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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 20:44
Première exposition d'art contemporain dans le patrimoine d'EL Jem!

Première exposition d'art contemporain dans le patrimoine d'EL Jem!

Depuis de nombreuses années, Faten Rouissi est une artiste impliquée quant au développement du paysage politico-culturel de la Tunisie. En témoigne l'Association « 24H Pour l’Art Contemporain», qu'elle a fondé en 2012, visant à infuser l'action artistique contemporaine dans les régions, et au travers de laquelle elle a mis en œuvre deux expositions collectives les deux années suivantes. Quant à ses œuvres, polymorphes, mêlant l'installation, la peinture, la sculpture, le textile, la vidéo, la performance, elles se déploient toujours avec poésie, un sens critique aiguisé et une certaine ironie. Reconnue sur la scène internationale, elle a en outre été lauréate, en 2014, du Prix de la Ville de Dakar au Sénégal, dans le cadre de la 11ème Biennale de l'Art Africain Contemporain DAK'ART.

 

Développer un art contextuel, saisir ce qu'il y a d'essentiel dans un lieu ou un moment contemporain, savoir s'en faire l'écho, avec ce sens particulier du glissement métaphorique, de la parabole, tels sont les axes majeurs du travail de Faten Rouissi.

Ce fut donc probablement avec l'enthousiasme que suscitent les projets les plus exaltants que Faten Rouissi a voulu répondre à l'invitation du Festival International de Musique Symphonique d'El Jem avec cette exposition qui est aussi un concept : L'aboyeur.

En effet, et pour la première fois dans l'histoire de l'Amphithéâtre d'El Jem, haut lieu du patrimoine tunisien millénaire, carte blanche lui a été donnée, dans une réjouissante expérimentation de croisement des arts, de la musique à l'art visuel en son sens le plus large.

 

« L'Aboyeur », c'est donc une exposition et un concept, autour d'un personnage à la fois fictif et réel. Il est né de l'observation attentive qu'a pu faire l'artiste des médias de masse après la révolution et dans la démocratie naissante. Il y avait, explique l'artiste, dans les divers débats télévisés, quelque chose de l'ordre du chaos et de la dissonance, des voix s'élevant non pas ensemble mais les unes sur ou contre les autres, provoquant une inaudible cacophonie, finalement plus pénible que constructive. A cette forme de contestation, libératrice et salvatrice, mais aussi sauvage et parfois sans contenu rigoureux, porté par les passions parfois davantage que par la réflexion, a répondu l'artiste par la création de ce personnage hybride et paradoxal. Il se dessine comme une sorte d'archétype du « contestaire professionnel », de celui qui prend la parole de manière intempestive et en abuse, de celui qui profite de la liberté d'expression pour dire n'importe quoi pourvu qu'on l'entende. Mais que l'on ne s'y trompe pas, ce personnage existe dans toutes les démocraties du monde, il en constitue même un des dangers. Confisquant et détournant le principe de la liberté d'expression, il parvient parfois à couvrir de ses inepties les voix plus intelligentes.

 

C'est donc à une subtile réflexion sur le sens de la liberté d'expression démocratique que nous invite Faten Rouissi, pointant ainsi la nécessité d'une sorte d'apprentissage de la tempérance, qui, nous le savons, est une des vertus cardinales, en morale comme en politique. La muselière, qui évoque immédiatement l'aboiement, contrarié, du chien, symbolise cette nécessité de mesure et de modération, pour parvenir à une vie publique sereine.

 

Un équilibre entre la concorde et la liberté, tel est peut-être le trésor, à l'instar de la légende d'El Jem - qui raconte qu'un chien est ici le protecteur d'un trésor caché-, que ces étranges personnages muselés recherchent. Car il ne s'agit pas, bien entendu, de « museler la parole », car le silence, en politique, est souvent signe de despotisme. Par cette incarnation qu'est l'aboyeur, il s'agit bien plutôt de mettre en avant la nécessité d'une communication rationnelle, apaisée, dans laquelle l'argumentation, la délibération, participent réellement de l'opinion et de la décision publiques. Il s'agit de faire la place à une parole construite, et non, à l'ère du bavardage médiatique, de la « télécratie », pour reprendre le mot du philosophe français Bernard Stiegler *, à ce que les grecs appelaient « la doxa », c'est-à-dire une communication basée sur « ce qui parait », étymologiquement « ce qui scintille », le préjugé et la présupposition, le cliché et la confusion, le spectaculaire, ce que les industries de divertissement culturels incarnées dans les télévisions nourissent.

Sous des dehors ludiques, qui racontent la vie et l'oeuvre de l'Aboyeur, la réflexion politique et sociétale est bien présente.

 

Bien sûr, l'Aboyeur, à l'instar d'un cynique, auquel son intempestivité fait immédiatement penser, est là pour renverser les certitudes et les valeurs admises. Subversif, inattendu, décalé, contestataire, il se dessine comme une figure importante et probablement utile dans la balance des opinions, car, toujours du côté des moins nantis, il ne craint ni ne se soumet aux puissants et reste, à ce titre, un modèle de liberté. Ici, à El Jem, l'aboyeur, provisoirement apaisé, se refuse ce soir de bal aux grands discours et choisit pour une fois le silence, afin de laisser la place à la joie pure de la musique.

 

* Bernard Stiegler - La télécratie contre la démocratie. Lettre ouverte aux représentants politiques, Paris, Flammarion, 2006.

 

Juillet 2017

 

 

ON VOUS DONNE RENDEZ-VOUS A l'AMPHITHEATRE d'EL JEM, LE 5 AOÛT!

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 15:37
TEXTE - Sylvie KAPTUR-GINTZ - Archéologie de l'Exil

ARCHEOLOGIE DE L'EXIL

 

 

Tout m'échappe et s'évapore. Ma vie entière, mes souvenirs, mon imagination et son contenu - tout m'échappe, tout s'évapore. Sans cesse je sens que j'ai été autre, que j'ai ressenti autre, que j'ai pensé autre. Ce à quoi j'assiste, c'est à un spectacle monté dans un autre décor. Et c'est à moi-même que j'assiste.

Le Livre de l'intranquillité

Fernando Pessoa

 

 

Après « Textus, la trame invisible » en 2014, Sylvie Kaptur Gintz revient au musée de Brzezniny pour y ouvrir un second chapitre, toujours à la recherche de cette trame, plus invisible encore. Car si « Textus » déroulait, d'oeuvre en œuvre, quelque chose de l'ordre de l'histoire – la sienne, entremêlée à celle de Brzezniny et de toute la Pologne- « Archéologie de l'exil » s'enfonce jusqu'à l'abstraction dans les strates mémorielles, tout en en explorant la plus précieuse des surfaces : celle de la peau.

 

L'approche de cette seconde exposition pourra ainsi paraître déroutante pour le visiteur qui avait aimé « Textus », mais il y retrouvera ce qui fait l'essence même du travail de Sylvie Kaptur Gintz : le lent et minutieux travail du fil, de la broderie, nourrissant en profondeur ses et nos errances les plus sensibles : l'histoire, toujours, la mémoire, ce qu'on vit, ce qui reste, ce qu'on garde, ce qui marque...Et rien, selon l'artiste, n'est davantage encré des stigmates de la vie que la peau, substance étendue et « inframince » entre notre dedans et le dehors, entre la chair et le monde, sous laquelle se déploie tout un univers de palpitations et de sang, et sur laquelle s'imprime, définitivement, les traces du vécu.

 

Pièce majeure de l'exposition, « L'archéologie de l'exil », occupant un espace qui lui est propre, présente huits « sacs » de différentes tailles, translucides, posés sur des miroirs, et très subtilement brodés de fils couleur chair, un peu de rose, un peu de rouge, et peu de bleu, comme un système veineux à peine visible sous l'opalescence de la peau. Ici, le visiteur déambule, erre, pour reprendre un mot cher à l'artiste, dans cette installation qui lui a demandé tant d'heures de labeur, qui furent aussi pour elle un voyage, un voyage immobile, comme dirait le poète portugais Fernando Pessoa, un voyage intérieur. Broder pendant des heures ce qui symbolisera le temps qui passe et la vie, c'est accepter que l'intime solitude se fasse créatrice et catalyse les plus profondes émotions. En travaillant, confie l'artiste, «chaque aiguillée est chargée de mots silencieux , de désir , de vie, de combats , d'interrogations, de questions ancrées dans le fin fond des veines et qui se répandent sur les eaux-vives...J'entends ces silences, des mots tus, tendus comme un arc se glissant sous les plis et les replis de la peau dans un long cri...»

Sous les plis et replis de la peau, il y a cette mise en abîme, qui, soutenue par l'infini reflet des miroirs, font plonger ces racines si profondément qu'on en perd de vue les fondements (l' «arkhê», justement) et qu'il faut s'efforcer maintenant de (re)mettre à jour : tel est un des sens de l'archéologie, qui refuse, à l'instar de « l'archéologie du savoir » déployée par le philosophe français Michel Foucault, qu'il ne s'agisse que de traces hors du temps et figées dans une sorte de mutisme. Cette « archéologie de l'exil » que tente aujourd'hui Sylvie Kaptur-Gintz, en confrontant d'ailleurs parfois ses œuvres même aux objets-archives du musée, c'est, comme le dit Foucault, non pas « gratter la terre pour retrouver quelque chose comme des ossements du passé, un monument aux morts, des ruines inertes auxquelles il faudrait péniblement et par les moyens du bord redonner vie et date »* mais tenter «la description de cette masse extraordinairement vaste, complexe, de choses qui ont été dites dans une culture. »(1),  « retrouver la voix disparue derrière le silence »(2)

 

Imaginons un instant ce que disent ces œuvres...Elles sont, explique l'artiste « des baluchons, des sacs pour partir »...Elles disent l'enraciment et l'arrachement, l'ici et l'ailleurs, elles parlent de ce qu'on emporte avec soi, si jamais un jour, dans l'urgence, il fallait partir...Ainsi, aussi, la série de photographies « Artères », que l'artiste a réalisée spécialement pour l'exposition, avec des habitants de Brzezniny. « Si vous deviez partir, quel objet emporteriez-vous avec vous ? » leur a-t-elle demandé. Elle a photographié l'objet, dans un portrait intimiste, au plus près de son propriétaire, au plus près de la peau.

N'importe quel objet, n'importe quelle peau...De l'enraciment et de l'exil, de Brzezniny ou d'ailleurs, nous sommes tous concernés. Nous l'avons toujours été. Par l'arrachement à sa terre, à ses racines, par l'exil, la « diaspora » parcourt toute l'histoire de l'humanité. De même qu'il y a des frontières et des territoires , l'apatride, l'exilé, sont des figures permanentes de l'histoire des hommes et des peuples, autant que l'espérance – le mythe- du retour. « L'an prochain à Jérusalem » : la prière retentit rituellement à la Pâque juive, tel est le voeu exprimé par le peuple hébreu depuis deux mille ans, revivifiant chaque fois le souvenir de la perte de la Terre promise, la condamnation à l'exil, autant de thèmes qui traversent toute la culture juive et dans lesquels s'enracinent son identité. Pourtant, avance l'historien Israel Jacob Yuval, "L'exil a toujours fait partie de l'existence juive. La Bible elle-même est le produit de l'exil. La première phrase de Dieu à Abraham, c'est pour l'appeler à quitter la terre de ses ancêtres et à se rendre là où Il lui dira."(3)

Mais parce que l'exil ne tient pas seulement du mythe, tous les jours, depuis plusieurs années maintenant, l’actualité pose et repose la problématique, brûlante, urgente, de l’immigration, des réfugiés, des demandeurs d’asile…Alors la question de l’exil est-elle vraiment contemporaine ? Ou alors nous apparait-elle aujourd’hui plus tragique et plus rude? Elle est, quoiqu'il en soit, une réalité vive du monde contemporain, du monde que nous habitons, et Sylvie Kaptur Gintz, en artiste concernée par son temps, ne peut y être que particulièrement sensible. Le « monde commun »(4) dont parlait Hannah Arendt, celui que nous avons perpétuellement à construire, et à l'édification duquel l'oeuvre d'art participe, est peut être de toujours un monde dans lequel l'exil est la condition ordinaire, et aujourd'hui, un monde globalisé qui peut se définir non plus par le fait que certains errent là où d'autres sont enracinés mais où personne ne peut être assuré de se sentir « chez lui » de toute éternité.

 

Alors se redessinent les contours de cet exil : Ne peut-il y avoir un « exil intérieur » ? Qu'est-ce qu'être « chez soi » ? L'exil est-il une sortie de soi, ou encore une renaissance de soi ?

Il existe sans aucun doute un mode d'être « en exil », un exil à l'intérieur même de la sédentarité, une « déterritorialisation » là même où je suis, pour peu que je sois ou me sente en inadéquation avec le monde dans lequel je vis. Un exil ontologique, habité par le sentiment d'isolement et d'aliénation, et qui dépasse le projet même de départ géographique. Et quand bien même choisit-il, ou est-il contraint à quitter « sa » terre, le migrant ne crée-t-il pas alors cette sorte d'espace intersticiel mi-réel, mi-fantasmatique, son « pays intérieur » ? Le pays de la nostalgie, dans le constant tiraillement de la « proximité du lointain » c'est-à-dire dans lequel le « pays perdu est « le plus lointain des proches et le plus proche des lointains »(5) et où la nostalgie se définirait comme le mal de l'enracinement ( le mal du pays) et du déracinement (le mal du lointain). Car il y a aussi une nostalgie de l’exil – celle qui fait, écrit la philosophe française Barbara Cassin, qu'Ulysse a tant de mal à rentrer chez lui !- , d'un monde sans racines mais « qui ne se referme pas, plein de "semblables" différents, comme soi pas comme soi»(5). Car en passant la frontière, le migrant devient « l’autre », ou plus exactement « une autre personne ». Même attaché à ses racines, autre chose se superpose à cela, quelque chose d’étranger qui devient soi, d’une certaine manière, lorsque « le nouveau devient ancien et l’élan habitude »(5) : on est soi et en même temps un autre, une « troisième personne ». Il faut alors prendre racine autrement ou prendre « autre chose que racine »(5), pour fonder autre chose – car il ne s’agit pas de re-fonder le même. Et l'exil devient réinvention. Comment sait-on alors qu’on est chez soi, comment reconnaît-on « son île », est-on jamais « chez soi » quelque part ? Telles sont très probablement les questions les plus intimes, et les plus complexes, que se pose Sylvie Kaptur-Gintz, dont l'histoire familiale la porte de Brzezniny à Paris, et auxquelles elle tente de répondre par ces œuvres tenant à la fois de l'abstraction et de la cartographie, de la sensualité des textures et du mimalisme chromatique.

 

Les œuvres de la série « Sillons » par exemple, fines plaques de plâtre blanc, sont installées dans leur présentoir comme des cartes postales abandonnées là, dont les vues ont disparu, effacées par le temps, la lumière, la poussière... Des cartes postales hyper fragiles, sans date ni lieu, qui ne disent ni d'où elles viennent ni à qui elles s'adressent, des cartes de villes qui peut-être n'existent plus, de voyages qu'on ne fera plus jamais...Sur la fragile surface, se laissent découvrir toute une trame, des lignes plus ou moins profondes comme une cartographie secrète, mais aussi comme les rides sur une peau qui revient de loin.

Cette peau encore, sur laquelle se dessine toute une géographie, empreinte et brodée : ce sont les « mues », lambeaux en témoignages subtils au milieu des pièces archéologiques du musée. Et à cette cartographie organique répond celle de paysages tramés, brodés, comme d'abstraits paysages, d'on ne sait où ni quand. Ici commence l'exil, ici il nous conduit, dans la dissolution, de gré ou de force, dans l'oubli ou dans l'art, des images réelles, perdues, mourantes, aimées.

 

(1) Interview de Michel Foucault sur France Culture, 1969

(2) L'archéologie du savoir – Michel Foucault- 1969, Collection Tel Gallimard, Paris

(3)The Myth of the Jewish Exile from the Land of Israel-  Israel Jacob Yuval- Skidmore Conference, Duke University Press, 2006 (Professeur à l'Université hébraïque de Jérusalem, Israel Jacob Yuval est un historien renommé du judaïsme médiéval ainsi que le directeur scientifique du Mandel Institute of Jewish Studies.)

(4)Condition de l'homme moderne- Hanna Arendt – 1958, Editions Calmann Levy, Paris

(5)La Nostalgie. Quand donc est- on chez soi? Ulysse, Enée, Arendt - Barbara Cassin- Editions Autrement, Collection « Les grands Mots », Paris, 2013

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 13:14

La date du lancement de cet évènement sur lequel nous travaillons depuis plusieurs semaines approche! L'"Aboyeur" rôde désormais nuit et jour dans les galeries du Colisée de Thysdrus...

Photos: Zoopolis, Tunis, Tunisie
Photos: Zoopolis, Tunis, Tunisie

Photos: Zoopolis, Tunis, Tunisie

Pendant ce temps, à Tunis, l'artiste explique à la radio qui est l'Aboyeur et ce qu'il vient faire à El Jem...

 

 

 

Certaines oeuvres s'animent...

RDV le 5 août à l'Amphithéâtre d'El Jem!

Faten ROUISSI à l'Amphithéâtre d'El Jem, Tunisie, c'est pour bientôt!
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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 22:03
"Verser l'offrande" - Sandra Krasker, 2017

"Verser l'offrande" - Sandra Krasker, 2017

Que fait Sandra Krasker à Arles? De la photo? Bien plus que cela, ou différemment, la dessinatrice ouvre grand les possibilités de l'image avec "Verser l'offrande", son nouveau film d'animation, mêlant dessin et photographie. 

"Pendant Les Rencontres de la photographie et le festival Voies Off à Arles, la galerie Jean-Louis Ramand associe Sandra Krasker et Julie Poncet dans une exposition commune qui se nourrie par la quête de liberté et les espoirs déçus. Trois médiums seront représentés : La vidéo, le dessin et la photographie. "

http://www.arles-agenda.fr/index.php?id=15502&prov=RSS

A découvrir impérativement à Arles, entre le 25 juillet et le 6 août, à la Galerie Nomade/ Galerie Jean- Louis Ramand, 38 rue du 4 Septembre, Arles

Heure : Du mardi au dimanche 11h – 13h / 14h30 – 19h

Téléphone : 09 72 42 26 10

Courriel : contact@noorforart.com

Site internet : www.jeanlouisramand.com

Tarif : Entrée libre

 

Sandra KRASKER est à Arles, avec "Héritage sacré" et la Galerie Ramand
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 12:58

La campagne de communication pour le projet de Faten Rouissi sur lequel je travaille a commencé, et les retours des médias sont déjà nombreux!

Faten Rouissi est venue présenter le projet sur la RCTI, la radio nationale, interviewée par Afef Alaya

On en parle aussi ici:

http://kapitalis.com/tunisie/2017/06/29/festival-del-jem-au-rythme-des-symphonies-du-monde/

ainsi que dans La Presse, quotidien national:

L'Aboyeur de Faten Rouissi à l'Amphithéâtre d'El Jem, Tunisie: On en parle!
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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 13:35
Deux visiteurs expérimentent "In & Out", la double installation vidéo de Corine Borgnet et Jessy Deshais

Deux visiteurs expérimentent "In & Out", la double installation vidéo de Corine Borgnet et Jessy Deshais

IN & OUT
Deux fauteuils de massage et écrans :
IN / Fantaisies diurétiques
JESSY DESHAIS
Vidéos 2016-2017.
OUT / 14 secondes de rien,
une éternité de tout - Yeyette

CORINE BORGNET
Vidéo, 2017.


In & Out invite un ou deux visiteurs à une posture inhabituelle mais relaxante, pour découvrir deux programmes vidéos, des pastilles de 14 secondes aux univers différents et décalés. Parcourant toilettes publiques ou privées, Fantaisies diurétiques est une version sonore et méditative du thème de la femme pissante, qui nous laisse à vivre une multitude de solitudes d’un temps intime. Chez Corine Borgnet s’égrènent de manière poétique et parfois absurde plusieurs fois 14 secondes de vie, d’amour et de mort, de paysage maritime en coucher de soleil, de bruit du vent dans les branches, jusqu’au lit du dernier repos de Yeyette, sa tante bien-aimée.

Photo 2: "In", Jessy DESHAIS, Photo 3: "Out", Corine BORGNET
Photo 2: "In", Jessy DESHAIS, Photo 3: "Out", Corine BORGNET
Photo 2: "In", Jessy DESHAIS, Photo 3: "Out", Corine BORGNET

Photo 2: "In", Jessy DESHAIS, Photo 3: "Out", Corine BORGNET

Le 116 – Centre d’art contemporain
Direction du Développement culturel de la Ville de Montreuil
116 rue de Paris - 93100 Montreuil
Tél. : 01 71 89 28 00 - contact116@montreuil.fr
Métro ligne 9, station Robespierre (sortie 2 : r. Barbès)
Ouvert du mercredi au vendredi de 14h à 18h et le samedi de 14h à 19h.
Entrée libre.
www.montreuil.fr/culture/arts-visuels/le116
www.facebook.com/le116Montreuil
www.twitter.com/le116Montreuil
www.instagram.com/le116/

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 13:34

Le projet de Faten Rouissi dans le sublime amphithéâtre d'El Jem, en Tunisie, avance bien! Je suis particulièrement ravie de "curater" ce travail, qui est un évènement à plusieurs titres, et en particulier pour sa dimension novatrice! Un évènement en trois moments clés: une performance collective, une projection sur une partie de la façade de l'amphithéâtre, une exposition!

L'Aboyeur - Une exposition performance de Faten ROUISSI à l'Amphithéâtre d'El Jem, Tunisie

Pour la première fois dans l'histoire de l'Amphithéâtre d'El Jem, le Festival International de Musique Symphonique a donné carte blanche à l'artiste tunisienne Faten Rouissi. Elle y présente « L'Aboyeur », une exposition et un concept autour d'un personnage à la fois fictif et réel, né de l'observation des médias de masse après la révolution. Performance, mapping, exposition explorent les différentes facettes de ce « contestataire professionnel » qui ici, fera silence pour laisser la place à la musique.

Née en 1967 à Tunis, Faten Rouissi vit entre Tunis et Bruxelles. Son travail fait appel à différents médiums (peinture, sculpture, textile, installation, vidéo, performance...). Avec poésie, un sens critique aiguisé et une certaine ironie, elle développe une réflexion autour de l'exercice du pouvoir, de la vie citoyenne ou des excès médiatiques. Engagée dans la vie culturelle, elle a fondé l'Association « 24H Pour l’Art Contemporain», visant à infuser l'action artistique contemporaine dans les régions. En 2014, Faten Rouissi a reçu le Prix de la Ville de Dakar au Sénégal, dans le cadre de la 11ème Biennale de l'Art Africain Contemporain DAK'ART.


 

In progress de la sculpture de 5 mètres de haut, en collaboration avec un artisan ferronier d'El Jem

In progress de la sculpture de 5 mètres de haut, en collaboration avec un artisan ferronier d'El Jem

Avec Noutayel Belkhadi, qui participe de son talent à la réalisation d'une oeuvre dans l'exposition!

Avec Noutayel Belkhadi, qui participe de son talent à la réalisation d'une oeuvre dans l'exposition!

See u soon...

See u soon...

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 14:16
4ème Biennale Méditerranéenne d'Art Contemporain d'Oran, c'est pour bientôt!

Dans quelques jours, ouvrira la 4ème Biennale d'Oran, qui cette année s'installe dans le flambant neuf MAMO, Musée d'Art Moderne et Contemporain d'Oran! Une édition autour du thème, éternel et contemporain, de l'exode.

De nombreux artistes algériens mais aussi des artistes provenant de 13 pays parmi lesquels le Canada, la France, la Palestine, la Thaïlande, la Grèce ou la Syrie, des invités d'honneurs (Zineb Sedira, Mustapha Nedjai, Mustapha Ghedjati) et des conférences ponctueront un parcours plein de découvertes dans tous les médiums de l'art contemporain!

Sous le commissariat général de Tewfik Ali Chaouche et Sadek Rahim

 

4ème BIENNALE méditerranéenne d'Art Contemporain d'Oran

MAMO, Oran, Algérie

DU 2 au 31 juillet 2017

http://www.biennialfoundation.org/biennials/mediterranean-biennale-of-contemporary-art-of-oran-algeria/

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 11:31

Suite de nos rencontres du samedi, ce samedi 24 juin, c'est le moment de la cérémonie du "Lâcher prise". L'oeuvre de Mai Tabakian sera décrochée et celle de Gael Depauw installée. Ce sera l'occasion pour l'artiste d'une performance et pour les visiteurs, de découvrir une nouvelle oeuvre dans l'exposition!

Venez voir et revoir!

BOXING!, une performance de Gael DEPAUW, au CAC le 116, à Montreuil!
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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 13:22
Le Centre Pompadour, Laboratoire néo-féministe: les premières résidentes de la saison!

En tant que vice-présidente du Centre Pompadour, unique espace de résidence pour artistes travaillant sur/pour/avec le féminisme en Europe, j'ai la chance de pouvoir passer un peu de temps, de temps en temps, dans ce merveilleux Château d'Ercourt, dit "Chateau Lafoutte" en compagnie de sa fondatrice, l'artiste autrichienne Michaela Spiegel.

C'est ici donc que pour la première fois, quatre femmes venues de loin ( Russie, Finlande, Allemagne, Pays-Bas) viennent, pour deux semaine ou deux mois, se poser et travailler Ce sont les premières des 20 artistes de toutes disciplines et de tous horizons que le Centre Pompadour va recevoir tout au long de l'été!

YAEL VAN DER WOUDEN est une jeune écrivain israélo-allemande vivant à Utrecht aux Pays Bas. Elle y enseigne à l'Université et a déjà produit de nombreux ouvrages théoriques, de recherches, mais aussi de la fiction. C'est pour cela qu'elle est venue au Centre Pompadour...

MIRKA SULANDER est une jeune artiste finlandaise, venant d'Helsinki. Son approche est pluri disciplinaire, combinant la musique, l'écriture, la pratique théâtrale et les arts visuels. Elle a remporté plusieurs prix d'écriture en Finlande.

Au Centre Pompadour, elle vient expérimenter de nouvelles écritures...

 

Le Centre Pompadour est bien  sûr ouvert aux artistes français(es)!

La sélection des dossiers pour la prochiane saison est ouverte! Et c'est par ici!:

 

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