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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 10:40

Un petit rappel...

 

Il est encore temps d'aller voir l'exposition "Noir Clair", commissariée par Barbara Polla et Victor de Bonnecase, dans le très bel espace de la Galerie Vanessa Quang, rue de Beauce (petite rue perpendiculaire à la rue de Bretagne, dans le Marais)

17 artistes, des oeuvres tournant autour du dessin ,dans une réflexion sur la déclinaison du noir, comme couleur , matière, humeur, processus sensible, spirituel, ou intellectuel.

 angelsblack

On y trouve, entre autres, un ensemble d'oeuvres de mounir fatmi, dont de très beaux dessins autour de la figure de l'ange, quelques belles pièces de Françoise Petrovitch, et, à l'étage, une très surprenante et tout à fait réussie installation de Julien Serve, "une journée parfaite"

 

c2a9julien-serve-expo-noir-clair-c2a9galerie-vanessa-quang-.jpg

 

Jusqu'au 10 novembre, galerie Vanessa Quang, 5 rue de Beauce - Paris 3ème

(photo 1: m.fatmi, photo 2: J.Serve)

 

L'exposition "Ego Factory" de Corine Borgnet fermera ses portes le 24 novembre, par une vente aux enchères et une soirée "Rumba" -dixit Corine-  L'occasion d'aller y découvrir son remarquable travail ou d'y retourner...

 

corine visuel expo

 

A Montreuil, 67 rue Désiré Chevalier

 

Et encore largement temps d 'aller découvrir, à la galerie Bertrand Baraudou, l'exposition personnelle de Emmanuel Régent, "Le triangle de Vespucci", jusqu'au 8 décembre

 

regent

 

Galerie Bertrand Baraudou, 62 rue St Sabin, Paris11ème

jusqu'au 8 décembre 2012

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 09:08

Même endormi, Salman Rushdie est apparemment toujours un danger !

 

La preuve en image:

 

sleep-fatmi.jpg

 "sleep" - mounir fatmi, 2005-2011

 

Mauvaise passe (ou non) pour mounir fatmi, dont l'oeuvre "Sleep", vidéo montrant des images numériques de Salman Rushdie endormi, vient d'être refusée, ou "censurée", si on entend par là qu'elle devait être présentée dans le cadre de l'exposition "25 ans de créativité arabe", qui ouvre la semaine prochaine à l'Institut du Monde Arabe, et ne le sera pas, parait-il selon la presse remplacée par l'oeuvre retirée à Toulouse la semaine dernière! Allez comprendre...

 

On est étonné de ce qu' une oeuvre montrant Salman Rushdie assoupi puisse encore provoquer, presque un quart de siècle après les Versets Sataniques, un tel malaise, dans un lieu qui n'est pas une obscure officine islamiste mais une prestigieuse vitrine de la Culture du Monde Arabe.

 

Soit dit en passant, j'ai lu quelque part que la prime offerte pour la mise à mort de Rushdie avait été augmentée le mois dernier, suite à la diffusion sur le net du film à la con L'innocence des musulmans, s'élevant maintenant à plus de 3 millions de dollars. A ce tarif, l'argent et la religion ont la même odeur d'opium, non?

 

On est étonné que cette oeuvre ait pu être montrée dans les conditions les plus paisibles dans cette bonne ville de Charleroi (Belgique) pas plus tard qu'il ya quelques jours, dans le cadre de l'exposition "Intranquillités" au BPS22, sans que personne ne s'en émeuve...La province du Hainaut plus courageuse (ou moins paranoïaque) que l'IMA?

 

Il y a quelques années, je me souviens avoir écrit les premières lignes sur ce projet, je disais:

 

"Depuis 2005, mounir fatmi développe un projet baptisé « Sleep », en référence directe au film expérimental pop et minimaliste d’Andy Warhol qui, en 1963, montre durant 6 heures l’image continue du poète John Giorno en train de dormir.

32 ans plus tard, mounir fatmi cherche à réactiver ce dispositif, la figure du dormeur incarnée aujourd’hui par Salman Rushdie en modifiant la perception. Du sommeil « obsolète » de John Giorno devant la caméra de Warhol, le repos de l’écrivain britannique, dans son contexte litteraire et polémique, se fait nécessaire et paradoxal.

Le « Sleep » de mounir fatmi (titre provisoire) suggèrera l’ambivalence de cet abandon physique, tranquille et intranquille à la fois. Compte-tenu des menaces qui pèsent sur sa vie depuis tant d’années, plonger dans le sommeil reste une manière pour Salman Rushdie de se mettre en état de vunérabilité. Mais dans le même temps, ce temps d’inconscience accordée exprime force et confiance : le sommeil du juste.

Depuis 2005, l’artiste a tenté à maintes reprises de rentrer en contact avec Salman Rushdie, sans succès. Face à la difficulté que représente une telle rencontre, eu égard au secret qui entoure l’écrivain, mounir fatmi a opté, afin de réaliser cette vidéo performance, pour la technologie de l’imagerie numérique en 3D, avec laquelle il a commencé à réaliser un certain nombre d’images."

 

Cette oeuvre, sur laquelle l'artiste travaille donc depuis des années, est-elle censée enjoindre aujourd'hui les intellectuels arabes à se réveiller? De quoi l'IMA a-t-il donc peur? Que Rushdie se pointe au vernissage pour contempler son double numérique?

 

Mystère, mystère...

 

Et quelles autres oeuvres, jugées trop polémiques - étonnant pour un lieu qui monta l'année dernière "Résistances", en hommage aux printemps arabes - sont ou vont passer à la moulinette de la nécessité d'apaisement , ou de la bien pensance?

 

(soit dit en passant - bis-, mounir fatmi n'a jamais rencontré Rushdie alors que selon la légende, moi, si.)

(soit dit en passant -ter-, les gens qui dorment, c'est le top de la hype en ce moment, non? Pour ma part, après Stefano Cassetti inconscient dans la cave de la Galerie Talmart pendant la Nuit Blanche, j'embraye sur un projet d'exposition intitulé "Beyond my dreams", et là  encore, promis, y aura des dormeurs! Rien de tel qu'un sommeil bien profond quand partout le monde s'agite follement...)

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 00:18

La performance "L'Offrande", de Stefano Cassetti s'est déroulée dans la nuit du samedi 6 octobre, Nuit Blanche parisienne...Merci à tous ceux et celles qui y ont participé.

 

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"Ma couche", 2010 - Oeuvre de Yveline Tropéa au rez-de-chaussée

 

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Il fallait être un peu patient pour accéder à la performance...Merci à ceux qui ont su attendre...

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 09:27

Vendredi 5 octobre, vernissage de "Repeat me", le Pattern show du 22DS, qui inaugure, d'une certaine manière, l'ICI, lieu de soutien de la création contemporaine, sur l'initiative de Christine et Nicolas Bard, bien connus à Montreuil pour leur "activisme" pro-montreuillois (MadeInMontreuil, c'est eux!)

 

 

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 Frédérique Vernillet sur fond de son installation

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 Negare

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 Leitmotiv

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 La maison de Liouba

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Merci à Laurent, David, mais aussi Pierre et German pour leur aide, d'une manière ou d'une autre, pendant le montage de cette exposition...

 

Repeat me Pattern Show - Jusqu'au 14 octobre 2012- A l'ICI - 135 Bld de Chanzy- 93100 Montreuil

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 00:28

 

defile-1.jpg

 

Le défilé-performance de Majida Khattari s'est déroulé Place de la Concorde, ce samedi 6 octobre, dans le cadre de la Nuit Blanche parisienne.

A cette occasion, une plaquette a été publié, avec mon texte, que voici:

 

Dans la scène inaugurale du film de Roger Vadim « Et Dieu créa la femme », les courbes du corps nu de  la Brigitte Bardot de 1956 se dessinaient derrière un voile, drap blanc tendu entre le regard de Curt Jurgens et la nudité de la jeune femme. Voile virginal de pudeur posé sur l’ l’héroïne, équivoque érotique de ce corps dissimulé au regard, nourrissant  fantasme et  désir – il la sait nue sous le voile- : ce portrait de femme, créée par Dieu et la magie du cinéma, il y a plus de cinquante ans, attira tant les foudres des ligues de vertu que les spectateurs furent menacés d’excommunication et que le Vatican, lors de l’Exposition Universelle de 1958, choisit l’image de l’actrice comme incarnation de la luxure. Sans réelle intention, l’auteur de ce film opposait à une vision intégriste du corps féminin comme objet diabolique, celle d’un féminisme « dangereusement » féminin, incarnation originelle de l’émancipation et de la liberté sexuelle, théorisées quelques années plus tôt, avec scandale, par Simone de Beauvoir. Une femme nue et un voile.

 

Dans le défilé-performance « Ceci n’est pas un voile », des femmes défilent, peut-être nues, entre deux rangées de voiles, foulards de soie colorés et richement calligraphiés en arabe. Le titre, clin d’œil au surréalisme magrittien, recadre ainsi l’action dans l’histoire de l’art, tout en avançant l’idée que le voile islamique, dont il serait question ici, pourrait se dédramatiser en accessoire de mode.

Majida Khattari reprend ainsi à son compte le titre de l’œuvre de Magritte à laquelle elle se réfère, « la Trahison des images ». Donnant à voir un énoncé contestant « l'identité manifeste de la figure et le nom qu'on est prêt à lui donner. »*, son action appelle à une réflexion sur la sémiologie de la représentation dans le monde contemporain, et dans ses proliférations médiatiques instrumentalisant le corps des femmes.

 

Majida Khattari a souvent montré, dans des défilés-performances dramatiques et dramaturgiques, jouant de vêtements-sculptures comme autant de manifestes, la souffrance et l’aliénation des femmes entravées par les burqa, hijab et autres niqab.  Autant de démonstrations de l’ oppression , de l’ enfermement auxquelles elles sont soumises. L’artiste surmonte ainsi la difficulté d’évoquer le corps féminin dans l’Islam, y compris à travers l’art – comme le montrait avec humour le vêtement « Louvre- Abu Dhabi ».

Artiste engagée, et féministe, Majida Khattari a bien des raisons objectives de fonder son travail sur une réflexion à propos de ces centimètres de tissu qui séparent la femme voilée d’elle-même, qui protègent et/ou soustraient, dans toute l’ambivalence de sa fonction, son corps et son visage au regard des autres, régénérant sans cesse cette dialectique pornographique, du visible et de l’invisible, de la présence et de l’absence, de l’interdit et du désir, telle que nous le decrit Gombrowicz..

Mais pour elle, le problème du voile islamique, qui agite tant la classe politique française, réactivant les conflits autour du sens de la laïcité, des  crispations identitaires nourries de peurs primitives, n’est qu’une sorte d’épiphénomène.  Son travail ouvre à un questionnement plus vaste :  la dimension profondément politique du corps de la femme , à travers les violences qu’ il subit.

Car ce phénomène d’enfermement du corps des femmes, nous dit-elle, n’est pas seulement liée au voile. La dictature du visible, l’impérialisme de la norme et du modèle, systématisé par l’industrie de la mode, pèsent sur les femmes, au travers du regard des hommes, mais aussi de celui qu’ elles portent sur elles-mêmes. Ces modèles d’aliénation sont amplifiés, par le prisme des médias, et génèrent une culture schizophrène, à la fois puritaine et cynique, véhiculant rêves et obsessions de désincarnation, d’atemporalité,  de vérité absolue, en même temps qu’ individualistes et dogmatiques.  

 

« Ceci n’est pas un voile » joue, ici avec  légèreté, sur ces multiples tableaux. Si le défilé-performance évoque la question du voile musulman en le détournant, le ramenant à hauteur d’un objet possible de mode, il est aussi un hommage au cinéma, aux femmes et à l’art. Hommage, ainsi, à Daniel Buren, dont la création de foulards chez Hermès en 2010 lui avait donné envie de travailler le carré de soie. Ici tendus comme évoquant ses palissades et la rue, qui fut son premier atelier, et reprenant dans leurs fonds graphiques les célèbres et désormais iconiques rayures  de l’artiste français.

 

Un défilé sans robes, comme un paradoxe : les femmes qui déambuleront entre les voiles seront libres, libérées de toute parure, délestées de toute robe-manifeste, simplement coiffées d’un foulard, clin d’œil à la mode et à l’histoire de l’élégance, noué à la Grace Kelly, à la Brigitte Bardot, à la  Liz Taylor ou à la Jackie Kennedy.  Les voiles, qui ne sont pas des voiles, occulteront leurs corps au regard des spectateurs, créant une tension peut être  érotique, présupposé sexuel déjà polémique. Questionnant  le statut et l’image des femmes, ce défilé d’un autre genre suggérera ainsi que les totalitarismes insidieux ne se glissent pas que dans les préceptes théologiques.

 

* « Ceci n'est pas une pipe: Sur Magritte » - Michel Foucault – 1973, Ed.Fata Morgana

 

 

Quelques images du défilé

 

 

 

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 00:05

Vernissage ce jeudi 11 octobre de l'exposition de Amina Benboucha et Younès Atbane (vidéo) à la Galerie Talmart

 

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"Explorer les règles et les codes de la peinture, en rechercher les limites ou les transgresser. Tentative de réinterprétation du monde 

et de ses signes, la peinture d’Amina Benbouchta est loin de toute séduction, de toute couleur esthétisante et dérange volontairement quelques a priori du goût. Elle est sur ce fil où ce serait avec le moins qu’elle parviendrait à dire le plus, pour ne parler que de l’acte de peindre lui-même et de son rapport aux questions existentielles, à l’intranquillité fondamentale de la vie. Amina Benbouchta nous fait entrer dans un univers mental où nous percevons les traces identitaires ou mémorielles, mais aussi celles d’un geste qui vient du corps archaïque libéré. C’est l’équilibre entre codes assumés et transgression qui donne à son travail, dans cette partie du monde où elle le réalise, son originalité et sa pertinence… En 2009 elle montre à la Villa des arts de Casablanca un ensemble de pièces réalisées spécialement pour l'exposition «Passerelle VII Lisières et débordements» : un immense coeur noir, une installation de petits lits de fer et une coulure noire très remarqué sur l'escalier monumental en marbre blanc de la Villa. Dans ces derniers travaux, les éléments symboliques de sa peinture s'affranchissent de l'espace du tableau pour envahir l'espace d'exposition en des installations inquiétantes et poétiques."

 

  Bernard Collet

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 11:25

Nouvelle exposition personnelle de Lionel Scoccimaro, artiste dont j'apprécie le travail et que j'ai pu exposer plusieurs fois, ici à la Galerie Olivier Robert, Paris

 

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New order (détail),  2011
bois, inox et aluminium laqué,  130 x 200 cm


"Sérendipité", ou La nécessité du voyage

vernissage jeudi 18 octobre

Exposition jusqu'au 26 novembre

Galerie Olivier Robert

5, rue des Haudriettes 75003 Paris

www.galerieolivierrobert.com

 

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 11:19

Nouvelle exposition personnelle de Sylvain Polony à la Galerie Charlotte Norberg

 

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Exposition jusqu'au 3 novembre 2012

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 10:25

Emmanuel Régent poursuit sa successful trajectoire, avec une belle exposition personnelle au MAMAC de Nice!

 

SORTIR DE SON LIT EN PARLANT D'UNE RIVIÈRE (dernière définition)
Exposition individuelle du 13 octobre 2012 au 27 janvier 2013 
Vernissage le vendredi 12 octobre à partir de 19h
 

 

Nébuleuse bleue, 2012, peinture acrylique poncée sur toile, 30 x 40 cm
 
Galerie Contemporaine du MAMAC
Musée d'art moderne et d'art contemporain 
Place Yves Klein
06364 Nice
mamac@ville-nice.fr - www.mamac-nice.org 
Ouvert tous les jours de 10h à 18h - Entrée libre
 
 
Un catalogue paraîtra à cette occasion. 
Sortir de son lit en parlant d'une rivière, Ed. Cudemo
Textes de Rebecca François, Patrice Joly et Gilbert Perlein
 
 
Et aussi, à Paris, Galerie Baraudou, ex-Espace à vendre:
 
LE TRIANGLE DE VESPUCCI 
Exposition individuelle du 20 octobre au 08 décembre 2012
Vernissage le vendredi 19 octobre à partir de 19h
 
 
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Galerie Bertrand Baraudou
62 rue Saint Sabin - 75011 Paris
Ouvert du mardi au samedi de 14h à 19h - Entrée libre

 

 
 
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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 10:06

On en a moins parlé que de l'histoire du pain au chocolat de Copé, mais voyons ceci:

 

printemps-de-septembre.jpg

 

mounir fatmi a été contraint de retirer sa projection vidéo sur les trottoirs du Pont-Neuf à Toulouse, jugée polémique...

"Technologia" , présentant une projection animée sur le sol de versets calligraphiés du Coran, se serait inopinément mis en marche et, le protocole de médiation et d'encadrement de l'oeuvre n'étant pas activé, des gens auraient marché dessus, provoquant l'ire des passants musulmans. "On marche sur le Coran". Quelques sms et tweets plus tard, rassemblements, débuts de violences, etc...On retire l'oeuvre.

 

Les manifestants auraient pu être choqués par une dimension supposément critique de cette oeuvre...Par exemple, le rapport avec les rotoreliefs de Duchamps, laissant peut-être émerger la dimension hypnotique voire hallucinatoire du Verbe...Ou alors par le rapprochement qu'a pu faire Fatmi entre ce type d'oeuvre et les Temps Modernes de Chaplin, rendant possible une interprétation critique, là encore, qui sait, et si la religion était une mécanique oppressive contre les individus?

 

Mais point de tout ceci. D'abord parce que l'oeuvre de Fatmi n'a jamais été présentée autrement que comme hommage à la beauté de la calligraphie arabe et plongée au coeur de la lumière dans laquelle pourrait nous aspirer le Verbe d'essence divine.

Rien de très blasphématoire on en conviendra..

Ensuite, parce que ce sur quoi ont par erreur marché des passants, c'est un bout de trottoir, la lumière projetée étant par définition immatérielle, on a marché sur...rien du tout, une simple représentation projetée, un artefact de...

Bref.

 

Que dire, sinon cette impression que faute d'autre chose, on assiste à une sorte de "réflexe d'indignation" pour un oui pou un non et souvent pour n'importe quoi, que tout est potentiellement le catalyseur , le prétexte, d'une violence qui ne demande pas grand chose pour exploser, voire, qui n'attend que ça...réflexe paranoïaque...

Que dire, sinon la bêtise et le manque de culture les plus crasses...

Que dire, sinon, Mounir remballe tes spots, crois-le ou non, le 21 ème siècle ne sera pas l'autre Siècle des Lumières...

 

Photo: "Technologia" - crédit photographique: Nicolas Brasseur - Le Printemps de Septembre, 2012

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