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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 10:25

DEFILE-PERFORMANCE « Ceci n’est pas un voile » 

 Majida Khattari

 

Nuit Blanche 2012

 

En cette 11ème Nuit Blanche, c’est sur la Place de la Concorde, symbole s’il en est de Paris mais aussi de la République et de la France réconciliée, là où s’achève le défilé du 14 juillet et sur fond d’Assemblée Nationale, que Majida Khattari, artiste marocaine, engagée et connue pour ses « défilés-performances-manifestes », installera son catwalk.

Entre deux rangées de vaporeux foulards de soie sur lesquels seront projetées quelques scènes mythiques du cinéma, ou richement calligraphiés en arabe et en français, de la phrase « ceci n’est pas un voile » comme un oxymore et un clin d’œil au surréalisme magrittien, des mannequins défilent, foulards noués à la Bardot, Hepburn ou Kennedy.

Majida Khattari réactive avec humour et audace la question de ce voile qui continue d’agiter la classe politique, voile ici dédramatisé en accessoire de mode. C’est aussi un hommage au cinéma, à la liberté des femmes et à l’art, de Magritte à Buren, à qui elle emprunte les rayures graphiques, pour inviter en cette nuit sans sommeil à une révolution cette fois  joyeuse et colorée.

 

Un texte que j'ai signé sera publié sur un livret en cette occasion - texte à paraitre ici sous peu...

 

Ceci n'est pas un voile

Samedi 6 octobre 2012

Défilé sur invitation à 19h, puis défilés publics à 21h, 22h, 23h

Place de la Concorde, Paris 8ème

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 23:58

Figures marquantes de l’avant-garde néerlandaise, Hilarius Hofstede (né en 1965) et Berend Hoekstra (né en 1953) se sont associés pour former un duo artistique sous l’acronyme P.I.G - « Polynesian Instant Geography » -, et développent sous ce nom depuis la fin des années 90 des projets communs d’exposition.

 

hoekstra 160

 

En parallèle du troisième volet de P.I.G, que l’on pourra découvrir au Musée de la Chasse et de la Nature, à Paris, l’arsenicgalerie organise, du samedi 29 septembre au samedi 27 octobre 2012, une exposition – rétrospective, montrant des pièces récentes mais aussi des pièces plus anciennes, permettant de découvrir un aperçu de l’oeuvre conjointe des deux artistes. Les peintures, dessins, sculptures animales en papier mâché de Berend Hoekstra, les dessins et les installations de mots de Hilarius Hofstede y côtoieront un certain nombre d’oeuvres primitives d’Océanie, cherchant à rendre une atmosphère, un environnement propre à P.I.G. En regard de ce qui sera présenté au Musée de la Chasse, le monde animal, et en particulier les animaux marins, par excellence représentatifs du monde de P.I.G, seront privilégiés.

Si les modes d’expression et les travaux de ces deux artistes, qui se sont rencontrés en 1988 à Paris, diffèrent, P.I.G exprime une vision commune, autour de points sensibles récurrents : d’abord, une intention expérimentale sans cesse renouvelée, cherchant à échapper à « l’art néerlandais officiel », celui issu du constructivisme. Ensuite, un même souci et une inquiétude partagée pour la manière dont se dégrade la nature sous l’action humaine. Et enfin, et avant tout, une passion infinie pour les arts primitifs : art brut, art premier et surtout, art et culture de la Polynésie.

 

Se revendiquant en quelque sorte héritiers de CoBrA, dans cette dimension expérimentale dépassant la dichotomie abstraction-figuration, Hoekstra et Hofstede ont choisit P.I.G comme d’autres Copenhague, Bruxelles, Amsterdam, localisant ainsi leur inspiration (Polynesian Instant Geography) et rendant leur projet nomade : après Amsterdam, en 1999, Bruxelles, en 2002, Paris, aujourd’hui. Les deux artistes partagent aussi avec leurs prédécesseurs une critique vivante de la « culture rationaliste occidentale, dont la décomposition est devenue évidente », recherchant les sources premières de la création au travers des totems et des signes magiques des cultures primitives. Ainsi, l’art et la culture de Polynésie les fascinent depuis de nombreuses années, curiosité intimement liée à leur attirance pour les expressions de l’animalité, dont ils revisitent sans cesse les différentes figures dans des oeuvres étranges, hybrides, nourries d’une charge spirituelle et un peu magique. Des oeuvres parfois « néo-primitives », masques, casse-têtes et tatoos moko maoris, dans des matériaux pauvres et bruts, qui pourraient être « le résultat d’une recherche ethnographique fantasmée »…

 

Mais c’est plus encore à une sorte de voyage que nous invitent Berend Hoekstra et Hilarius Hofstede, un « voyage bleu », la recherche d’un nouvel horizon, une démarche d’exploration hors des sentiers de « notre » culture. Cette manière unique d’appréhender le rapport du monde contemporain, et de l’art contemporain, avec l’art primitif élude tout exotisme, et rejette la tentation de singer les formes de l’art primitif qui ont tant inspiré les artistes depuis le siècle dernier. Car il s’agit bien plutôt de se reconnecter avec quelques forces indicibles, dans des strates de conscience des cultures et de ce qui nous relie au monde, profondes et différentes, dans le « reconnaissance et l’acceptation de la brutalité de la nature et de l’insécurité de la vie ».

 

Une résistance de l’imaginaire, l’espoir fou d’une nouvelle Arcadie.

 

P.I.G/ Berend Hoekstra et Hilarius Hoestede à l'arsenicgalerie

Du 29 septembre au 28 octobre 2012

vernissage le samedi 29 septembre à partir de 17h30

14 rue Guénégaud - Paris 6ème -

www.arsenicgalerie.com

 

Texte réalisé pour l'arsenicgalerie à l'occasion de cette exposition

 

hilarius-1.jpg

 

Et au Musée de la Chasse et de la Nature

 

P.I.G

DORMIR AVEC LES ANCETRES

Berend Hoekstra - Hilarius Hofstede

 

L’exposition au Musée de la Chasse et de la Nature  constitue le troisième acte d’une action internationale  entreprise en 1999, d’abord au Stedelijk Museum d’art  moderne d’Amsterdam, puis, en 2002, aux Musées  royaux d’Art et d’Histoire - Porte de Hal, à Bruxelles.  Dans l’esprit de modernes cabinets de curiosités, le duo de  P.I.G y accumulera des références transculturelles, confrontant  les icônes du pop et de l’art contemporain (Joseph Beuys,  Andy Warhol, Damien Hirst…) aux collections naturalistes  ou aux objets provenant des Iles Marquises. A ce titre,  arsenicgalerie & la galerie Schoffel-Valluet, en tant  que galeriste et collectionneur, participera à l’élaboration de  l’exposition du musée par le prêt d'oeuvres primitives. Dans  un désordre provocateur et stimulant qui se joue de l’ordre  établi et des taxonomies, P.I.G distille ses propres créations  (peintures de Berend Hoekstra, installations d’Hilarius  Hofstede) dans les collections historiques.  Outre les thèmes couramment développés par Berend  Hoekstra et Hilarius Hofstede autour des tensions entre  la nature et l’artifice, la création et la destruction, le  rationalisme et la superstition, la raison et la folie, l’animal  et l’humain, l’histoire et la modernité, une place particulière  sera réservée aux questions environnementales en écho aux  risques encourus par la planète.

 

MUSÉE DE LA CHASSE & DE LA NATURE

P.I.G (POLYNESIAN INSTANT GEOGRAPHY)

DORMIR AVEC LES ANCÊTRES

Du 25 septembre au 9 décembre 2012

62 rue des Archives - Paris 4ème

www.chassenature.org

Le musée est ouvert tous les jours sauf le lundi et les jours fériés, de 11h à 18h,

de 11h à 21h30 le mercredi.

 

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 10:24

"Des mots, des formes, une rencontre"

 

EXPOSITION-SEPTEMBRE---salavize.jpg

 

 

Pour accueillir en douceur la fin de l’été, l’Espace 111 nous convie à une promenade poétique, entre cime et abîme. L’exposition « Des mots, des formes, une rencontre », nous mène à la découverte croisée des univers de Martine Salavize, sculpteur et de Sabine Péglion, poète.

 

Sur le sol, un chemin lumineux de mots. Autour et entre les mots, les sculptures de Martine Salavize. La poésie sera partout, ici un mobile aux « couleurs des mots », là, des mots jetés, éparpillés comme les feuilles tombantes à l’automne, des poèmes de Sabine Péglion, à glaner et à emmener avec soi, tels d’heureux souvenirs. D’autres mots encore, projetés ou accrochés aux murs, poèmes spécialement imaginés par l’auteur pour entrer en résonance avec les peintures de paysage, entre abstraction et figuration, de Martine Salavize.

 

« Il se pourrait que je dépose

Traits de crayon pinceaux de nuit

sur cette toile encore close

quelque éclat parfois saisi »

 

(Sabine Péglion)

 

L’exposition se découvrira comme un paysage dans lequel déambuler et s’imprégner du silence bruissant de formes et de mots.

 

L’inspiration issue de la nature est une donnée essentielle dans l’oeuvre de Martine Salavize. Elle en a souvent expérimenté la richesse dans son rapport avec son travail de sculptures, notamment au travers de nombreux projets de mise en espace de ses sculptures dans des jardins ou des parcs de sculpture paysagés, sensible, dit-elle, à « l’osmose » avec la végétation. Mais il s’agit là d’une sorte de mise en abîme de son intérêt pour la nature, qu’elle convoque au coeur même de son oeuvre, lorsqu’elle lie au béton SIKA* des éléments de métal, de bois ou de verre, lorsqu’elle s’empare d’un morceau de nature, pour en mouler les formes : Ainsi de la série Yotvata, du nom du kibboutz dans une oasis dans le désert du Néguev, d’où elle a ramené ces fragments d’arbres.

Dans sa quête de simplicité et d’épure, Martine Salavize parvient à concilier la nature et l’artifice, les pleins et les vides, la massivité et la fluidité, le béton et la légèreté de formes élancées, contrastant avec des bases plus massives mais en équilibre, souvent, invitant au mouvement, et au toucher. Rugueuses ou lisses, douces ou texturées, ses oeuvres portent en elles une dimension tactile, une sensuelle invite à l’effleurement.

 

 

L’oeuvre de Martine Salavize se veut sans frontière, toute entière ouverte à l’imprévu et à la rencontre avec les choses et les êtres, avec le temps, les lieux, et les histoires. Peinture, sculpture ou dessin, elle abolit les limites entre l’abstrait, l’organique, et le figuratif, qui peuvent, d’une oeuvre à l’autre ou dans la même oeuvre, se conjuguer, se compléter. Pour l’artiste, le travail des formes organiques ou abstraites n’est pas différent de celui qu’elle peut faire avec le corps et la figuration, car il y est toujours question d’équilibre des formes, de mouvement, d’évidence, et de sensualité.

Ses oeuvres nous appellent à « projeter nos rêveries et nos émotions dans ce qu'elle nous donne à voir et à toucher. (…) L'intensité de l'émotion qu'elles contiennent est adoucie par la caresse qu'elles appellent, (…) comme si le monde chuchotait autour de nous ».**

 

*Le béton Sika est un béton catalysé ciment et résine

**D’après Michelle Fellous, anthropologue au CNRS

 

Dans la petite salle sera présenté un film de 10 mn retraçant l’expérience menée par Martine Salavize dans son atelier de sculpture avec des handicapés visuels et des voyants. Il s’agit à la fois de se faire rencontrer des modes différents d’approches sensorielles et d’exprimer la volonté de créer du lien entre le handicap et le non handicap.

Les visiteurs pourront eux même se confronter à la matière et à ce mode d’appréhension de la réalité sculpturale avec des oeuvres à toucher dans la pénombre.

 

 

 

Née en janvier 1957 à Monaco, Sabine Péglion vit en région parisienne depuis plus de trente ans. Des études de lettres à Nice, un doctorat sur l’oeuvre de Philippe Jaccottet à la Sorbonne lui ont permis de concilier écriture, poésie et enseignement. Diverses revues et anthologies ont accueilli ses poèmes, parmi lesquelles Revue mouvance, Terres de femmes, Les carnets d’Eucharis, Revue Francopolis, ainsi que des anthologies de poésie parmi lesquelles «Anthologie voyageuse », Poèmes réunis par Zineb Laouedj et Cécile Oumhani (Éditions Espace Libre, Paris/Alger 2010) ou une « Anthologie poétique francophone de voix

 

Martine Salavize, née en 1955 à Paris, vit et travaille à Montreuil.

Après des études à l’Ecole Nationale des Métiers d’Art et des Arts Appliqués et à l’Université Paris VIII, elle entreprend une longue période d’apprentissage en atelier en France, mais aussi en Israël et au Canada. Son travail, à cette époque, évolue selon les voyages, les rencontres et la découverte de matériaux, si importants pour elle.

Ses oeuvres sont rentrées dans de nombreuses collections, comme le celle du FRAC  Limousin.

Elle expose très régulièrement depuis la fin des années 70, en intérieur (galerie ou musée) ou en extérieur (parcs ou jardins), comme au Château de La Ballue, à Bazouge la Pérouge, connu pour ses « Jardins inattendus ». Elle participe également à de nombreuses expositions collectives, notamment par exemple dans le cadre de Articité (de 2007 à 2010, à Fontenay-sous-Bois).

En outre, elle enseigne le dessin de paysage à l’Ecole Nationale Supérieure de la Nature et du Paysage de Blois.

 

« Des mots, des formes, une rencontre »

VERNISSAGE SAMEDI 22 SEPTEMBRE A PARTIR DE 18H / EXPOSITION 22 ET 23 SEPTEMBRE 2012 DE 14H A 20H

MARTINE SALAVIZE SCULPTEUR INVITE SABINE PEGLION POETE

111 rue de Stalingrad 93100 MONTREUIL / Tél : 01 48 59 64 11 / n.olivier@pictogram-serideco.com

 

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 10:24

Comme chaque année, la Nuit Blanche parisienne est l'occasion d'évènements artistiques censés nous tenir éveillés jusqu'au point du jour.


Mais cette année, tandis que la foule des curieux déambulera d'un lieu à l'autre, espérant trouver de quoi se nourrir en regard et en sensations, à la Galerie Talmart, un homme dormira, tout entier offert au regard, et aux mains, des visiteurs.

 

Ce sera "la Nuit de l'Offrande"...

 

Plus d'infos à venir, très bientôt

 

 

"La Nuit de l'Offrande" - Nuit du 6 octobre 2012, galerie accessible dès 19h30, performance à partir de 21h.

Galerie Talmart

4 Rue du Cloître St Merri - Paris 4ème

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 00:05

La Fête de l'Huma, qui ne peut que me rappeler les années Lycée et les copains à la JCR qui rêvaient de faire la Révolution au Nicaragua (oui, ce n'était pas hier...), semble ces dernières années connaitre un regain d'intérêt auprès des happy few. En témoigne la belle affiche musicale, allant de Patti Smith à Pete Doherty en passant par Daniel Darc ou Hubert-Félix Thiéfaine (ça ne nous rajeunit pas).

Mais ce n'est pas pour la programmation musicale que je parle ici de la Fête de l'Huma, mais parce que cette année, on pourra y voir l'exposition "Comme un souffle de liberté", qui, explorant le'Histoire depuis les 50 ans de l'indépendance de l'Algérie jusqu'au"Printemps arabe", montrera une vingtaine d'artiste contemporains, venus d'Orient et d'ailleurs. L'exposition est réalisée en partenariat avec L'Institut du Monde Arabe, la Mairie de St Ouen, C-Art Project et la Galerie Talmart.

La Galerie Talmart y montrera des oeuvres de Shadi AL ZAQZOUQ  (Palestine), Nadia BENBOUTA  (Algérie), Tarik ESSALHI  (France), Ilies Issiakhem (Algérie), Damir NIKSIC  (Bosnie-Herzégovine), Massinissa Selmani (Algérie), Abdelaziz Zerrou (Maroc), Hani Zurob (Palestine) 

 

 

Damir-gris-petite-1-.jpg

 

Visuel: Photomontage Damir Niksic/Galerie Talmart pour la Fête de l'Humanité

 

Fête de l'Humanité- Du 14 au 16 septembre 2012 - La Courneuve - www.humanite.fr

 

 

 

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 12:02

corine-visuel-expo.jpg

 

« Ego factory », c’est un entrepôt désaffecté qui se mue le temps d’une exposition personnelle en une frénétique usine à création. Ici, l’indomptable « Ego de l’Artiste » se débat avec les images d’un monde sans pitié, celui du travail et de la vie de bureau. Happé par des pense-bêtes, listes et notes urgentes surdimensionnés, hanté par les corps de travailleurs rudes à la tâche mais fragiles, aussi jetables et éphémères que des post-it usagés.

 CARTON-20VERSO-202-20web.jpg

 

Et bientôt, le texte....

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 19:44

Première exposition de la saison, "Entrelacs" présente une double installation sonore et visuelle signée Anne-Flore Cabanis (qui fut récemment notre invitée dans "Jardins en métamorphose") et Nicolas Charbonnier.

 

entrelacs.jpg

 

"Les deux artistes installent dans la galerie un réseau de bandes élastiques équipées de capteurs sonores qui font émerger l'oeuvre avec la présence du public.

 

Un des éléments constitutifs du travail d’Anne-­‐Flore Cabanis est le trait, dans sa plus pure représentation. Ses dessins reposent sur l’idée d’une ligne ininterrompue, véritable labyrinthe d’où émane une forme, un espace dans

la feuille, une figuration (le cerveau de l’installation « connexions »). A l’échelle microscopique, c’est un jeu de densités, de textures, un fil d’Ariane sans fin qui s’offre à nous.

A l’échelle macroscopique, ce chemin esquissé par la ligne courante crée un objet qui, confronté à notre imagination et notre mémoire,prend un sens beaucoup plus figuratif. En transposant dans l’espace ce jeu de lignes, l’artiste crée de véritables réseaux d’élastiques, jouant avec les perspectives, créant de nouveaux volumes et donnant vie au lieu investi.

 

Nicolas Charbonnier envisage la composition musicale telle une sculpture sonore. La couleur et la texture prime sur la notion de narration et de mélodie.

Le sinus, élément fondamental de tout son harmonique, et le grain forment ses deux matériaux de prédilections. Ces deux éléments synthétiques sont auto-­‐générés et transformés via l’informatique pour parfois obtenir des textures organiques, de manière aléatoire. D’une fréquence pure et stable et d’un nuage de grains naît alors une sculpture, un landscape sonore.

 

 Les tentatives de concrétiser physiquement ou sur le plan sonore un réseau et ses échanges parsèment le travail des deux artistes.

 La question de l’énergie et surtout du mouvement qui s’opère au sein de ces réseaux est palpable dans les installations d’élastiques  d’Anne-­‐Flore et les textures en perpétuel mouvement qui jonchent les pièces de Nicolas.

 

En pénétrant dans l’installation, le public la nourrit, la fait vivre. Le passage des corps provoque des accidents, des accélérations et des ralentissements dans la production d’informations. Focalisation sur un noeud d’un immense réseau imaginaire en perpétuelle régénération. Saturation du réseau, mouvements d’informations, etc.

Emergence, véritable émanation d’un résultat inattendu en fonction de la pièce, du temps, des accidents provoqués par le public."

 

(source: dp de l'exposition)

 

"Entrelacs"- Anne-Flore Cabanis et Nicolas Charbonnier -

Du 1er au 16 septembre 2012

vernissage le 6 septembre

Galerie Talmart

22 rue du Cloître St Merri- Paris 4

www.talmart.com

 

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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 00:00

Cet homme est grand!

 

mulatu.jpg

 

Sublime concert le 22 juillet 2012 au Parc Floral de Paris

 

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 23:55

J'aurai dans les semaines à venir l'occasion de reparler de ce salon, réunissant 22 designers textiles, et dont je suis commissaire pour la partie "exposition".

3 espaces, espace professionnel à accès privé, shop et exposition, donc, dans un espace de 200m2, dans un tout nouveau lieu à Montreuil dont je parlerai bien sûr très bientôt. Pour la première fois cette année, le 22DesignersShow sera ouvert au grand public.

Ce sera la double occasion de découvrir une autre forme de création contemporaine, flirtant bien souvent avec l'art contemporain et ici, avec l'installation, et notamment au travers du "speed motif", sorte de jeu contre la montre où les designers entreront en compétition pour créer les motifs les plus fous, mais aussi de venir voir ce nouveau lieu qui va compter, un espace de 1700 m2 entièrement dédié à la création!

 

ce sera ICI, au 135 boulevard de Chanzy à Montreuil (métro Croix de Chavaux ou Robespierre, ou bus 102)

du 5 au 14 octobre 2012 - Vernissage public le 5 octobre à partir de 17h avec une performance culinaire de Bruno Vialat (que je recommande chaudement pour avoir déjà testé)

 

Les 22 designers:

La Maison de Liouba, Leitmotiv, Claire Leina, CDMB Designers, Jeanne Boyer, Nanük Design, Alice Leblanc Laroche, Hélène Barrier, Mass Confusion, Négare, Studio Lalo Retsgen, Céline Chapelain, Lyida raev, Pica Pica, The Viola Institute, Marie Wagner, Julien Colombier, Tristan Bonnemain.

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 23:50

Il y a les traditions qu'on subit et celles qu'on crée, avec délice. Chez nous, depuis des années, le 14 juillet, ce n'est ni feu la garden party, ni les merguez sur le balcon, ni la caserne de pompiers et ses lampions, ni la descente de la 42ème DB sur les Champs-Elysées, c'est Comédie Française, pour la traditionnelle matinée gratuite, dont la représentation s'achève non moins traditionellement par une Marseillaise écoutée de bon coeur, la main sur le coeur.

Et cette année, on a été vernis, le "Fil à la patte" de Feydeau, monté par Deschamps et servi par de brillants comédiens, fut un régal.

Force est de constater qu'au Français, on porte le talent très haut.

Depuis plusieurs années, on est fan de Thierry Hancisse (dont je découvre qu'il a des fans tels que des blogs entiers lui sont consacrés), qui campe ici un général sud-américain à pleurer de rire. Ah ces comédiens belges, d'Olivier Gourmet à Benoit Poelvoorde en passant par Jérémie Regnier ou François Damiens, ils sont très forts!

Et impossible de résister à la folie de Christian Hecq, extraordinaire Bouzin - qui devient d'ailleurs ici le personnage principal de la pièce-, rôle pour lequel il a remporté un évident Molière en 2011.

Vive la Comédie Française! Vive la France! :)

 

 

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