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11 juillet 2018 3 11 /07 /juillet /2018 11:10
Mohamed El Baz – French Song- Oeuvre sonore, 13'36'', 2012 – Hymnes – Oeuvre sonore, 12'45'', 2010

Mohamed El Baz – French Song- Oeuvre sonore, 13'36'', 2012 – Hymnes – Oeuvre sonore, 12'45'', 2010

Mohamed El BazFrench Song- Oeuvre sonore, 13'36'', 2012 – Hymnes – Oeuvre sonore, 12'45'', 2010 – Avec l'aimable autorisation de l'artiste

French Song et Hymnes sont deux œuvres sonores et musicales qui chacune interrogent, au travers d'airs qui peuvent être reconnaissables, les concepts d'appartenance et d'appropriation. La première œuvre est composée d'extraits de chansons françaises populaires, interprétées a capella par une voix féminine. Ces chansons qui, pour un français, renvoient à tout un espace-temps de souvenirs, d'une époque, à une forme d'identité culturelle, signifient-elles quelque chose pour un étranger ? Faut-il comprendre, ou ne serait-ce que connaître « Le bal perdu » de Bourvil, « La vie en rose » d'Edith Piaf, Alain Souchon ou France Gall pour se sentir français ou pour saisir ce que serait l'esprit français?

L'oeuvre Hymnes, quant à elle, reprend à la guitare plusieurs hymnes nationaux, que chacun s'efforcera de reconnaître. L'hymne, équivalent sonore du drapeau, est une allégorie enracinant la représentation symbolique d'une nation et d'une identité nationale. Consolidant l’esprit communautaire à l’intérieur du pays, favorisant le sentiment de cohésion et d'appartenance, tout en renforçant son image identitaire au regard du reste du monde, il suffit d'observer les débats autour des footballeurs qui entonnent – ou non- leur hymne national ou de la manière dont telle chanteuse aura interprété l'hymne national à la finale de la NBA pour en comprendre les enjeux politiques mais aussi sentimentaux. Faut-il oublier l'hymne du pays qu'on quitte, et apprendre à connaître celui du pays dans lequel on s'installe ? Connaitre et reconnaître cet air est-il un signe de son désir d'intégration ?

 

Né à Ksiba au Maroc, en 1967, Mohamed El Baz est diplômé en arts plastiques de l'Ecole Régionale d'Art de Dunkerque en 1989, il obtient en 1992 le diplôme supérieur d'expression plastique à l'Ecole Nationale Supérieure de Paris. Il suit également les cours de l'institut des Hautes Etudes en Arts Plastiques à Paris. Depuis 1993, Mohamed El baz réalise un projet intitulé « Bricoler l'incurable», titre générique de toute son œuvre inspiré du philosophe franco-roumain Emil Cioran. L’appartenance, la différence, le statut social, l’éclatement du concept de diaspora, le rapport à l’autre et le rapport au monde, la fonction de l’art, le rôle de l’artiste, sont autant d'axes autour duquel il décline installations, objets, images textes, performances ou livres d'artiste comme autant de fragments d'un ensemble sans fin, invitant le public à explorer des pistes chaque fois différentes.

Son œuvre est régulièrement montrée, dans des expositions personnelles ou collectives en de nombreux lieux en France ou au Maroc mais aussi dans le monde, au Canada, aux Etats-Unis ou en Chine, par exemple.

Il vit et travaille entre Casablanca, au Maroc, et Paris, en France.

Le Pavillon de l'Exil 03- Escale à Saint-Louis, Sénégal

Du 28 avril au 3 juillet 2018

Institut Français de Saint-Louis – Galerie du Fleuve

Commissaires : Marie Deparis- Yafil et mounir fatmi

French Song et Hymnes - Deux oeuvres sonores de Mohamed El Baz - Pavillon de l'Exil 03 / Escale à  Saint-Louis, Sénégal
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