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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 11:54

 

La galerie Loevenbruck reçoit dans ses murs Jean Dupuy, qui avait fait les honneurs de Chez Robert, dont je parle souvent ici, il y a quelques mois. Avec "En 4ème vitesse", Jean Dupuy démontre, s'il en était besoin, sa toujours grande vitalité.

 

"En 4ème vitesse" - Jean Dupuy - Galerie Loevenbruck- 6 rue Jacques Callot- Paris 6ème - Jusqu'au 30 octobre 2010 

 

molina-porte.jpgIl y a quelques temps, j'avais déjà repéré ce multiple de Miguel Angel Molina, une poignée de porte recouverte de peinture, matérialisant la dimension haptique du travail de Molina, et édité par la Galerie UNA. On pourra retrouver Une oeuvre de Miguel Angel Molina dans l'exposition "Ouvrir", initiée par le groupe Vachette Assa Abloy, leader français des systèmes d'ouverture, autour de...la poignée de porte! 16 propositions d'artistes contemporains détournant ou revisitant cette fonction essentielle!

 

 A l'espace 13 sévigné, rue de Sévigné dans le 4ème, du 15 au 17 octobre

 

 

 

"Art Pologne aujourd"hui" présente 4 artistes contemporains d'origine polonaise, parmi lesquels Gabriela Morawetz, dont j'ai parlé dans ces pages cet été, et Wela, pour qui j'avais eu l'occasion d'écrire un texte il ya quelques temps, et que je vais rééditer aussi. Pour l'une comme pour l'autre, un travail d'uen grande subtilité, fort et poétique, à découvrir si vous passez par Chartres!

 

"Art Pologne Aujourd'hui" - Archives départementales d'Eure et Loire à Chartres - Du 8 octobre au 10 décembre 2010- Avec Aliska Lahusen, Gabriela Morawetz, Piotr Szurek et Wela- Esplanade Martial Taugourdeau - Pont de Mainvilliers - 28026 Chartres

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 11:33

 

Dans le cadre de Triptyque 2010, manifestation organisée par la Ville d'Angers, dans laquelle le Grand Théâtre, l'Hôtel de Ville et la Tour St Aubin seront investis par des oeuvres contemporaines, la galerie Patrick Gaultier montrera une oeuvre sur aluminium de Sylvain Polony.

J'aurais bientôt l'occasion de reparler de cet artiste, à l'occasion de la sortie prochaine de son catalogue monographique aux Editions Biro, pour lequel j'ai rédigé une série de textes.

 

Annonce-Tryptique-2010.jpg

 

TRIPTYQUE- Du 8 octobre au 21 novembre 2010

Grand Théâtre - Hôtel de Ville - Tour Saint-Aubin- 49100 Angers

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 22:10

Femmeecorchee1.jpgJe ne peux évidemment qu'encourager tous ceux qui passeront cette nuit dehors, à pousser jusqu'au bout de la ligne 1 pour y découvrir "LUX", le projet de ZEVS...

 

Mais, sans itinéraire, et dans cette manifestation placée sous le signe du spectaculaire, je proposerai un contrepoint délicat, celui du dessin.
A découvrir, les dessins de Sandra Krasker à l'étonnant et très fréquenté ex-squat devenu vraie maison des artistes le 59 Rivoli. Je pense que j'aurai bientôt l'occasionde reparler du remarquable travail de Sandra.

A redécouvrir, les dessins de Emmanuel Régent dans l'exposition "Au bout de la main", dans le 10ème.

 

NUIT BLANCHE 2010- dans la nuit du 2 au 3 octobre-

Sandra Krasker- 59Rivoli- 59, rue de Rivoli- Paris 1er

Emmanuel Régent - "Au bout de la main" - Les douches La Galerie - 5 rue Legouvé - Paris 10e

 

Photo: Femme écorchée - Sandra Krasker

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 21:55

 

Samedi prochain, dans la nuit, la façade de la Tour du Village du Château de Vincennes sera frappée par la foudre!

Cela fait de longs mois que je travaille sur ce projet avec l'artiste, je ne sais pas encore exactement à quoi ça ressemblera, peut-être à quelque chose comme cette simulation...

 

 LUX--La-faille--_Zevs.jpg

 

Je suis particulièrement ravie de réaliser avec ZEVS ce projet -un peu- pharaonique, et aux contraintes multiples, notamment sur le plan technique, à l'occasion de la Nuit Blanche 2010.

 

Cet éclair dessiné au pigment fluoluminescent sur les 25 mètres de haut de la façade au dessus du pont-levis sera sans doute spectaculaire!

Les visiteurs, pour pénétrer dans l'enceinte du château, passeront par cette Tour du Village métamorphosée.

A l'intérieur, deux compagnies de danse et une installation de Claude Closky inciteront les visiteurs à passer une nuit très spéciale au Château.

 

"LUX" - ZEVS - Château de Vincennes - Nuit du 2 au 3 octobre 2010- Dans le cadre de la Nuit Blanche 2010

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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 13:03

 Il reste encore quelques jours pour découvrir l'exposition "Un rêve utile", curaté (j'aurais envie de dire: évidemment) par Simon Njami, vue d'ensemble de la photographie africaine contemporaine. Dans la sélection, on retrouvera les photographies de Mouna Karray, dont j'ai déjà parlé ici.

 

Un rêve utile

photographie africaine 1960-2010
Samedi 26.06  au  26.09.2010
Palais des Beaux-Arts, Bruxelles

 

On  retrouvera Mouna Karray à la Biennale de Lubumbashi, au Congo

Pendant cinq jours, la ville sera transformée en un grand patchwork qui accueillera les œuvres des artistes suivants (sous réserve), sélectionnés sous le commissariat artistique de Simon Njami :

En photographie :

  • Adama Bamba (Mali)
  • Dimitri Fagbohoun (Bénin)
  • Jellel Gasteli (Tunisie)
  • Kiluanji Kia Henda (Angola)
  • Kiripi Katembo Siku (R.D.Congo)
  • Mouna Karray (Tunisie)
  • Pierrot Men (Madagascar)
  • Zineb Sedira (Algérie)
  • Zwelethu Mthethwa (Afrique du Sud)

En vidéo :

  • Bili Bidjoka (Cameroun)
  • Jimmy Ogonga (Kenya)
  • Kader Attia (Algérie)
  • Moataz Nasr (Egypte)
  • Myriam Mihindou (Gabon)

2ème édition
Rencontres Picha,
Biennale de Lubumbashi
du 13 au 17 octobre 2010

 

Enfin, on pourra voir ou revoir la très belle série MurMurer, dans le cadre de l'exposition "L’autre bord #1", questionnant le croisement des territoires et les frontières au coeur du bassin méditérannéen, et en prémisse de l'année de Marseille, Capitale Européenne de la Culture.


« Marseille, ville ouverte. Dans un monde où règnent les territoires et les identités, les frontières et les nationalités, Marseille est une rive et un rivage, un bord de mer. Marseille, en ce sens, est une ville sans frontières. La Méditerranée, qui la borde, est l’espace flottant qui, des désirs, quelquefois, comme dans toute odyssée, lorsque la chance sourit, peut faire une réalité."

Seloua Luste Boulbina - Commissaire de l'exposition

 

                                                                            Note sur la série Murmurer par  Mouna Karray-

 
karray.jpg"Sfax est ma ville natale, cité portuaire et industrielle du sud de la Tunisie.
Depuis quatre décennies, une série de décisions politiques a progressivement transformé des lieux publics de Sfax en lieux interdits et incertains... Ces lieux disparaissent mais aussi réapparaissent cependant que leur limites et frontières résistent curieusement aux changements... Ces limites sont des constructions volontaires ou bien ont surgi, au fil du temps, de manière involontaire. Leurs fonctions sont ambiguës, on ne sait pas si elles barrent un passage ou invitent à un passage indiscret... Curieusement, années après années, ces lieux ont réussi à redessiner le paysage urbain : les enceintes des maisons sont à l’image de ces frontières. "

 

"L'autre bord" - Du 14 octobre au 7 décembre 2010 // Vernissage le 14 octobre 2010 à la galerie des grands bains douches et le 15 octobre 2010 à la galerie Montgrand, Marseille - http://art-cade.net/art-cade/spip.php?article18


Mouna Karray (1970) vit et travaille entre la France et la Tunisie. Elle entre en 1989 à l’Institut Supérieur d’Animation Culturelle de Tunis. Durant quatre années, elle s’y initie au cinéma, à la vidéo, puis à la photographie. En 1995, elle réalise à Tunis sa première exposition personnelle, Alchimère. Elle obtient une bourse de l’Etat japonais : en 1997, elle s’inscrit à la Nihon University puis au Tokyo Institute of Polytechnics and Arts –, dont elle sortira en 2002 titulaire d’un Master en Média de l’Image, spécialité Photographie. Au cours de ce séjour, Mouna Karray entame de nombreux travaux et participe à plusieurs expositions. C’est à Tokyo aussi qu’elle initie les premiers diptyques du projet Au risque de l’identité, qui se poursuit encore aujourd’hui. Elle réalise en 2004 le commissariat d’une exposition d’art contemporain, « Zones », questionnant la notion de « territoire ». En 2005, Mouna Karray obtient une résidence d’artiste à la Cité Internationale des Arts et s’installe à Paris. Dès lors, elle participe à de nombreuses expositions collectives, en France, en Tunisie, mais aussi à Niamey au Niger ou à Bamako, au Mali (pour les Nouvelles Rencontres Africaines de la Photographie). En 2007, elle développe la série Murmurer, qui, au travers de clichés des murs de Sfax, murs à l’abandon dont on ne sait ce qu’ils furent ni pourquoi ils sont encore debout, réinitie la réflexion, récurrente chez l’artiste, autour des frontières, des limites, physiques ou non, des passages, des dualités et des altérités.

 

(texte réalisé pour l'artiste,  visible sur le site de l'artiste www.mounakarray.com )

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 23:10

 

Il est temps de commencer à parler de l'exposition "Figure Libre", que je prépare actuellement pour la Ville de Guyancourt, en co-commissariat avec Isabelle Vernhes (Lebaupain), de l'Agence Pop.

 

AFFICHE FIGURE LIBRE

 

" L’exposition  FIGURE LIBRE – Quand l’art détourne le sport se propose d’explorer les multiples manières par lesquels les artistes d’aujourd’hui utilisent, s’approprient, détournent, le langage, les codes, les signes, les représentations, les imageries ou encore les significations du monde du sport pour les traduire dans un vocabulaire esthétique contemporain.

 

Ces artistes pointent, souvent avec humour et ironie, parfois avec dérision et férocité, ce que représente le sport dans le monde d’aujourd’hui, qu’ils envisagent comme une métaphore sociale.

 

Car si le sport est devenu un tel objet de fascination, c’est qu’il porte en lui tous les symptômes de notre société : culte du corps et de la performance voire de l’exploit, signe de reconnaissance sociale et identitaire, vecteur de bien des rêves de richesse, de célébrité et de pouvoir, lieu de toutes les spéculations marchandes, parangon de la compétition qui règne dans notre système économique.

 

Ultime espace de rassemblement et de communion, le sport s’apparente à un nouvel « opium du peuple », pour reprendre (et détourner) l’expression de Marx. En outre, sa production et sa diffusion massive en font le divertissement postmoderne par excellence de notre « société du spectacle », telle que la décrivait Guy Debord.

 

Le sport n’a jamais autant fait rêver, aussi, et parfois paradoxalement, parce qu’il reste porteur d’espoirs humanistes et de valeurs morales : liberté, fraternité, respect, courage, honneur, soumission à la règle et dépassement de soi… Il participe à la réalisation de l’idéal anthropocentriste des sociétés occidentales parvenues à leur plus haut degré de civilisation : le fameux Mens sana in corpore sano, autrement dit « un esprit sain dans un corps sain ».

 

Dans l’exposition FIGURE LIBRE, les matériaux, les outils, les icônes, les règles, les valeurs… du sport sont détournés de leur fonction initiale, et c’est précisément dans ce décalage que se situe la réflexion des artistes, autant sur ce que représente le sport dans notre société, que sur ce que la vie moderne peut avoir de sportif ! C’est donc le détournement du sport sous toutes ses formes, et notamment les plus ludiques, subversives, ou interactives, que cette exposition souhaite mettre en avant.

 

Pour FIGURE LIBRE, nous avons voulu une scénographie souple, dans laquelle les différents espaces, ouverts, laissent découvrir librement les œuvres présentées dans un parcours fluide. Cette perméabilité se veut à l’image de la manière dont le sport pénètre, de manière décloisonnée, tous les lieux et les moments de la vie quotidienne, à la maison, dans le salon, comme au stade, au café comme dans la rue, dans l’univers du travail comme parfois au bout du monde."

 

 

Extrait du texte de préface du catalogue de l'exposition

 

 

Dans Figure libre, nous aurons le plaisir d'exposer:

 

Sophie Dalla Rossa, Amélie Deschamps & Capucine Vever, Marie Denis, Dominique Dubois, Massimo Furlan, Cyril Hatt, Thomas Jouanneau, Sébestien Lecca, Edouard Levé, Alfredo Lopez, Luna, Bruno Peinado, Laurent Perbos, Guillaume Poulain, Emmanuel Régent, Chloé Ruchon, Lionel Scoccimaro, Ernesto Timor et Laurent Tixador.

 

Que du beau monde!

 

Plus de détails dans les jours qui viennent.
En attendant, SAVE THE DATE, comme on dit:

 

Vernissage de Figure Libre jeudi 7 octobre 2010

 

Avec "Tap Ok Tap" , une performance de Amélie Deschamps...

 

 

 

FIGURE LIBRE

Quand l’art détourne le sport

6 octobre- 28 novembre 2010

Salle d'exposition

Place Pierre Bérégovoy

78280 GUYANCOURT

 

Commissaires de l’exposition :

Marie Deparis-Yafil

Isabelle Vernhes (Lebaupain) / agence pop !

assistées de Caroline Charbonneau / agence pop !

 

En collaboration avec :

Yann Lapoire, Responsable du Service Action Culturelle, Ville de Guyancourt

Bénédicte Bruneau, Chargée de Médiation Culturelle

Angélique Normand, Assistante du Service Action Culturelle

Avec les services de la Ville de Guyancourt

 

REMERCIEMENTS

 

Galerie Bertrand Grimont

Galerie Loevenbruck

Galerie Olivier Robert

Galerie Fabienne Leclerc/In situ

Galerie Espace à Vendre/Le Cabinet & I Love My Job

Galerie Marion Meyer Contemporain 

 

Mattel

Bonzini

Maison de la Presse de Villaroy/Guyancourt

Xavier Maffre, céramiste

 

ENSAC

BPS 22- Charleroi, Belgique

Domaine de Chamarande

FMAC Paris

Signatures-Photographies

TutuProductions – Genève, Suisse

 

 Avec le soutien de la société NOMADES : www.nomades.fr

 

 


 

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 23:41

 

Parallèlement aux manifestations autour de la céramique organisées par l'AAF en cette rentrée parisienne, et en particulier l'exposition au Musée des Arts Décoratifs, la Galerie Charlotte Norberg montre, du 16 septembre au 1er octobre, une sélection de céramiques de Laurent Esquerré (que l'on pourra voir aussi aux Arts Déco), Juliette Jouannais ainsi que...la superbe pièce en céramique réalisée par Luna et Xavier Maffre, céramiste à Aubeterre, spécialement réalisée pour "Figure Libre" et qui est montrée ici en "avant-première"!

 

ballon-de-rugby2luna.jpg

 

Céramiques- Galerie Charlotte Norberg - Du 16 septembre au 1 octobre 2010 - Vernissage samedi 18 sept.- 74 rue Charlot- Paris 3ème -

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 00:20

 

Le suspens ne va plus durer bien longtemps. Nous sommes dans la dernière ligne droite de la préparation de notre exposition "Figure libre - Quand l'art détourne le sport", qui commencera donc le 6 octobre, Salle des exposition de la Ville de Guyancourt, Yvelines.

Ce n'est donc presque plus un mystère: Cyril Hatt fait partie des artistes dont nous aurons le plaisir d'exposer des oeuvres très prochainement.

 

 

hatt-negrepelisse.jpgEn attendant, comme aucune des petites choses de la vie ordinaire n'échappe à son regard, puis à son appareil photo, ses ciseaux et son agrafeuse...Cyril Hatt fera donc "La tambouille", avec le concours du bien nommé "La Cuisine", Centre de création art & design appliqué à l'alimentation, à la médiathèque de Négrepelisse.

il poursuit ainsi, avec la patience, et la passion, d'un entomologiste, son exploration des "choses" qui forment l'épaisseur - la coquille? - de nos mondes.

 

Cette fois, de la cuisine équipée en Formica aux casseroles en passant par les légumes du marché, on jouera à la dînette avec ses artefacts, étranges simulacres de la vraie vie.

 

 "La Tambouille" - Cyril Hatt- Du 11 septembre au 6 novembre 2010-

Médiathèque de Nègrepelisse- 200 rue de la Piscine- 82800 Nègrepelisse

 

 

Photo: Chariot de marché - Photographie tirage à sublimation thermique, agrafes-2010-  Courtesy Cyril Hatt

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 23:25

 

La saison 2010-2011 de la Galerie Schoffel-Valluet s’ouvrira le 8 septembre avec le désormais traditionnel « Parcours des Mondes », Salon International des Arts Premiers, dans ce quartier des Beaux-Arts emblématique et historique de l’art tribal.

 

Pour cette 8ème édition, la Galerie Schoffel Valluet présentera, parallèlement aux œuvres d’art primitif qu’elle aura sélectionné, le travail d’un artiste contemporain.

Elle manifeste ainsi sa volonté d’ouvrir son espace à l’art contemporain. Elle inaugurera d’ailleurs ce nouveau département en janvier 2011, avec une exposition de l’artiste néerlandais Berend Hoekstra.

 

En préambule, la galerie, pour ce 8ème « parcours des Mondes », a demandé à l’artiste Marie Noël dite DOBY de réaliser une série unique de collages, à partir de photographies d’archives d’objets primitifs. Elle orchestre ainsi une rencontre inédite entre l’art du collage et les Arts Premiers.

 

"Bien que s’inscrivant dans la tradition collagiste du 20ème siècle, depuis les collages dada ou surréalistes, jusqu’aux collages Pop, Doby se définit comme un électron libre, ne rapportant son art à aucune école ni aucune référence.

Ses collages ne fonctionnent pas par glissements sémantiques, ni pas associations d’idées, mais par pures combinaisons de formes, dans une esthétique de « non cohérence », ni rationnelle, ni totalement absurde. Pour elle, les éléments patiemment collectés un peu partout, des vieux papiers chinés aux pages des magazines, sont comme des matériaux , fragments puisés dans le réel, qu’elle compare à la palette d’un peintre. Ce qui l’intéresse, ce ne sont pas tant les images en elles-mêmes que les couleurs, les formes, les textures. Son parti pris est donc fondamentalement esthétique, composant ses collages comme un peintre composerait sa toile,  cherchant ce point d’équilibre mystérieux où chaque fragment semble infiniment à sa place, reconstruisant dans le surgissement de ce nouveau monde, un autre espace plastique, un territoire inédit à explorer.

Certes, Doby entretient une prédilection pour les univers fantastiques, gothiques, surréalistes, dans lesquels se mêlent l’ancien et l’actuel, l’étrange et l’ordinaire, le réel et le merveilleux, et où la rencontre inattendue des images et des signes crée des passages et des sauts inopinés. Mais dans sa production massive – plus de 3000 collages par an, le plus souvent regroupés en petits livres précieux - rien ne la guide davantage que les sensations visuelles et les émotions. Ainsi renoue-t-elle d’une certaine manière avec les origines intempestives et « libertaires » du collage,  prenant tout son sens dans l’écart, le décalage, et le dérèglement.

 

Pour la Galerie Schoffel Valluet, DOBY a accepté de répondre à la commande d’une vingtaine de tableaux-collages de petit format, intégrant des images d’objets primitifs tirés des archives de la galerie. Ces éléments, mêlés à ceux qu’elle aura choisi, ouvriront des espaces-temps insoupçonnés, des ponts émotionnels et temporels inédits, recréant des univers au travers de ces images métissées dont la beauté hybride éclatera, pour reprendre le mot d’Edouard Glissant, dans l’emmêlement et l’imprévisible."

 

Texte réalisé à l'occasion de cette exposition, pour la galerie Schoffel-Valluet

 

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 23:16

 

Satellite-Des-Sens-6.jpgDans le cadre des projets Enfance & Jeunesse, Lille2004 avait fait appel à Joep Van Lieshout et son atelier, pour réaliser le "Satellite des sens", une "micro-architecture" nomade, sorte de capsule se déplaçant d'école en école, à l'intérieur de laquelle les enfants pouvaient expérimenter, de manière ludique, leur cinq sens.

Quand on connait l'univers de Joep Van Lieshout, l'idée de lui commander une pièce pour enfant peut paraitre surprenante.

D'un autre côté, chez AVL, dans les docks de Rotterdam, vivent aussi des enfants...

Quoiqu'il en soit, le "Satellite des sens " eut beaucoup de succès - je ne sais pas ce qu'il est devenu-

 

Ci-dessous, un "mix" de ce que j'avais rédigé pour présenter le "Satellite des sens", et d'un article que j'ai écris plus tard pour un webzine sur l'univers de AVL-Joep Van Lieshout et en particulier à propos de la "Wombhouse" (littéralement "maison-utérus")

 

"Joep Van Lieshout est né à Ravenstein en 1963. Après avoir étudié à l’Académie d’Art Moderne de Rotterdam, à Haarlem et à Nice, il revient s’installer à Rotterdam en 1987. Il se fait d’abord connaître grâce à ses gigantesques constructions de pavés ou de caisses de bière. A partir de 1988, sa notoriété se développe avec la création de mobilier en polyester de couleurs vives, fonctionnels et esthétiques. En 1995, il fonde AVL (Atelier Van Lieshout), dans lequel il accueille une trentaine d’artistes, ressuscitant ainsi la tradition flamande de l'Atelier. En 2001, Joep Van Lieshout réalise avec AVL le projet AVL-Ville dans les Docks de Rotterdam. Il fonde un « Etat libre » auto-proclamé, possédant ses propres règles, drapeau et monnaie, produisant ses propres biens de consommation et services, sur le modèle autarcique de la cité aristotélicienne.C’est là que la communauté d’AVL vit et reçoit les visiteurs. En 2002, une autre AVL-Ville voit le jour à Middleheim près d’Anvers.

Inspiré par l’œuvre de Machiavel pour son observation réaliste de l’activité humaine et des jeux de pouvoir, Joep Van Lieshout se veut un artiste indépendant, hors des normes morales, sociales ou religieuses, mais aussi hors de tout mouvement artistique. Sa recherche d’autonomie, qui l’a amené à fonder la cité d’AVL, est aussi celle qui le fait sortir du simple vocable d’ « artiste ». Au travers de l’expérience d’AVL, Joep Van Lieshout se fait entrepreneur, inventeur, stratège, fermier, boucher…voir son « Alpha with Chicken Coop » (1999) ou sa « Farm house ». Car il s’agit de produire sa nourriture, son énergie, sa maison mobile.

 

hdHD-Wombhouse432-copie-1.jpgLa « Wombhouse » est une œuvre d’art architecturale s’inscrivant dans le projet « Perfect house » initié par Philippe Jousse et Franck Perrin. Il s’agit, à l’image des « Maisons d’urgence » de Jean Prouvé ou des « Maisons bulle » de Jean Manéval, d’imaginer des solutions d’habitats mobiles, fonctionnels, esthétiques et innovants.

La « Wombhouse » peut être appréhendée comme un « noyau technique » d’un genre nouveau. Le principe du noyau technique, conçu par les architectes d’avant-garde du siècle dernier, réside dans la création d’une unité préfabriquée contenant les fonctions essentielles d’un habitat, tels que les sanitaires, la cuisine, le chauffage et la ventilation. Sauf qu’ici, la « Wombhouse » est littéralement un utérus, lieu évoquant la chaleur, la douceur et l’apesanteur de l’état prénatal. Dans cet utérus, on trouve chauffage et air conditionné, cuisine et douche, tandis que les ovaires contiennent des toilettes et un mini-bar. C’est violemment métaphorique, quelque peu poétique et çà ne manque pas d’humour ! C’est aussi un symbole du concept d’« autosuffisance », fondamental dans la création d’AVL, qui considère l’autonomie matérielle comme la seule réponse pragmatique possible aux conditions de vie contemporaine. Une déclinaison inédite d’un matérialisme historique d’un genre nouveau.

 

Les œuvres de Joep Van Lieshout-AVL qui tiennent tout à la fois de l’art, du design, de l’architecture et de l’agro-alimentaire sont perçues comme extrêmement efficaces et ultra-contemporaines, porteuses de messages à entrées multiples.

D’abord parce que chez AVL, les œuvres d’art sont utilisées au quotidien. On dort dans leurs « Capsules hotels » et leurs « Compost- toilets » semblent utilisables. Ainsi l’art se retrouve-t-il au cœur du fonctionnement ordinaire de la cité. En fabricant des salles de bains, des meubles en fibre de verre, des mobil-homes, des concept-homes tel le « Sportopia » ( logement complet entièrement démontable comprenant lit, douche, WC, bar), l’Atelier Van Lieshout produit des objets davantage destinés à l’usage qu’à l’exposition, même si l’un n’exclut pas l’autre.

Ensuite parce que Joep Van Lieshout n’est pas qu’un simple artiste-designer un peu déjanté. Il véhicule dans ses œuvres une sorte d’idéologie de l’organique à méditer.

On se souvient de « Cloaca », la machine à recomposer artificiellement les principes de la digestion, de Wim Delvoye, qui, en 2001, avait défrayé la chronique. Wim Delvoye avait, au sens propre comme au sens figuré « fabriqué de la merde », affirmant que « Cloaca » pouvait tout aussi bien être considéré comme le « symbole de l’inutilité de l’art ».  Mais ce type de machine n’est rien comparé aux projets d’AVL qui entend inclure l’homme dans son processus de réorganisation utilitaire de la matière sur le thème : rien ne se perd, tout se transforme. De là naissent des questions problématiques. Jennifer Allen, critique d’art et philosophe, écrit à propos de « The Technocrat », œuvre conçue en 2003 : « Le « courrier » biologique- des aliments aux excréments est perpétuellement envoyé et reçu dans des systèmes parfaitement hiérarchisés, dans lesquels toute perte est absolument évitée. A chaque activité humaine basique –le travail, le sommeil- est assigné une finalité et un cheminement particulier, sans détournement possible. « The Technocrat » illustre tout à fait cela. Afin de conserver à la chaîne alimentaire son mouvement perpétuel, cette installation conséquente peut subvenir aux besoins d’un millier d’être humains souhaitant manger, dormir et se soulager sans le moindre effort. Allongées sur les couchettes par groupes de dix, les personnes sont nourries par les tuyaux du « Feeder » d’un côté et soulagées grâce au « Total Faecal Solution » de l’autre. Ici, le corps devient un rouage biologique au sein d’un système destiné à alimenter « The Biogas Installation » avec suffisamment de matière première pour produire de précieuses ressources biologiques : du gaz, de l’eau et du compost ».

S’il n’est pas inintéressant de réfléchir à des solutions alternatives de production et de consommation de matières premières, on peut trouver l’idée de réduire l’activité humaine à ses plus simples fonctions organiques pour en recycler les effets franchement discutable.

La Wombhouse est l’épiphénomène d’un développement nouveau de l’œuvre d’AVL autour de la mise en perspective des organes humains comme lieux et objets d’art et de vie. Elle cherche à instiller par là une réflexion sur la place de l’individu dans le corps...politique."

 

 

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