire des  images de ces images, j’ai bien entendu été confronté à deux questions : Pourquoi ? et Comment ? Ma motivation principale, qui répondait à un désir quasi pulsionnel, semblait être l’appropriation. J’avais scrupuleusement rendu à chacun les originaux, à l’exception de ceux qui m’avaient été offerts. La magie opérait toujours sur l’écran de l’ordinateur où je visualisais les visages du passé, mais la dimension tactile, le fétichisme de l’objet, de la chose « réelle », touchée, avait disparu. D’autre part, si tous ces visages constituaient une galerie de portraits représentants ceux que je savais être mes ancêtres, ils n’étaient pas réellement « à moi ». Surtout, le lien qui les unissait n’existait plus que dans mon ordinateur. Comment aborder ces images ? Comment avec sincérité, évoquer ces êtres presque inconnus et pourtant si proches? Il m’est bien vite apparu que l’acte essentiel n’était pas de représenter telles ou telles photographies, mais de les unir, de faire de ces personnes connues ou inconnues « ma » famille (ce qu’elles étaient au sens strict). En reconstituant ce lien, je donnais une place à chacun, quelle que soit son origine, son histoire, les exclusions dont il avait été victime… "


Double exposition Sans titre/ Archives des limbes - Du 18 mars au 17 avril 2010- Galerie Charlotte Norberg - 74 rue Charlot - Paris 3ème

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 22:59


Voici venu le temps de l'antique Armory Show de New-York, accompagnée comme il se doit de foires satellites. Pour ceux qui auraient la chance de passer par là, ils pourront voir:

mounir fatmi avec la Galerie Hussenot, Paris - Pier 94, booth 1411 (12th avenue at 55th street)
Du 4 au 7 mars 2010

www.thearmoryshow.com

NASDAQ_det.jpgUn peu plus loin, Pier 66, la Fountain Art Fair  (clin d'oeil à la fontaine de Duchamp, bien sûr...) présente, pour sa 4ème édition, une sélection restreinte et rigoureuse de galeries, parmi lesquelles la très récente galerie parisienne Zeitgeist, qui montrera le travail de ZEVS
Du 4 au 7 mars 2010

 

http://fountainexhibit.com

Autres actualités de mounir fatmi: Première Biennale Méditerranéenned'art contemporain, Haïfa, Israël - jusqu'au 10 avril I "As the land expands, the world gets closer", Al Riwaq Art Space, Manama, Barheïn - Jusqu'au 5 avril I 8ème Edition des rencontres de Bamako , La Centrale électrique, Bruxelles, Belgique - jusqu'au 16 mai I "One Shot!" , BPS22, Charleroi, Belgique - jusqu'au 11 juillet  I Art Dubaï, Dubaï, Emirats Arabes Unis, du 17 ou 20 mars...

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