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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 11:24

La Ville de Montrouge présente « Agorà », la nouvelle édition de l’exposition internationale MINIARTEXTIL. Des mini-textiles aux installations monumentales, l’art textile tisse sa toile au cœur de la ville…

 

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Désormais incontournable dans le calendrier des amateurs d’art textile, des collectionneurs, des passionnés de déco et de mode, et des curieux avides de nouveautés, l’exposition Miniartextil, venue de Côme en Italie, explore chaque année la créativité infinie d’artistes sélectionnés dans le monde entier. Des mini-textiles de 20 cm3 aux plus spectaculaires installations, près de soixante artistes rivalisent d’imagination, de savoir-faire, d’esprit novateur et de liberté, pour offrir le plus passionnant des panoramas de cet art du fil !

Cette « Agorà » contemporaine, thématique retenue cette année pour la collection de mini-textiles présentés, constitue un vaste forum dans lequel fourmillent en toute liberté les formes et les idées !

L’exposition est accueillie, pour sa seule et unique date en France, dans le plus beau des écrins : le Beffroi, nouveau lieu culturel de la Ville de Montrouge.

 

Matières naturelles ou industrielles, à la croisée de l’art, du design et de la mode : toutes les facettes de l’esthétique contemporaine ont rendez-vous à Montrouge !

  

Miniartextil offre un véritable concentré d’art textile, dans tous ses états ! Avec Miniartextil, le visiteur pénètre au cœur des matières, là où se brouillent les frontières entre l’artisanat, l’art et le design, le néo-textile, la science et la mode. Surprenantes, poétiques, esthétiques, les œuvres produites marient avec intelligence et élégance savoir-faire ancestraux et utilisation innovante de matières, de fibres ou de tissages, qu’il s’agisse de pellicule à rayon X, comme chez Maja Gecic, de tulle métallique, d’aluminium, ou encore de fil électrique, comme chez Gyongy Laky… Découvertes innovantes, rencontres étonnantes, dialogues visuels inattendus, confrontations et échanges… Tous les ingrédients sont réunis pour que cette 9e édition annuelle, unique étape en France après Côme et avant Venise, soit à l’image du thème choisi : la plus belle des « Agorà ».

 

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Un nouvel « écrin » pour Miniartextil

 

Cette année, pour mettre l’art au cœur de la vie sociale et créer toujours plus de liens avec le public, l’édition montrougienne de Miniartextil s’installe pour la première fois au Beffroi, bâtiment patrimonial nouvellement restauré et désormais haut lieu de la vie culturelle à Montrouge, dans un espace lumineux de 1 000 m2.

 

Un forum textile cosmopolite

 

Au travers de 54 œuvres « mini-textiles », tenant chacune dans un volume maximal de 20 cm3 - un concept inédit -, et de plusieurs installations « maxi-textiles », se croisent et dialoguent, dans toutes leurs diversités. Le regard des artistes se tourne vers le monde qui les entoure et ce que leur inspire cette « Agorà » contemporaine, à l’image rayonnante d’une Assemblée imaginée par Mai Tabakian, du cosmopolitisme incarné de l’installation de Mahé Boissel, de l’impressionnant collage de Nathalie Boutté ou du labyrinthe de Nylon de l’artiste japonais Kyionori Shimada. Autant de manières d’exprimer comment les Agoras contemporaines se jouent dans les communautés virtuelles, combien habiter ensemble la ville reste une aspiration essentielle, ou comme la liberté est toujours à préserver ou à conquérir…

 

Cette année, Miniartextil fait aussi dans la dentelle !

 

En parallèle des œuvres de mini-textiles et des grandes installations présentées, la dentelle s’invite cette année à Miniartextil comme la promesse d’un rêve de sensualité et de raffinement ! L’exposition propose en exclusivité à Montrouge un focus sur ce textile, dont la réalisation requiert haute technicité et minutieux savoir-faire. Comme le veut la tradition, Miniartextil se placera sous le parrainage prestigieux d’un artisan d’art reconnu. Jean-Claude Pluchart, dessinateur au sein de la prestigieuse maison de dentelles Solstiss, a accepté l’invitation. Le Musée de la dentelle de Caudry sera partenaire du projet et mettra à la disposition de la Ville de Montrouge ses collections de dessins et cartons de dentelles.

 

Le « Prix Montrouge » souffle sa 2e bougie

 

Pour la seconde année, un « Prix Montrouge » est décerné à un artiste de Miniartextil, dont l’œuvre est acquise par la Ville de Montrouge et rejoint les collections municipales. Il est attribué cette année à l’artiste italienne Flavia Eleonora Michelutti pour son œuvre mini-textile « Primavera araba revolution », une évocation du Printemps Arabe et de tous les espoirs de démocratie qui s’y sont tissés.

 

Montrouge renouvelle et étend son parcours « OFF » à Paris

 

Miniartextil reconduit son parcours « Off », initié en 2012, avec la collaboration de galeries parisiennes partenaires, mettant en avant d’autres oeuvres des artistes participant à l’exposition durant le mois de février 2013.

 

Paris 3e

 

La galerie Lisette Alibert renouvelle son partenariat avec Miniartextil pour cette 2e édition du parcours off.

26 Place Vosges - 75003 Paris - www.lisettealibert.com

 

La librairie & café littéraire italienne Marcovaldo invite Mimmo Totaro, artiste et fondateur de Miniartextil en Italie.

61 rue Charlot - 75003 Paris - www.marcovaldo.fr

 

Paris 7e

 

La Galerie Chevalier renouvelle son partenariat avec Miniartextil et présente cette année des oeuvres de quatre artistes : Manuela Conradt, Cristina Gamez Armas,Takaaki Tanaka et Tonje Hoydahl Sorli.

17 quai Voltaire - 75007 Paris - www.galerie-chevalier.com

 

Paris 8e

 

La BJ Art Gallery s’associe pour la première fois à l’événement et présentera des oeuvres de l’artiste Mai Tabakian.

45 rue de Penthièvre - 75008 Paris - www.bjartgalleryparis.com

  

 Paris 10 e

  

 La boutique-atelier  Dante & Maria rejoint également le parcours pour la première fois.  

3, rue de la grange aux belles – 75010 Paris - www.dantemaria.fr

  

Paris 11 e

  

 La Lili-Ubel Gallery présente l’artiste Nathalie Boutté, qui a participé au 57e Salon de Montrouge en 2012.  

42, rue de la Folie Méricourt – 75011 Paris - www.lili-ubelgallery.com

 

La galerie Yukiko Kawase  est la première galerie japonaise à entrer dans le parcours.

4 rue Auguste Barbier – 75011 Paris - http://yukikokawase.free.fr

 

Paris 12 e

 

L’Atelier du Génie

s’associe pour la première fois à l’évènement

28 passage du Génie, 75012 Paris - www.galerie-atelierdugenie.com

 

 

MINIARTEXTIL 2013

Exposition du 2 au 24 février 2013

Vernissage le vendredi 1er février à 19h / Preview presse de 12h à 16h

 Le Beffroi - 2, Place Emile Cresp - 92120 Montrouge

Métro : Porte d’Orléans (ligne 4)

 

Entrée libre – Tous les jours de 10h à 19h

Nocturnes les jeudis jusqu’à 21h

Visites-découvertes tout public : dimanches 3, 10, 17 et 24 février 2013 à 15h

Plus d’informations au 01 46 12 75 74 ou sur 92120.fr

 

 

CONTACTS PRESSE

Agence PopSpirit : Isabelle Vernhes

01 42 93 44 56 - 06 61 32 27 08 - isabelle@pop-spirit.com - www.pop-spirit.com

 

Photo 1: Mai Tabakian, photo 2: FE Michelutti

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 11:37

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A la galerie Talmart, à Paris, l’exposition « ARREST » présente une nouvelle série de toiles de l’artiste marocain Ilias Selfati. Accrochées en diptyques, les œuvres, dans lesquelles s’exprime, comme souvent, la fascination de l’artiste pour le noir, confrontent pour la première fois deux univers que l’artiste a certes exploré dans des séries de travaux passées, mais sans jamais les mettre ainsi en regard. Cette rencontre inédite ouvre alors à de nouveaux horizons de réflexion et inaugure une dynamique interne aux images et un sens qui se précise, un discours aussi. Par ce choix, davantage que purement scénographique, Selfati dévoile de manière plus explicite qu’il ne l’a jamais fait ce qui le préoccupe et l’agite, et le regard, d’homme engagé, qu’il pose sur le monde contemporain.

 

On reconnaît, bien sûr, en chaque volet des diptyques présentés, l’attention particulière que Selfati porte à la représentation de la nature, botanique ou zoologique. La figure animale, récurrente, comme par exemple la représentation du cheval, agit tant au niveau figuratif que dans sa dimension symbolique, la vie animale pouvant être imaginée –fantasmée- comme symbole de liberté mais aussi, dirons-nous, d’une liberté primitive, « sauvagerie sans intention ». Encore qu’il ne soit sans doute pas vain de rappeler que si ce cheval, que Selfati a pu peindre ou dessiner si souvent, est sans doute un des animaux les plus symboliquement chargés, depuis les mythes chtoniens jusqu’au récits initiatiques, il incarne néanmoins la domestication et la « sauvagerie domptée ».

 

Chez Selfati, ces figures ou motifs issus de son inclination pour la nature reviennent sans cesse ; mais les voici ici confrontés à des images nouvelles, comme un incessant ballet, un va et viens permanent entre deux types d’images liées entre elles par la forme en deçà, ou au-delà, des sens qu’elles semblent opposer.

 

Images exhumées de la mémoire, bribes de souvenirs, échos de son enfance, impressions.

D’abord, donc, les sensations au contact de la nature.

Et puis le noir, la puissance du  noir, sous toutes ses formes et dans toutes ses nuances. Voile de noir sur noir, ou noir profond sur fond clair, Selfati engage des jeux d’ombres, s’ingénie à des matités absorbant la lumière, des contrastes la restituant, des clairs-obscurs moins graphiques que délicats. « Le beau perd son existence si l’on supprime les effets d’ombre » écrivait Tanizaki*. Etrange fascination pour la beauté de l’ombre, pour un homme ayant vécu son enfance sous le « suaire blanc » de la lumière de Tanger, pour reprendre le mot de Pierre Loti ? Bien plutôt que les croisements des Orient, Selfati produit une esthétique nourrie de son cosmopolitisme, qui d’une manière ou d’une autre a appris la beauté des contrastes.

 

A ces images songeuses intimement liées au passé et à l’enfance, se juxtaposent d’autres images, de celles qui surgissent dans le monde médiatique dans lequel nous vivons, aussi évanescentes et fugaces que les impressions du passé peuvent s’avérer tenaces.

 

Depuis quelques années, Ilias Selfati archivait des photographies, la plupart issues de la presse quotidienne espagnole, montrant des arrestations, photographies le plus souvent prises sur le vif et sans qualité plastique, constituant ainsi le matériau qui allait lui servir pour « Arrest ». Passées au filtre de son énergie créatrice et de son art, ces images « documentaires »  d’arrestation, presque méconnaissables en tant que telles, se voient donc transvaluées plastiquement et esthétiquement, Selfati cherchant à en exfiltrer leur permanence.

On retrouve là ce qui parait s’affirmer comme une préoccupation majeure chez l’artiste. Dans la palette des noirs, des silhouettes se dessinent, presque minimalistes. Les formes archétypales, parfois au bord de l’abstraction, semblent aspirer à dégager une essence des formes, comme une tentative de saisir « l’essence même des choses », quelqu’en soient leurs variations réelles.

En territoire de reconnaissance, l’objet réel importe sans doute moins que la sensation de sa présence.

Dans la sobriété, la rigueur, des œuvres de Selfati se diffuse un essentialisme subtil,  ambitionnant de tirer les images hors de l’actualité, vers une forme de l’éternité.

 

Ce souci formel de l’artiste ne doit pourtant pas occulter la nature politique de la réflexion de l’artiste, mise ici en évidence par la présentation en diptyques des œuvres laissant en surgir avec clarté les antagonismes.

D’un côté, une représentation, récurrente dans l’œuvre de l’artiste, de la nature, perçue comme lieu par excellence du mystère, des mythes et des symboles mais également et surtout comme principe de protection, de pacification et de permanence.

De l’autre, montrant le fonctionnement des appareils répressifs étatiques en pleine action, la représentation paroxystique de la violence humaine, et en particulier, et ce n’est sans doute guère un hasard, de la violence instituée, impermanente et sujette à l’arbitraire.

Bien sûr, il faudrait éviter l’écueil du manichéisme en se figurant une nature dénuée de toute puissance destructrice et une humanité politique vouée au règne de la loi du plus fort, si une telle opposition des forces en présence ne mettait en lumière la question de l’intentionnalité de la violence de l’homme sur l’homme, des problèmes de pouvoir et de domination qu’elle soulève et dont le monde contemporain est loin de s’exempter.

Dans ces « arrestations », la contrainte des corps figurée par Selfati manifeste le fameux paradoxe de la répression étatique, dans le totalitarisme comme en démocratie, « violence légitime » dont les Etats détiennent le monopole, selon l’expression de Max Weber**.

Contre, tout contre, cette liberté contrainte par la probable nécessité d’un ordre que nous avons à produire, semble s’ériger pour Selfati celle d’une nature dessinée comme une utopie, ou qui (re)deviendrait une utopie nouvelle, un paradis perdu peut-être, qu’il s’agirait de reconquérir comme une nouvelle Arcadie.

 

Artiste engagé dans son temps, Selfati nous invite à observer le monde présent sous le prisme de son art, romantique à sa manière, plus mélancolique que nostalgique, d’un romantisme contemporain nourri de l’observation des dérives de nos sociétés, de la guerre à l’obsession de la sécurité, du terrorisme à l’impérialisme marchand contre le vivant.

 

* Junichiro Tanizaki, Eloge de l’ombre, 1933

** Max Weber, Le savant et le politique, 1919

 

"ARREST" - Une exposition de Ilias Selfati à la Galerie Talmart

Du 29 janvier au 9 février 2013 -

Vernissage jeudi 31 janvier à partir de 18h

22 rue du Cloître St Marri - Paris 4ème

www.talmart.com

 

Photo: courtesy Ilias Selfati

 

Texte réalisé à l'occasion de cette exposition

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 11:25

La nouvelle exposition en solo show,  "Dilemme", de Naji Kamouche commence le 24 janvier à la School Gallery, Paris.

A voir jusqu'au 9 mars!

 

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"Dilemme" - Naji Kamouche

School Gallery

81 Rue du Temple, Paris 3ème

Du 24 janvier au 9 mars 2013 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 11:24

En même temps, JE POSTE UNE VIDEO DE MARIAH CAREY, si ça c'est pas un signe (de la fin du monde)...

 

(vintage quand même)
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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 21:49

"Duos", c'est la nouvelle exposition à la Galerie Charlotte Norberg, qui se propose de présenter des "duos" inédits d'artistes, qui se connaissent ou se sont rencontrés à cette occasion pour la première fois.

 

"Ce projet d'exposition est né d'une envie qui m'est venue de ne m'occuper de rien.

Je rêvais que la galerie devienne un chapeau magique d'où sortirait quelque chose de beau, quelque chose que j'aimerais et que je n'aurais pas choisi.

Il se trouve que par essence une galerie est remplie de magiciens, car je crois que dans le fond c'est l'idée que je me fais des artistes, mais cette fois ce n'est pas moi qui règlerai le numéro.

C'est ainsi que les artistes de la galerie vont se produire sous vos yeux en duo, par deux ils se sont choisi, chacun a découvert l'atelier de son partenaire, a parfois même découvert son partenaire.

 

Je leur livre la galerie et je vous invite à me rejoindre au rang des spectateurs."

 

Charlotte Norberg

 

Les DUOS:

 

Sylvain POLONY + Benoît CARPENTIER+ Anne EMERY + Anne GUILLOTEL+ Dorin CRETU + Juliette JOUANNAIS+ Pascale CONSIGNY + Laurent ESQUERRE

 

A découvrir à partir du 8 décembre et jusqu'au 16 janvier 2013

Galerie Charlotte Norberg

74 rue Charlot, Paris 3ème

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 21:30

Il y en a qu'un air ambiant de 28° au mois de Décembre fait rêver (moi pas): pour ceux là, direction Miami, avec au programme la nouvelle édition de Art Basel Miami Beach!

 

A l'occasion de le preview VIP de Art Basel Miami, Zeus fera une performance,  Liquidation of the YES symbols, et exposera sur le stand de la De Buck Gallery (Booth C24)

 

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On y trouvera aussi

 

mounir fatmi, exposant avec la Goodman Gallery de Johannesburg

 

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ou Leo Chiachio et Daniel Gianonne avec la galerie Ruth Bencazar (stand B23)

 

 

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 09:55

Isabelle Lefort, directrice de la Galerie Mondapart, avec laquelle je vais collaborer pour la première étape de l'exposition "Beyond my dreams" en avril 2013, organise au 59Rivoli une exposition collective, "la peau de l'âme", avec Sandra Krasker, artiste que je suis, ai exposé et ré exposerai bientôt, ainsi que Sophie Sigorel et Ulrike Bolenz.

 

A découvrir à partir du 21 novembre!

 

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"La peau de l'âme" - 59Rivoli

59 rue de Rivoli, Paris 1er

Du 22 novembre au 2 décembre 2012 - Du mardi au dimanche de 13h à 20h

 

photo: Sandra Krasker - Triptyque “Dignité”, 3 peinture chacune mesurant, 2m15X1m, acrylique, sanguine, gesso sur toile sans châssis

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 09:05

Cela faisait plusieurs années que Vincent Creuzeau n'était pas sorti de son atelier pour accrocher ses oeuvres aux cimaises d'un lieu d'exposition. Voici la chose réparée.

L'exposition aura lieu du 17 au 24 novembre 2012, à La Blanchisserie, 24, rue d'Aguesseau, à Boulogne Billancourt (Metro Jeau Jaurès-Ligne 10), une ancienne blanchisserie, donc, au cachet évoquant les ateliers d'artiste d'antan.

 

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A l'occasion de cette exposition, un catalogue bilingue frnaçais-allemand est publié, dont j'ai rédigé la préface, que voici:

 

 

« Peindre n'est pas une activité désuète »

Gerhard Richter

 

 

L’exposition des œuvres de Vincent Creuzeau qu’accompagne cet ouvrage ne se présente pas comme une « rétrospective », en cette manière classique d’explorer au fil de la chronologie les différents travaux de l’artiste marquant ses évolutions et ses revirements.

Pourtant, Vincent Creuzeau peint et expose ses œuvres depuis plus de trois décennies et puis, au mitan des années 90, ses paysages abstraits furent l’objet de plusieurs expositions.

On serait alors tenté d’en déduire aujourd’hui que tout est parti de là, du paysage, pour remonter ensuite dans des sphères plus abstraites, comme s’il avait fallu, avec le temps, épurer et épurer encore, se débarrasser de l’anecdote, pour ne retenir que l’essentiel et dépasser l’indépassable, franchir et s’affranchir de la ligne d’horizon.

Cette ligne par laquelle le peintre commençait le tableau, placée au deux tiers de la toile, horizon imprécis mais suffisant pour que, les couleurs s’organisant, denses et épaisses déjà, de part et d’autre, ciels et terres se donnent à nos regards. Il fallut de nombreuses années, confie l’artiste, pour que cette ligne d’horizon s’estompe, faisant disparaître du même coup la reconnaissance immédiate du paysage, pour que, libérée de la représentation, même minimale -une ligne qui suffit à dire « paysage » – la toile ouvre à d’autres espaces, et d’autres temps, plus infinis encore.

Pourtant, les techniques et procédés utilisés par Vincent Creuzeau depuis de nombreuses années constituaient de solides indices pour saisir ce qui le motive depuis toujours. On développera cela pas à pas.

D’abord, un lent et résistant travail de recouvrement par couches successives de peinture à l’huile, matériau de patience par excellence qui exige, plus que tout autre technique, un « temps du faire ». Il faut que l’huile sèche, que le tableau prenne corps, dans ses empâtements, jour après jour…

La question de savoir si il est « contemporain » ou non de peindre à l’huile ne se pose pas ici: c’est un choix, un rapport au monde. C’est aussi, peut-être, une forme de repli, ce qui ne signifie ni passéisme, ni volonté de se confire dans l’histoire de l’art, même si, de toute évidence, Vincent Creuzeau aime la peinture, son histoire et ses représentants, comme en atteste, par exemple, quelques œuvres,  hommages à peine dissimulés aux merveilleux Nymphéas de Monet et à ce que la peinture de Monet a pu apporter de fondamental à l’art abstrait.

Peindre à l’huile est une attitude, une manière de se poser dans ce monde, d’imposer la pause et le recul, une sagesse presque.

A la façon d’Eugène Leroy, dont la filiation tutélaire avec le travail de Creuzeau est tentante, des mois, voire des années, sont parfois nécessaires pour « finir » une œuvre, y revenant sans cesse, un jour ou l’autre, pour ajouter une couche encore, ou la dernière…

Vincent Creuzeau est, si l’on veut, un « matiériste », à sa manière, attaché à la lente maturation de son œuvre, soucieux d’ « apprendre » à habiter l’espace de la toile de sa matière picturale, sédimentée dans ses stratifications colorées, strates parfois invisibles sous celles qui les ont recouvertes, parfois affleurant dans les transparences … Et si les couleurs adviennent en montée chromatique au travers des couches d’huile, point ici de sfumato ou autre délicatesse. Il y a résolument une présence terrienne dans la peinture de Creuzeau, une subsistance, sans doute,  de son goût pour les matières vivantes du paysage, terre, ciel, eau…

 

La densité et le poids des matières superposées forment une croûte consistante sur la toile, suggérant la rugosité d’une peau épaisse, ou une géologie presque volcanique, lourd tapis de cendres en concrétion, colorées mais à la vivacité apaisée, assourdie, comme s’il fallait contourner la séduction immédiate des couleurs trop vives, indice encore d’une aspiration autre.*

Malgré le volume texturel ainsi donné, la démarche de Creuzeau ne s’inscrit pas dans une recherche de débordement sculptural, dans une notion de peinture-sculpture ou d’objet. Il est peintre avant tout, peintre absolument, bel et bien engagé dans le plan unique du tableau et de ses épaisseurs enfouies, dans des dimensions in fine moins spatiales que temporelles d’oubli, de retour, d’irréversibilité…Son travail ressort d’une sorte d’archéologie, peut-être serions-nous tentés de lire ses tableaux comme des palimpsestes contemporains, nous invitant à en élucider le mystère et l’histoire. Mais, dans le silence de ce face à face, le spectateur aux prises avec l’image qui se dresse devant lui, corps à corps dans lequel rien n’est donné ni aucune effraction possible, l’opacité de la surface peinte se fait miroir, les chuchotements fictionnels se sont tus : restent la vibration, les émotions, la vie de l’esprit.

 

En quête, avec toute l’obstination qu’un peintre dévoué à son art peut nourrir, de ce « presque rien », pour reprendre l’expression de Jankélévitch, qui sépare le pressentiment – plutôt que « l’image mentale »**- de l’œuvre, Vincent Creuzeau aura choisi d’évacuer le motif, concentrant son geste sur la matière et la couleur. Alors…Vincent Creuzeau pense à Bonnard, à ces tableaux de Bonnard d’où s’échappe la lumière et par-dessus tout, impression essentielle pour lui, la « vibration ». Cette vibration qui rend la peinture vivante, cette vibration comme une petite musique, presque imperceptible aux oreilles –aux yeux- trop impatients -. Il guette, peinture après peinture, le moment où s’élucidera l’énigme, où la « magie »** de la vision opèrera, où se rencontreront une forme, un support coloré et un œil, une sensation donc, puis un œil et un esprit, le moment, enfin, où profondeurs et épaisseurs deviendront profondeurs et épaisseurs vécues.

 

Le travail de Creuzeau est peut-être autant de l’ordre du rituel que de la gestuelle, habité d’une métaphysique de la peinture au-delà du fait du geste…

Tout dans son œuvre, et dans son attitude en tant que peintre, concourt à cet sorte d’éloge –« désuet ? » dénierait Richter, « obsolète », diraient les économistes-  de la lenteur, de la patience, de l’oubli et du retour, du temps (p)réservé à la pensée et à la méditation, de l’usage de la contemplation. Un parti-pris risqué en nos temps qui font de la frénésie et de la précipitation des vertus.

Il faudra faire l’effort de se délester de tout empressement, pour regarder ensemble puis séparément, avec attention et sans hâte, les peintures, dont la sérialité itérative participe, pour peu qu’on s’y prête, d’une mise en condition méditative.

Depuis ses quasi-monochromes des années 2000 jusqu’à ses œuvres les plus récentes, plus contrastées, seul le temps peut permettre de saisir comment Creuzeau remonte à la surface visible la « doublure invisible (…) qu’il rend présent comme une certaine absence »**.

Le temps de voir.

Mais plus encore, seul le temps, gagné ou perdu, à regarder un de ses tableaux libèrera notre perception du temps et de l’espace présents, temporalité atemporelle, absents à nous-mêmes dans cette épochè provisoire que constitue le moment de la contemplation. « Arriver à une espèce d'absence pour que la peinture soit totalement elle-même.» (Eugène Leroy)

 

Une peinture comme un oxymore : forte et sereine dans sa présence, mais toujours incertaine, dans la quiétude intranquille de celui qui poursuit sa quête malgré la certitude du chemin déjà sûrement accompli. Car Vincent Creuzeau sait combien le sentiment de la nécessaire incomplétude constitue le moteur de la création et que la résolution de cet oxymore – visible invisible, réel possible, absence présente…- dans une totalité – fût-elle « seulement » esthétique- ne sera jamais atteinte.

 

 

*On trouvera cependant dans ses petits formats des tentatives chromatiques plus radicales. Les œuvres de petit format occupent chez Vincent Creuzeau une place importante. Elles ne sont pas à interpréter comme des « essais » ou l’équivalent de « dessins préparatoires » mais font partie intégrante de son processus pictural. Cependant, dans ses tableaux grand format les plus récents, on assiste finalement à des montées colorées plus vives. Ici, les tableaux semblent comme des « murs », dont la verticalité ne serait possible que retenue par les épaisseurs de peinture, dans une matière picturale puissante, presque purulente.

**Maurice Merleau-Ponty - L’œil et l’esprit, 1960 – Ed.Folio Essais, 1985

 

"Vincent Creuzeau, peintre absolument"

DU 17 au 24 novembre 2012, de 14h à 19h tous les jours

La Blanchisserie - 24 rue d'Aguesseau - 92100 Boulogne-Billancourt

01 41 31 31 41

 

"Vincent Creuzeau, peintre absolument" - Catalogue bilingue français-allemand, avec des textes de Marie Deparis-Yafil et Stéphane Boulin - N° ISBN:

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 22:08

"On ne m'a jamais cité en ma présence" - reloaded-...

 

merci à Julie Crenn, auteur de l'article sur Arnaud Cohen, dans la revue Laura récemment sortie!

 

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Si on m'avait dit un jour qu'une de mes "oeuvres" serait un jour vendue aux enchères, je ne l'aurais pas cru! C'est pourtant ce qui risque de se passer lors de la soirée de finissage de l'exposition "Ego Factory", le samedi 24 novembre: Corine Borgnet liquide tout!

 

Donc, soirée de clôture "Ego Factory", avec vente aux enchères, dès 18h, de l'indispensable:

bétonneuse à 1 euro, chaussettes rouges à 1 euro, kit complet de maquillage pour peindre en jaune son boss, post-it, texte de Marie-Deparis-Yafil, donc, mise à prix: 5 euros...et bâche de l'apprenti, reprise à l'enchère actuelle...

 

Pré-enchères et enchères :

téléphoniques 06 14 67 84 49

par email audrey.pasquet@gmail.com

 

et sur EBAY:

 

http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=271100841607

 

http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=271100847364

 

http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=271100852118

 

http://cgi.ebay.fr/ws/eBayISAPI.dll?ViewItem&item=271100858857

 

Objets et toiles seront visibles dés 14 heures

La vente commencera à 19 heures

 

 

et soirée endiablée, nous promet-on, avec Nancy Murillo, à partir de 20 h 30!

 

Le tout au 67 rue Désiré Chevalier à Montreuil, samedi 24 novembre

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 11:13

Petite moisson de Novembre...

 

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Arnaud Cohen participe à l'exposition "Uploloload - Eloge de la réalité diminuée", à la Galerie 22,48 m2, sous le commissariat de Maxence Alcade et Caroline Delieutraz.

7 artistes réagissant autour de l'idée de l'échec programmé de la rematérialisation dans le monde "offline" des mondes numériques.

Avec Aram Bartholl, Emilie Brout & Maxime Marion, Thomas Cimolaï, Arnaud Cohen, Carloine Delieutraz et Soraya Rhofir.

 

Galerie 22,48 m2 - 30 rue des Envierges, Paris 20ème -

Du 8 novembre au 22 décembre 2012

 

 

La Galerie Talmart, en collaboration avec  la galerie mexicaine Yam Gallery, présente "Replicants", une exposition présentant des multiples d'artistes venant de divers horizons et dans des techniques aussi variées que le néon, la sculpture, la photographie, l'art digital ou la vidéo.

Avec: Franco Aceves Humana, Nadia Benbouta, Adam Chamandy, Pascal Colrat, Gaston Damag, mounir fatmi, Hugo Nunez, Ana Quiroz

 

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"Replicants", du 23 novembre au 29 décembre 2012 - Vernissage jeudi 22 novembre-

Galerie Talmart - 22 rue du Cloïtre St Merri - Paris 4ème

www.talmart.com

 

(Photo: Nadia Benbouta, néons)

 

La Galerie Thessa Herold ouvre le mois de la Photo avec une exposition de Gabriela Morawetz, à l'espace Galerie de Seine.

 

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N°3, 2012. .Émulsion au sel d'argent sur verre bombé, impression jet d'encre pigmenté sur papier Hahnemühle 310 grammes, 57 x 37 cm

 

"L’espace Galerie de Seine présente la nouvelle série de photographies "Le corps et le Souffle" de Gabriela Morawetz. Fascinée par la chorégraphie à la fois savante et mystérieuse des rites chamaniques auxquels elle a pu assister auprès de sourciers et magnétiseurs récemment dans le Nord de la Pologne, l’artiste représente dans ses petits formats un monde onirique qui interroge le rapport du corps et de l’esprit. Les oeuvres exposées, composées de deux surfaces qui se superposent (verre et papier) obligent le spectateur à faire une mise au point rétinienne pour trouver le bon point de vue : dans cet espace atemporel, l’image pourtant réelle devient poétique." (source: GTH)

 

Du 9 au 30 novembre 2012 - 15 rue St Anastase, Paris 3ème

 

 

La Galerie Bertrand Grimont présente "Fractions II", une exposition inspirante de Patrick Bernatchez, à  découvrir absolument

 

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Du 10 novembre au 15 décembre 2012

Galerie Bertrand Grimont - 47 rue de Montmorency - Paris 3ème

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