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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 00:00

Au cours de cette année 2004, on a pu voir parmi les expositions de nombreuses oeuvres d'artistes japonais. Voici, selon le bon vouloir de mes souvenirs, celles qui m'ont, pour une raison ou une autre, intéressée.

 

Yayoi Kusama, bien sûr...j'avoue qu'avant le fameux projet des "Tulipes de Shangri La", qui doit toujours orner le parvis de la Gare Lille Europe à cette heure, je connaissais bien peu cette mythique artiste japonaise et ses pois psychédéliques.

 

kusama---c.nordnet.jpgPour la première fois en Europe,Yayoi Kusama réalisait une œuvre pérenne.

 

Cette vieille dame, née au Japon en 1929, est considérée comme une icône (sur)vivante des sixties psychédéliques. Elle exprime dans ses œuvres, souvent monumentales, autant de préoccupations esthétiques que spirituelles. Là encore, la fleur et ses ornements (couleurs, formes et motifs) sont autant d’allusions aux nourriture terrestres et aux idéaux politiques.

Œuvre monumentale, « Les tulipes de Shangri-La » apparaissent  comme une sorte de synthèse de l’œuvre de Yayoi Kusama: la thématique florale, la polychromie, les motifs symboliques (le pois, forme masculine/féminine, tel le Soleil et la Lune)…Fidèles à ses engagements pacifistes, antimilitaristes et libertaires, Yayoi Kusama avait choisi la tulipe, fleur emblématique de l’Europe du Nord-Ouest et de ses libertés.

 

 

 

 

 

jugle-globe-suzuki.jpg

 

 

 

 

 

 

Dans l'exposition "Cinémas du futur", qui se proposait d'explorer des modes alternatifs, visionnaires ou futuristes de montrer des images, j'avais trouvé intéressant le "Jungle Globe" de Yasuhiro Suzuki, réinventant un jeu que l'on trouve fréquemment dans les jardins d'enfants au Japon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Mention spéciale puisque je parle de cette exposition. Il n'est pas japonais mais chinois, mais son travail m'avait intéressé- et amusée, aussi, il faut bien le dire-: les travaux interactifs de Du Zhenjun, et en particulier « On cherche la lumière », dans lequel, grâce à un joystick, le visiteur contrôle un faisceau lumineux.La lumière en nouvement sur le sol provoque des déplacements de foule cherchant à attraper la lumière, poussant ainsi d’autres foules dans l’ombre.Une lutte se livre alors sous les yeux du spectateur…se retrouvant ainsi à la place d’un dieu tout-puissant regardant le monde.

Et « Vent » :Le visiteur passant dans un couloir déclenche des ventilateurs,créant ainsi des effets divers, la direction du vent changeant selon le déplacement du visiteur.

vent-du.jpg 

 

 

 

 

Organisée par le directeur de la Collection Lambert en Avignon, l'exposition "Akimahen" terme emprunté à un dialecte de la région du Kansai, dont est originaire la plupart des artistes, présentait des créateurs contemporains aux univers et aux pratiques croisant traditions ancestrales et modernité extrême. Dans cette exposition, le monde des mangas, partie intégrante de la culture nipponne, rencontrait celui, très présent, de l’enfance. On y découvrait la dualité de la culture japonaise, entre spiritualité et productivité, rites et technologies, couleurs et esthétique pop comme pour adoucir la rigueur de la vie publique.

 

lapins-torimitsu.jpgImpossible de rater les impressionnants lapins gonflables de Momoyo Torimitsu ("Sometimes, I don't feel comfortable"), immenses et malaisés comme les rêves trop grands de l'enfance, prévenant de la dimension enfantine de l'univers dans lequel les visiteurs allaient pénétrer. Oscillant entre critique du monde impitoyable des salary men et du kawai mièvreux, j'aime assez le travail engagé de cette jeune artiste.

 

 

 

 

 

 

Miyakawa Hikaru : Cette jeune artiste réalise des sacs en papier, sorte de contrefaçons au second degré des fameux sacs Vuitton que toutes les japonaises s’arrachent, regard amusé sur le pouvoir des marques et des apparences dans la culture nipponne.

 

article09_ozawa.jpgTsuyoshi Ozawa: Cet artiste exposait une série de photos présentant le résultat d’un projet de « Workshops » réalisés en différentes métropoles mondiales, les « Vegetables weapons ». A Rio, New-York, Istambul, Pékin...et à Lille, il accompagne une femme au marché. Elle y achète les légumes nécessaires à la réalisation d’un plat traditionnel de sa culture. Mais, avant de la laisser les cuisiner, Ozawa réalise avec ces légumes une « sculpture » représentant une arme, et immortalise cette création par une photo mettant en scène la jeune femme et ses légumes métamorphosés en arme de guerre. Un travail de transformation jouant avec humour sur les contradictions des mondes masculin/féminin.

 Tsuyoshi OZAWA  présentait aussi un autre projet, les « Capsules Hotels Project », qui furent montrées à la Biennale de Venise. Cet installation met en avant les problèmes cruciaux de la gestion de l’espace et du coût de la vie quotidienne dans les mégapoles nipponnes, en confrontant deux types d’ « habitats » : les « Capsules » d’hôtel, mini-chambres aux dimensions réduites à l’extrême mais équipées high-tech, qu’utilisent les hommes d’affaires, et les « Homeless Capsules », sortes de tentes modernes, recours des travailleurs sans abri.  Les visiteurs sont invités à pénétrer dans ces capsules, afin de prendre conscience de cette restriction de l’espace vital.

 

Les japonais, spécialistes des mondes flottants, semblent avoir un rapport particulier avec le monde du rêve et du sommeil, et par extension, celui de la mort. C'était déjà le thème de l'installation du Chiharu Shiota à l'Eglise Sainte Marie Madeleine.

takekawa-dream-pillows.jpgIci, on avait pu découvrir Nobuaki Takekawa et son « Dream Pillows », un manège à rêves, dans lequel les oreillers ont remplacé les nacelles. Un évocation poétique du monde du sommeil qui, pour l’enfant, est à la fois source d’apaisement et d’angoisse. Ainsi qu'une oeuvre de Rei Nato : Un délicat et minuscule oreiller minutieusement réalisé en organza de soie comme un oreiller pour l’esprit des morts...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans un tout autre genre, le travail icônique de Yamasama Morimura, que j'ai pu revoir ensuite à plusieurs reprises chez Ropac. (Ici, en Brigitte Bardot??????????)

  morimura3.jpg

 

 

Il y avait aussi l'inévitable Takeshi Murakami...

 

 

LinkoftheMoon_MarikoMori.jpget la princesse intergalactique de Mariko Mori, dont tout le monde connait aujourd'hui le travail.

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