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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 13:03

 Il reste encore quelques jours pour découvrir l'exposition "Un rêve utile", curaté (j'aurais envie de dire: évidemment) par Simon Njami, vue d'ensemble de la photographie africaine contemporaine. Dans la sélection, on retrouvera les photographies de Mouna Karray, dont j'ai déjà parlé ici.

 

Un rêve utile

photographie africaine 1960-2010
Samedi 26.06  au  26.09.2010
Palais des Beaux-Arts, Bruxelles

 

On  retrouvera Mouna Karray à la Biennale de Lubumbashi, au Congo

Pendant cinq jours, la ville sera transformée en un grand patchwork qui accueillera les œuvres des artistes suivants (sous réserve), sélectionnés sous le commissariat artistique de Simon Njami :

En photographie :

  • Adama Bamba (Mali)
  • Dimitri Fagbohoun (Bénin)
  • Jellel Gasteli (Tunisie)
  • Kiluanji Kia Henda (Angola)
  • Kiripi Katembo Siku (R.D.Congo)
  • Mouna Karray (Tunisie)
  • Pierrot Men (Madagascar)
  • Zineb Sedira (Algérie)
  • Zwelethu Mthethwa (Afrique du Sud)

En vidéo :

  • Bili Bidjoka (Cameroun)
  • Jimmy Ogonga (Kenya)
  • Kader Attia (Algérie)
  • Moataz Nasr (Egypte)
  • Myriam Mihindou (Gabon)

2ème édition
Rencontres Picha,
Biennale de Lubumbashi
du 13 au 17 octobre 2010

 

Enfin, on pourra voir ou revoir la très belle série MurMurer, dans le cadre de l'exposition "L’autre bord #1", questionnant le croisement des territoires et les frontières au coeur du bassin méditérannéen, et en prémisse de l'année de Marseille, Capitale Européenne de la Culture.


« Marseille, ville ouverte. Dans un monde où règnent les territoires et les identités, les frontières et les nationalités, Marseille est une rive et un rivage, un bord de mer. Marseille, en ce sens, est une ville sans frontières. La Méditerranée, qui la borde, est l’espace flottant qui, des désirs, quelquefois, comme dans toute odyssée, lorsque la chance sourit, peut faire une réalité."

Seloua Luste Boulbina - Commissaire de l'exposition

 

                                                                            Note sur la série Murmurer par  Mouna Karray-

 
karray.jpg"Sfax est ma ville natale, cité portuaire et industrielle du sud de la Tunisie.
Depuis quatre décennies, une série de décisions politiques a progressivement transformé des lieux publics de Sfax en lieux interdits et incertains... Ces lieux disparaissent mais aussi réapparaissent cependant que leur limites et frontières résistent curieusement aux changements... Ces limites sont des constructions volontaires ou bien ont surgi, au fil du temps, de manière involontaire. Leurs fonctions sont ambiguës, on ne sait pas si elles barrent un passage ou invitent à un passage indiscret... Curieusement, années après années, ces lieux ont réussi à redessiner le paysage urbain : les enceintes des maisons sont à l’image de ces frontières. "

 

"L'autre bord" - Du 14 octobre au 7 décembre 2010 // Vernissage le 14 octobre 2010 à la galerie des grands bains douches et le 15 octobre 2010 à la galerie Montgrand, Marseille - http://art-cade.net/art-cade/spip.php?article18


Mouna Karray (1970) vit et travaille entre la France et la Tunisie. Elle entre en 1989 à l’Institut Supérieur d’Animation Culturelle de Tunis. Durant quatre années, elle s’y initie au cinéma, à la vidéo, puis à la photographie. En 1995, elle réalise à Tunis sa première exposition personnelle, Alchimère. Elle obtient une bourse de l’Etat japonais : en 1997, elle s’inscrit à la Nihon University puis au Tokyo Institute of Polytechnics and Arts –, dont elle sortira en 2002 titulaire d’un Master en Média de l’Image, spécialité Photographie. Au cours de ce séjour, Mouna Karray entame de nombreux travaux et participe à plusieurs expositions. C’est à Tokyo aussi qu’elle initie les premiers diptyques du projet Au risque de l’identité, qui se poursuit encore aujourd’hui. Elle réalise en 2004 le commissariat d’une exposition d’art contemporain, « Zones », questionnant la notion de « territoire ». En 2005, Mouna Karray obtient une résidence d’artiste à la Cité Internationale des Arts et s’installe à Paris. Dès lors, elle participe à de nombreuses expositions collectives, en France, en Tunisie, mais aussi à Niamey au Niger ou à Bamako, au Mali (pour les Nouvelles Rencontres Africaines de la Photographie). En 2007, elle développe la série Murmurer, qui, au travers de clichés des murs de Sfax, murs à l’abandon dont on ne sait ce qu’ils furent ni pourquoi ils sont encore debout, réinitie la réflexion, récurrente chez l’artiste, autour des frontières, des limites, physiques ou non, des passages, des dualités et des altérités.

 

(texte réalisé pour l'artiste,  visible sur le site de l'artiste www.mounakarray.com )

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