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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 22:18

 

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« Beyond my dreams » Galerie Mondapart

5 avril – 4 mai 2013

 

Vernissage le jeudi 4 avril 2013 à partir de 18h30

 

Un commissariat de Marie Deparis-Yafil sur l’invitation de Isabelle Lefort, Galerie Mondapart

 

Avec

 

Corine Borgnet, Anne Brégeaut, Clémentine de Chabaneix, Claire Combelles, Jessy Deshais, Pilar du Breuil, Vanessa Fanuele, Pascal Frament/Sayaka Shoji, Hervé Ic, Sylvie Kaptur-Gintz, Sandra Krasker, Sébastien Lambeaux, Jamila Lamrani, Gabriela Morawetz, Julie Perin, Mai Tabakian, Yveline Tropéa

 

 

 

« Mon tourment à moi,

c’est le sommeil,

si j’avais bien dormi toujours,

j’aurais jamais écrit une ligne »

(LF Céline – Mort à crédit)

 

 

Prenant le contre-pied de cette phrase de Céline, mise ici en exergue, « Beyond my dreams » se propose, au travers d’installations, de peintures, de photographies, de sculptures ou de vidéos, de montrer combien les domaines du sommeil et du rêve recèlent de richesses propres à éveiller la créativité des artistes contemporains.

 

Physique du sommeil…

 

Il y a toujours dans l’exploration de la représentation physique du sommeil et de ses « outils » une forme d’ambiguïté. L’espace protégé du lit est à la fois celui de nos rêves et de notre finitude, du plaisir et du chagrin, ainsi que le suggèrent Yveline Tropéa ou Sylvie Kaptur-Gintz. Et le dormeur, pour trouver son nécessaire repos, devra pourtant se sentir en suffisante confiance pour s’abandonner, abandonner le « dehors » pour le « dedans », livrant ainsi sa fragilité, sa vulnérabilité, ici, à nos regards, comme le couple peint par Hervé Ic, ou encore les corps assoupis de Sandra Krasker.

Voici venu le parfois redouté moment du sommeil, la traversée du miroir, à la manière d’Alice, peut-être vêtue de la chemise de nuit imaginée par Claire Combelles

 

Métaphysique du dormeur…

 

Le rêve est « la voie royale de l’inconscient » disait Freud, cette boîte de Pandore, à l’instar des « objets secrets » de Vanessa Fanuele, là où s’expriment, sans considération de logique et de rationalité, les désirs et les effrois les plus profonds, là où se transforme la réalité et se condensent les images.

Plongeon dans l’inconnu qui est en soi, comme peut l’exprimer le dessin de Corine Borgnet ou la mini-installation de Clémentine de Chabaneix.

 

« Ainsi la difficulté de raconter un rêve vient-elle en partie de ce que nous avons à traduire des images en paroles. Je pourrais vous dessiner mon rêve, dit souvent le rêveur, mais je ne saurais le raconter." (S. Freud - Introduction à la psychanalyse, 1922).

 

C’est cet espace-temps paradoxal et fascinant du rêve, où tout devient possible, où les images font fi du réel et des mots pour les dire, que les artistes peuvent tenter d’appréhender, voire de reproduire, comme Jessy Deshais dans sa vidéo hypnotique, cherchant parfois à « dessiner leur rêve », ainsi pour Pilar du Breuil, ou à produire des images de rêve, qui sont parfois cauchemardesques !

 

Poétique du rêve

 

Du sommeil de l’artiste, produisant ses rêves, à l’acte créateur, il n’y a peut-être qu’un pas, un glissement…Le rêve est espace poétique, au sens étymologique propre, « poiêsis », espace de création. De là peut-on aisément lier le domaine intime du rêve à celui de la création artistique. Soit que l’artiste puisse puiser dans ces strates obscures de quoi nourrir sa créativité, comme a pu le faire la violoniste Sayaka Shoji et le vidéaste Pascal Frament. Soit que d’une manière plus générale, on puisse élaborer des analogies entre le processus imaginaire à l’oeuvre dans la production artistique et ce qui se joue dans nos visions oniriques : perturbations alogiques, spatiales ou temporelles, enchevêtrements des registres visuels, ambivalences des émotions, condensation des représentations, intrusions… Les oeuvres de Anne Brégeaut, de Gabriela Morawetz, de Julie Perin ou de Jamila Lamrani tiennent, chacune à leur manière, de ces différents registres.

 

Les étranges champignons de Mai Tabakian ressortent-ils d’un symbolisme onirique freudien ou d’un passage vers une transe psychédélique, ouvrant des portes inconnues ? Participant d’un acte chamanique, les photographies de Sébastien Lambeaux témoignent de cette possible dimension « prophétique » du rêve.

 

Dans les espaces labyrinthiques de la galerie, « Beyond my dreams » invite à une déambulation poétique et onirique, un voyage dans un territoire instable, entre inquiétude et enchantement.

 

 

 

« Beyond my dreams » - Galerie Mondapart

Du 5 avril au 4 mai 2013 – Vernissage le jeudi 4 avril à partir de 18h30

 

Galerie Mondapart

80 rue du Château 92100 Boulogne Billancourt

M° Boulogne-Jean Jaurès (10)- Bus n°52 - Vélib

 

Horaires de la galerie

Jeudis de 12h à 20h

Vendredis de 11h à 19h Samedis de 15h à 19h

et sur rendez-vous

 

• tél : 06 08 30 94 90 • 09 52 77 76 41 •

 

Visuel de l’exposition : Sandra Krasker

 

Avec nos remerciements pour leur précieuse collaboration :

 

Galerie Exit Art Contemporain, Boulogne-Billancourt (pour Pascal Frament)

Galerie Eric Mircher, Paris (pour Hervé Ic)

Galerie Sémiose, Paris (pour Anne Brégeaut)

Galerie Thessa-Herold, Paris (pour Gabriela Morawetz)

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 23:14

 

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Les infos arrivent...

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 10:48

Ce début d'année 2013 est riche en expositions à ne pas manquer!

Petit aperçu sans doute non exhaustif:

 

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La Galerie 2.13 pm, qui accueillera fin mai l'exposition "A nos pères", que je co-commissarie avec Brankica Zilovic, présente du 7 février au 29 mars "Ailleurs", le beau travail photographique d'Esther Segal.

 

"Ailleurs"- Esther Segal

Galerie 2.13 pm - 22 rue Hector Malot - Paris 12ème

jusqu'au 29 mars

 

La Galerie Talmart, avec laquelle je prépare une exposition pour le mois de novembre (c'est pas tout de suite mais c'est bientôt quand même), présente dès le 14 février "Dispars", une exposition mettant en lumière le travail de deux jeunes artistes arabes, Nidhal Chamekh et Ilies Issiakhem.

Avec le concours de C-Art Projects

 

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photo: oeuvre de Nidhal Chamekh

 

"Dispars"- Nidhal Chamekh et Ilies Issiakhem

Galerie Talmart- 22 rue du Cloître St Merri - Paris 4ème

Du 15 février au 9 mars 2013

www.talmart.com

 

 

J'aurai le grand plaisir d'accueillir, dans le cadre de "Beyond my dreams", exposition que je prépare pour début avril à la galerie MondapArt de Boulogne-Billancourt, une oeuvre de Anne Brégeaut.

En attendant, la Maison des Arts de Malakoff lui consacre une exposition personnelle, "Au pays du jamais-jamais", à découvrir absolument!

 

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"Au pays du jamais-jamais"- Anne Brégeaut

Maison des Arts - 105 Avenue du 12 février 1934 - 92240 Malakoff

Jusqu'au 24 mars 2013

 

A Marseille, dont on ne peut ignorer qu'elle est cette année Capitale Européenne de la Culture, l'exposition "Ici Ailleurs" inaugure la Tour-Panorama, à la Friche de la Belle de Mai.

On y retrouve, parmi les 39 artistes invités, Mounir Fatmi, Mouna Karray ou encore Taysir Batniji.

 

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Le Centre International d'Art et du Paysage de l'Ile de Vassivière a invité Dominique Ghesquière à concevoir un ensemble d'oeuvres, dans lequel l'artiste s'est approprié l'espace et l'histoire de la création de l'île. Cela donne "Terre de profondeur", des oeuvres à découvrir en parcourant les lieux.

 

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"Terre de profondeur" - Dominique Ghesquière

Centre International d'Art et du Paysage de l'Ile de Vassivière

87120 Beaumont-du-Lac

jusqu'au 31 mars 2013

www.ciapilevassiviere.com

 

 

Et pour finir, un coup de coeur pour le travail de Safâa Erruas, visible actuellement à la Galerie Dominique Fiat

 

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"Anticorps"- Safâa Erruas

Galerie Dominique Fiat - 16 rue de Coutures St Gervais - Paris 3ème

Jusqu'au 30 mars 2013

www.dominiquefiat.com

 

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 10:24

La très dynamique Barbara Polla, entre autres directrice de la galerie Analix Forever, à Genève, nous propose de partager avec elle, et bien d'autres, une "Nuit de la Poésie", à la Galerie Vanessa Quang, ce samedi.

 

 

 

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NUIT DE LA POESIE A PARIS - du 9 au 10 février 2012

 

Galerie VANESSA QUANG - 5 bis rue de Beauce Paris 3ème

 

La nuit du samedi 9 au dimanche 10 février 2013, grâce à Vanessa Quang et Victor de Bonnecaze, la galerie Vanessa Quang accueillera une Nuit de la poésie parisienne, organisée conjointement par Barbara Polla <http://barbarapolla.wordpress.com/> et Jean-Philippe Rossignol.

 

Les lectures commenceront le samedi soir à 21h, comme les Nuits Athéniennes que Varlam Chalamov organisait au Goulag, ces nuits de poésie dont l'immense écrivain dit : " ... Voici que surgit, plus lancinant que la pensée de la nourriture, un nouveau besoin, une nouvelle exigence ... : le besoin de poésie. ... L'heure de la poésie. L'heure du retour dans un monde enchanté."

 

Nous lirons jusqu'à 7h du matin.

 

Parmi les lecteurs, vous et nous, mais aussi Anne Alvaro, Claude Arnaud, Michaël Ferrier, Robert Montgomery, Marie Richeux, Cécile Wajsbrot et tant d'autres amants des mots et du rythme.

 

Venez passer la nuit avec nous, ou une partie de la nuit ; venez avec vos textes, vos émotions, votre amour de la poésie, vos chansons ; venez écouter, et lire aussi, tard dans la nuit... Il y aura des couvertures, des oreillers, à boire et à rêver.

 

Pour toute information :

 

<http://analixforever.wordpress.com/>

barbara.s.polla@gmail.com

jph.rossignol@yahoo.fr

Tel Galerie Vanessa Quang 01 44 54 92 15

 

"

 

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 09:27

Merci à Julie Perin et Aternatif-art pour cette vidéo d'exposition, fait dans le cadre de l'exposition Miniartextil de Montrouge, qui montre de belle manière les "flower power" et "champions'league" de Mai Tabakian, que l'on pourra retrouver dès le 4 avril à la galerie Mondapart, Boulogne-Billancourt, dans ma prochaine exposition "Beyond my dreams"!

 

 

Miniartextil - jusqu'au 24 février, Le Beffroi de Montrouge

 

BEYOND MY DREAMS- Du 4 avril au 4 mai 2013 - Galerie MondapArt- Boulogne Billancourt

-Plus d'infos soon....-

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 09:56

Du 16 janvier au 23 février 2013, Juliette Jouannais présente "La pieuvre et le papillon", exposition personnelle à la Galerie Municipale Julio Gonzalez d'Arcueil.

 

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Galerie municipale Julio Gonzalez

21 avenue Paul Doumer

FR 94110 ARCUEIL

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 14:37

En attendant de parler plus précisément de l'exposition de Majida Khattari et du texte que je prépare pour le catalogue de sa prochaine exposition à la galerie Atelier21 de Casablanca, au Maroc, j'assisterai à la présentation du travail de Majida à l'Auditorium du Louvre, dans le cadre de "Vues d'artistes" et en line avec l'ouverture des nouveaux espaces du département des Arts de l'Islam.

Sur une présentation de Marie-Juliette Verga, on pourra y découvrir ou redécouvrir une installation de robes-manifestes, les vidéos de ses défilés-performances et des photographies revisitant lhistoire de l'art et en particulier l'orientalisme.

 

Défilé-Performance à l'Institut du Monde Arabe, novembre 2012, Paris

 

"voilé-dévoilé" - Majida Khattari -

Samedi 2 février 2013 à 15h

Auditorium du Louvre

Renseignements réservations au 01 40 20 55 55 ou ww.louvre.fr

 

et le lendemain, à la même heure, présentation du travail de Shirin Nashat, "portraits de femmes".

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 14:30

Dans le cadre du parcours "off" de la 9ème édition de Miniartextil, la BJArt Gallery, rue de Penthièvre dans le 8ème,  invite Mai Tabakian à exposer une installation et, en "avant première" de "Beyond my dreams", exposition que je prépare actuellement pour avril à la galerie MondapArt de Boulogne-Billancourt, la Ville de Montrouge accueille au beffroi, parallèlement à Miniartextil, les séries "Power Flower" et Champions' league"...un avant goût hallucinogène réjouissant de ce qui nous attend à partir du 4 avril!

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 11:24

La Ville de Montrouge présente « Agorà », la nouvelle édition de l’exposition internationale MINIARTEXTIL. Des mini-textiles aux installations monumentales, l’art textile tisse sa toile au cœur de la ville…

 

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Désormais incontournable dans le calendrier des amateurs d’art textile, des collectionneurs, des passionnés de déco et de mode, et des curieux avides de nouveautés, l’exposition Miniartextil, venue de Côme en Italie, explore chaque année la créativité infinie d’artistes sélectionnés dans le monde entier. Des mini-textiles de 20 cm3 aux plus spectaculaires installations, près de soixante artistes rivalisent d’imagination, de savoir-faire, d’esprit novateur et de liberté, pour offrir le plus passionnant des panoramas de cet art du fil !

Cette « Agorà » contemporaine, thématique retenue cette année pour la collection de mini-textiles présentés, constitue un vaste forum dans lequel fourmillent en toute liberté les formes et les idées !

L’exposition est accueillie, pour sa seule et unique date en France, dans le plus beau des écrins : le Beffroi, nouveau lieu culturel de la Ville de Montrouge.

 

Matières naturelles ou industrielles, à la croisée de l’art, du design et de la mode : toutes les facettes de l’esthétique contemporaine ont rendez-vous à Montrouge !

  

Miniartextil offre un véritable concentré d’art textile, dans tous ses états ! Avec Miniartextil, le visiteur pénètre au cœur des matières, là où se brouillent les frontières entre l’artisanat, l’art et le design, le néo-textile, la science et la mode. Surprenantes, poétiques, esthétiques, les œuvres produites marient avec intelligence et élégance savoir-faire ancestraux et utilisation innovante de matières, de fibres ou de tissages, qu’il s’agisse de pellicule à rayon X, comme chez Maja Gecic, de tulle métallique, d’aluminium, ou encore de fil électrique, comme chez Gyongy Laky… Découvertes innovantes, rencontres étonnantes, dialogues visuels inattendus, confrontations et échanges… Tous les ingrédients sont réunis pour que cette 9e édition annuelle, unique étape en France après Côme et avant Venise, soit à l’image du thème choisi : la plus belle des « Agorà ».

 

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Un nouvel « écrin » pour Miniartextil

 

Cette année, pour mettre l’art au cœur de la vie sociale et créer toujours plus de liens avec le public, l’édition montrougienne de Miniartextil s’installe pour la première fois au Beffroi, bâtiment patrimonial nouvellement restauré et désormais haut lieu de la vie culturelle à Montrouge, dans un espace lumineux de 1 000 m2.

 

Un forum textile cosmopolite

 

Au travers de 54 œuvres « mini-textiles », tenant chacune dans un volume maximal de 20 cm3 - un concept inédit -, et de plusieurs installations « maxi-textiles », se croisent et dialoguent, dans toutes leurs diversités. Le regard des artistes se tourne vers le monde qui les entoure et ce que leur inspire cette « Agorà » contemporaine, à l’image rayonnante d’une Assemblée imaginée par Mai Tabakian, du cosmopolitisme incarné de l’installation de Mahé Boissel, de l’impressionnant collage de Nathalie Boutté ou du labyrinthe de Nylon de l’artiste japonais Kyionori Shimada. Autant de manières d’exprimer comment les Agoras contemporaines se jouent dans les communautés virtuelles, combien habiter ensemble la ville reste une aspiration essentielle, ou comme la liberté est toujours à préserver ou à conquérir…

 

Cette année, Miniartextil fait aussi dans la dentelle !

 

En parallèle des œuvres de mini-textiles et des grandes installations présentées, la dentelle s’invite cette année à Miniartextil comme la promesse d’un rêve de sensualité et de raffinement ! L’exposition propose en exclusivité à Montrouge un focus sur ce textile, dont la réalisation requiert haute technicité et minutieux savoir-faire. Comme le veut la tradition, Miniartextil se placera sous le parrainage prestigieux d’un artisan d’art reconnu. Jean-Claude Pluchart, dessinateur au sein de la prestigieuse maison de dentelles Solstiss, a accepté l’invitation. Le Musée de la dentelle de Caudry sera partenaire du projet et mettra à la disposition de la Ville de Montrouge ses collections de dessins et cartons de dentelles.

 

Le « Prix Montrouge » souffle sa 2e bougie

 

Pour la seconde année, un « Prix Montrouge » est décerné à un artiste de Miniartextil, dont l’œuvre est acquise par la Ville de Montrouge et rejoint les collections municipales. Il est attribué cette année à l’artiste italienne Flavia Eleonora Michelutti pour son œuvre mini-textile « Primavera araba revolution », une évocation du Printemps Arabe et de tous les espoirs de démocratie qui s’y sont tissés.

 

Montrouge renouvelle et étend son parcours « OFF » à Paris

 

Miniartextil reconduit son parcours « Off », initié en 2012, avec la collaboration de galeries parisiennes partenaires, mettant en avant d’autres oeuvres des artistes participant à l’exposition durant le mois de février 2013.

 

Paris 3e

 

La galerie Lisette Alibert renouvelle son partenariat avec Miniartextil pour cette 2e édition du parcours off.

26 Place Vosges - 75003 Paris - www.lisettealibert.com

 

La librairie & café littéraire italienne Marcovaldo invite Mimmo Totaro, artiste et fondateur de Miniartextil en Italie.

61 rue Charlot - 75003 Paris - www.marcovaldo.fr

 

Paris 7e

 

La Galerie Chevalier renouvelle son partenariat avec Miniartextil et présente cette année des oeuvres de quatre artistes : Manuela Conradt, Cristina Gamez Armas,Takaaki Tanaka et Tonje Hoydahl Sorli.

17 quai Voltaire - 75007 Paris - www.galerie-chevalier.com

 

Paris 8e

 

La BJ Art Gallery s’associe pour la première fois à l’événement et présentera des oeuvres de l’artiste Mai Tabakian.

45 rue de Penthièvre - 75008 Paris - www.bjartgalleryparis.com

  

 Paris 10 e

  

 La boutique-atelier  Dante & Maria rejoint également le parcours pour la première fois.  

3, rue de la grange aux belles – 75010 Paris - www.dantemaria.fr

  

Paris 11 e

  

 La Lili-Ubel Gallery présente l’artiste Nathalie Boutté, qui a participé au 57e Salon de Montrouge en 2012.  

42, rue de la Folie Méricourt – 75011 Paris - www.lili-ubelgallery.com

 

La galerie Yukiko Kawase  est la première galerie japonaise à entrer dans le parcours.

4 rue Auguste Barbier – 75011 Paris - http://yukikokawase.free.fr

 

Paris 12 e

 

L’Atelier du Génie

s’associe pour la première fois à l’évènement

28 passage du Génie, 75012 Paris - www.galerie-atelierdugenie.com

 

 

MINIARTEXTIL 2013

Exposition du 2 au 24 février 2013

Vernissage le vendredi 1er février à 19h / Preview presse de 12h à 16h

 Le Beffroi - 2, Place Emile Cresp - 92120 Montrouge

Métro : Porte d’Orléans (ligne 4)

 

Entrée libre – Tous les jours de 10h à 19h

Nocturnes les jeudis jusqu’à 21h

Visites-découvertes tout public : dimanches 3, 10, 17 et 24 février 2013 à 15h

Plus d’informations au 01 46 12 75 74 ou sur 92120.fr

 

 

CONTACTS PRESSE

Agence PopSpirit : Isabelle Vernhes

01 42 93 44 56 - 06 61 32 27 08 - isabelle@pop-spirit.com - www.pop-spirit.com

 

Photo 1: Mai Tabakian, photo 2: FE Michelutti

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 11:37

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A la galerie Talmart, à Paris, l’exposition « ARREST » présente une nouvelle série de toiles de l’artiste marocain Ilias Selfati. Accrochées en diptyques, les œuvres, dans lesquelles s’exprime, comme souvent, la fascination de l’artiste pour le noir, confrontent pour la première fois deux univers que l’artiste a certes exploré dans des séries de travaux passées, mais sans jamais les mettre ainsi en regard. Cette rencontre inédite ouvre alors à de nouveaux horizons de réflexion et inaugure une dynamique interne aux images et un sens qui se précise, un discours aussi. Par ce choix, davantage que purement scénographique, Selfati dévoile de manière plus explicite qu’il ne l’a jamais fait ce qui le préoccupe et l’agite, et le regard, d’homme engagé, qu’il pose sur le monde contemporain.

 

On reconnaît, bien sûr, en chaque volet des diptyques présentés, l’attention particulière que Selfati porte à la représentation de la nature, botanique ou zoologique. La figure animale, récurrente, comme par exemple la représentation du cheval, agit tant au niveau figuratif que dans sa dimension symbolique, la vie animale pouvant être imaginée –fantasmée- comme symbole de liberté mais aussi, dirons-nous, d’une liberté primitive, « sauvagerie sans intention ». Encore qu’il ne soit sans doute pas vain de rappeler que si ce cheval, que Selfati a pu peindre ou dessiner si souvent, est sans doute un des animaux les plus symboliquement chargés, depuis les mythes chtoniens jusqu’au récits initiatiques, il incarne néanmoins la domestication et la « sauvagerie domptée ».

 

Chez Selfati, ces figures ou motifs issus de son inclination pour la nature reviennent sans cesse ; mais les voici ici confrontés à des images nouvelles, comme un incessant ballet, un va et viens permanent entre deux types d’images liées entre elles par la forme en deçà, ou au-delà, des sens qu’elles semblent opposer.

 

Images exhumées de la mémoire, bribes de souvenirs, échos de son enfance, impressions.

D’abord, donc, les sensations au contact de la nature.

Et puis le noir, la puissance du  noir, sous toutes ses formes et dans toutes ses nuances. Voile de noir sur noir, ou noir profond sur fond clair, Selfati engage des jeux d’ombres, s’ingénie à des matités absorbant la lumière, des contrastes la restituant, des clairs-obscurs moins graphiques que délicats. « Le beau perd son existence si l’on supprime les effets d’ombre » écrivait Tanizaki*. Etrange fascination pour la beauté de l’ombre, pour un homme ayant vécu son enfance sous le « suaire blanc » de la lumière de Tanger, pour reprendre le mot de Pierre Loti ? Bien plutôt que les croisements des Orient, Selfati produit une esthétique nourrie de son cosmopolitisme, qui d’une manière ou d’une autre a appris la beauté des contrastes.

 

A ces images songeuses intimement liées au passé et à l’enfance, se juxtaposent d’autres images, de celles qui surgissent dans le monde médiatique dans lequel nous vivons, aussi évanescentes et fugaces que les impressions du passé peuvent s’avérer tenaces.

 

Depuis quelques années, Ilias Selfati archivait des photographies, la plupart issues de la presse quotidienne espagnole, montrant des arrestations, photographies le plus souvent prises sur le vif et sans qualité plastique, constituant ainsi le matériau qui allait lui servir pour « Arrest ». Passées au filtre de son énergie créatrice et de son art, ces images « documentaires »  d’arrestation, presque méconnaissables en tant que telles, se voient donc transvaluées plastiquement et esthétiquement, Selfati cherchant à en exfiltrer leur permanence.

On retrouve là ce qui parait s’affirmer comme une préoccupation majeure chez l’artiste. Dans la palette des noirs, des silhouettes se dessinent, presque minimalistes. Les formes archétypales, parfois au bord de l’abstraction, semblent aspirer à dégager une essence des formes, comme une tentative de saisir « l’essence même des choses », quelqu’en soient leurs variations réelles.

En territoire de reconnaissance, l’objet réel importe sans doute moins que la sensation de sa présence.

Dans la sobriété, la rigueur, des œuvres de Selfati se diffuse un essentialisme subtil,  ambitionnant de tirer les images hors de l’actualité, vers une forme de l’éternité.

 

Ce souci formel de l’artiste ne doit pourtant pas occulter la nature politique de la réflexion de l’artiste, mise ici en évidence par la présentation en diptyques des œuvres laissant en surgir avec clarté les antagonismes.

D’un côté, une représentation, récurrente dans l’œuvre de l’artiste, de la nature, perçue comme lieu par excellence du mystère, des mythes et des symboles mais également et surtout comme principe de protection, de pacification et de permanence.

De l’autre, montrant le fonctionnement des appareils répressifs étatiques en pleine action, la représentation paroxystique de la violence humaine, et en particulier, et ce n’est sans doute guère un hasard, de la violence instituée, impermanente et sujette à l’arbitraire.

Bien sûr, il faudrait éviter l’écueil du manichéisme en se figurant une nature dénuée de toute puissance destructrice et une humanité politique vouée au règne de la loi du plus fort, si une telle opposition des forces en présence ne mettait en lumière la question de l’intentionnalité de la violence de l’homme sur l’homme, des problèmes de pouvoir et de domination qu’elle soulève et dont le monde contemporain est loin de s’exempter.

Dans ces « arrestations », la contrainte des corps figurée par Selfati manifeste le fameux paradoxe de la répression étatique, dans le totalitarisme comme en démocratie, « violence légitime » dont les Etats détiennent le monopole, selon l’expression de Max Weber**.

Contre, tout contre, cette liberté contrainte par la probable nécessité d’un ordre que nous avons à produire, semble s’ériger pour Selfati celle d’une nature dessinée comme une utopie, ou qui (re)deviendrait une utopie nouvelle, un paradis perdu peut-être, qu’il s’agirait de reconquérir comme une nouvelle Arcadie.

 

Artiste engagé dans son temps, Selfati nous invite à observer le monde présent sous le prisme de son art, romantique à sa manière, plus mélancolique que nostalgique, d’un romantisme contemporain nourri de l’observation des dérives de nos sociétés, de la guerre à l’obsession de la sécurité, du terrorisme à l’impérialisme marchand contre le vivant.

 

* Junichiro Tanizaki, Eloge de l’ombre, 1933

** Max Weber, Le savant et le politique, 1919

 

"ARREST" - Une exposition de Ilias Selfati à la Galerie Talmart

Du 29 janvier au 9 février 2013 -

Vernissage jeudi 31 janvier à partir de 18h

22 rue du Cloître St Marri - Paris 4ème

www.talmart.com

 

Photo: courtesy Ilias Selfati

 

Texte réalisé à l'occasion de cette exposition

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