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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 20:59

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Oeuvre présentée

 

White Situation, vidéo, 3’46

(Remerciements à Laurent Quenehen, Les Salaisons, Romainville)

 

Dans cette vidéo semblant avoir été tournée caméra sur l’épaule, d’une manière quasi-documentaire, une famille ordinaire, continue de préparer le repas, de jouer au baby foot, de s’invectiver. Les enfants courent dans les escaliers et les mères grondent, on rit… malgré l’obscurité soudaine et l’alerte à la bombe. Une péripétie devenue banale…une manière de survivre à la guerre, et une résistance : fêter, quoiqu’il en soit, l’anniversaire de la Mère.

 

Soheila Golestani est une actrice, réalisatrice, musicienne et vidéaste iranienne vivant à Téhéran.

 

 

"A NOS PERES"

Galerie 2.13 pm

Du 1er Juin au 18 juillet 2013

Vernissage le 1er Juin à partir de 18h

 

GALERIE 2.13 pm

22 rue Hector Malot

75012 Paris

(près de la Galerie Claude Samuel)

Métro Gare de Lyon L 1 ou 14, sortie 10 - RER A ou D

01 44 75 36 23

06 15 18 14 24

E-mail :  fpaumier-moch@213pm.com

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 20:53

 

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Œuvre présentée

 

Varna-Sankara V 1.3, 2012 - Acrylique sur photographies vintage, cadres en bois, 66 x 62 cm

 

Courtesy Galerie Paris-Beijing, Paris

 

« La photographie et l’art contemporain avouent souvent une très forte fascination pour la généalogie qui est une manière différente d’aborder par le portrait collectif les liens de sociétés contemporaines tout en les classifiant selon les usages ou les procédés de l’archivage. Ce qui hier préoccupait les sciences sociales intéresse désormais les artistes, au cœur du système qui relie les notions d’identités, d’histoire et de mémoire. Ainsi, Nandan Ghiya invente-t-il des familles qui n’auraient pas motif de se fréquenter, reliant les uns aux autres, selon des classements de lignées voulues par une méthodologie déclinée désormais par les réseaux sociaux, les sites des rencontres ou les plateformes de dialogues. Bien évidemment, dans ces collages d’ancêtres, on ne rencontrera pas de jeune homme en master d’économie désireux de dialoguer avec une styliste surdouée, mais plutôt un copier-coller d’ancêtres exotiques, figures altières, aux visages peu apparents, dégommés par l’éclatement du pixel sur des tirages vintages, et dont le mérite est d’être exposées, regroupées et soudain sorties de l’ombre, de l’oubli et de la poussière. C’est un essai de recyclage actif, de détournement, de collusion des temps. Passant d’hier à maintenant, conjuguant les esthétiques du passé et du présent, l’artiste semble bien s’inscrire dans une quête de la manipulation heureuse par une mise en scène joyeusement arbitraire. Archiviste enjoué, il truque les faits, les rejoue, stimule et simule l’art savant d’une fiction. Est-il même l’auteur de ces histoires qui s’ébauchent dans chacune de ses compositions ? Ou est-il le narrateur espiègle de ces images qui appartiennent moins à un homme qu’à une mémoire collective ? C’est à dire à nous, dès l’instant où nous les regardons, et où nous tentons de lier les chemins hasardeux de ces êtres en copier-coller.

(…)

Ainsi, ses suites de collages se souviennent ironiquement d’une autre technique, celle qui fut autrefois si révolutionnaire lorsqu’elle apparut, la photographie, version naissante du 19e siècle. On retrouve dans les œuvres de Nandan Ghiya des visages d’hommes et de femmes d’un autre temps. Des personnages sans doute riches, sans doute amoureux et sans nul doute fort soucieux de leur postérité, qui s’affichent en vêtements traditionnels,et prennent la pose en un théâtre social un peu désuet. Ceux-là n’ont plus de noms. Et le temps a fait s’effacer dans le tourbillon des gloires et des oublis leur histoire particulière, leur essor social et leur destin intime. Pourquoi donc alors revenir à eux ? Nandan Ghiya, issu d’une famille d’antiquaires de Jaipur et d’un père qui collectionnait des photographies anciennes, en exhume les âges vintages, promeut les statures étranges des ancêtres, des gurus ou des héros politiques. Mais à la manière des documents secrets d’Etat, l’artiste déclassifie lui aussi ces figures tutélaires du passé pour que chacun les consulte à sa guise. Mieux, il les réordonne selon un autre mode. « Tout le monde était connecté, d’une manière ou d’une autre, à ces personnages accrochés aux murs de notre maison. Ils créaient des liens entre les gens», explique-t-il. Mais l’avènement de l’ère digitale et le monde virtuel a crée un monde parallèle où les mots « connexion » et « lien » n’ont plus les mêmes significations. »

(Extrait du texte de Laurent Boudier, Juillet 2012)

 

Nandan Ghiya est né en 1980 à Jaipur, au Rajasthan, en Inde. Il est diplômé du National Institute of Fashion Technology de New Delhi. Il a réalisé sa première exposition en Europe en 2012, à la Galerie Paris-Beijing, à Paris, qui l’a également montré à Art Paris la même année. Il est cependant un artiste reconnu en Inde, où son travail est régulièrement exposé depuis plus d’une dizaine d’années. 

 

 

"A NOS PERES"

Galerie 2.13 pm

Du 1er Juin au 18 juillet 2013

Vernissage le 1er Juin à partir de 18h

 

GALERIE 2.13 pm

22 rue Hector Malot

75012 Paris

(près de la Galerie Claude Samuel)

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 21:28

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Œuvre présentée

 

Failed Youth / La jeunesse ratée, vidéo, 3’33, 2006

(Remerciements à Laurent Quenehen, Les Salaisons, Romainville)


"L’aiguille se pose sur le gramophone et le son d’une trompette mélancolique retentit. Des photos se déplacent à l’écran, des photos de famille de jeunes gens dans les années 30. Le rire étouffé d’une femme se mixe au jeu de la trompette, puis le son de la trompette devient joyeux et se mêle aux pouffements de la femme dans des éclats de rires apocalyptiques de ceux qui n’ont plus rien à perdre. Les photos n’apparaissent plus que rarement et montrent le début de la folie du 3ème Reich tel qu’il a pu s’immiscer dans la vie de familles ordinaires. "

 

Par cet hallucinant album photo, celui de sa famille allemande pendant la guerre, Roland Fuhrmann, témoigne avec force et sans aucun détour de cette part de mémoire, sombre, et parfois encore occultée. Lui, enfant des années 70, brisant l’omerta et le silence à laquelle furent réduits tous les enfants de sa génération, et cherchant à percer le mystère de la banalité du mal, ne craint pas de laisser regarder ces images qui sont aussi les siennes, mais peut-être aura-t-il fait le pari qu’en les montrant, comme par un effet de catharsis, il aura trouvé le moyen de se délester de cette culpabilité générationnelle, et de les dissoudre dans l’acidité du rire et de l’absurde.


Né en 1966 à Dresde, en Allemagne, Rolan Fuhrmann est diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Halle, en Allemagne mais a aussi été élève de Tony Brown et de Christian Boltanski aux Beaux-Arts de Paris. Son travail est très régilèrement montré à Berlin, mais aussi, notamment dans le cadre d’exposition collectives, en France, en Angleterre, en Suède ou en Espagne. "La diversité des outils utilisés par Roland Fuhrmann empêche son enfermement dans une discipline plus qu'une autre. Photos, vidéos, sculptures, installations participent à une forme d'anthropologie qui passe par une production plastique nourrie, qui ne s'interdit rien, pas même l'humour. » (Denis Driffort, directeur de POLLEN, 2008). Il vit et travaille à Berlin (Allemagne)

 

"A NOS PERES"

Galerie 2.13 pm

Du 1er Juin au 18 juillet 2013

Vernissage le 1er Juin à partir de 18h

 

GALERIE 2.13 pm

22 rue Hector Malot

75012 Paris

(près de la Galerie Claude Samuel)

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 21:23

 

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Œuvre Présentée

 

Historia, #3, 2004 - Tirage Photographique sur papier Crystal Archive, monté sur dibond et contrecollé sur plexiglas, 80 x 160 cm - ed 6, 2 AP

 

 

L’œuvre de Dimitri Fagbohoun présentée ici provient d’une série, « Historia », dont le principe de diptyque met l’une à côté de l’autre deux images au caractère « historique » plus ou moins explicite. Visitant un peu partout dans le monde des lieux de mémoire, il en photographie des éléments plus ou moins lisibles immédiatement, et notamment des monuments commémoratifs.

« Ce qui singularise son travail, c’est qu’il place ces monuments dans le champ de l’art et les traite comme des objets plastiques, voire conceptuels. » écrit Yves Chatap à ce sujet.

Il se dégage pourtant de ce travail, aux apparences parfois quasi-documentaires, une grande puissance émotionnelle, qui rejoint précisément cette articulation délicate entre ce qui est de l’ordre de l’Histoire, du « peuple » en ce qu’il a d’indifférencié, et ce qui est de l’ordre de l’intime, de la mémoire, de l’identification, par laquelle advient l’émotion.

Sans doute ce sentiment nait-il aussi de la confrontation physique avec ces photographies de grands formats, rendant impossible le détour, concrétisant la mémoire en la réactivant dans le réel, ici et maintenant.

Ces photographies portent en elles cette sorte d’épaisseur de non-dits propre aux tragédies, comme autant de raccourcis visuels, de cross over signifiants, qui disent l’évidence de l’innommable, souvent, et dont pourtant par science, ouï- dire ou pressentiment, nous savons la véracité.

 

 

Dimitri Fagbohoun est né en juillet 1972 d’un père béninois et d’une mère ukrainienne à Cotonou, au Bénin.

Ayant grandi au Cameroun avant de s’installer en France ou il vit et travaille désormais, les thèmes et les questions qu’il aborde sont à l’image de son parcours et son histoire, à cheval sur les frontières géographiques et artistiques

Son travail est ainsi indissociable de sa propre expérience, de son identité plurielle.

Protéiforme, par les formes hétérogènes qu’il utilise, vidéo, photographie, installation, il exprime un rapport aux identités et à l’histoire dans lequel son écriture dérange les modèles qui les constituent. De cette tension résulte l’émergence d’autres visions, de nouvelles formes.

Concevant son travail artistique comme un champ de propositions, son emploi de la vidéo, entre essai et objet cinématographique oscille aux limites du cinéma et des arts plastiques, imbriquant les frontières entre ces pratiques.

Son travail a été montré internationalement et exposé en Afrique (entre autres) dans le cadre des Rencontres Africaines de la photographie de Bamako (Mali) en 2007 et en 2011, au festival panafricain d’Alger en 2009 et à la biennale Picha, au Congo en 2010 et à la biennale DAKART 2012.

 (Source : dossier artistique de l’artiste)

 

 

 

"A NOS PERES"

Galerie 2.13 pm

Du 1er Juin au 18 juillet 2013

Vernissage le 1er Juin à partir de 18h

 

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22 rue Hector Malot

75012 Paris

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 15:48

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Une installation monumentale et spectaculaire de Gabriela Morawetz, à découvrir au mois de juin à Bordeaux!

 

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Brankica Zilovic, artiste et co-commissaire avec moi de l'exposition "A nos pères", très bientôt à la Galerie 2.13 pm, sera en très bonne compagnie dans cette exposition "Arsenic et belles dentelles", dans laquelle on retrouve aussi des artistes que je montrerai à l'automne dans "Au-delà de mes rêves" (voir page commissariat)

 

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Et puis aussi toute une flopée d'artistes avec qui j'ai ou vais collaborer dans une exposition au Château du Riveau: "si l'art de la parure m'était conté", jusqu'en novembre 2013. On y retrouve entre autres Dominique Bailly, Ghyslain Bertholon, Michaela Spiegel - à voir dès le 1er juin dans "A nos pères", Anne Brégeaut, que je viens d'exposer dans "Beyond my dreams", Katia Bourdarel, qui sera, dans "Au-delà de mes rêves" (ici, la photo), et même Jan Fabre dont j'aurai le plaisir de montrer une pièce en octobre prochain...Que du beau!

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 20:38

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Oeuvres présentées

 

“Feketén-fehéren” (Black-and-white), video, 4’41’’, 2010

"v.n.p. v20", vidéo, 15’, 2005

 

 

« Esterházy: un nom qui résonne en écho de l’histoire (“les collectionneurs”) et de l’histoire de France (l’affaire Dreyfus) ; mais surtout de l’histoire contemporaine de la Hongrie. Marcell Esterházy a fait face à ce legs avec ses travaux récents, qui trouvent leur origine dans la découverte d’un secret de famille. Il ne s’agit aucunement d’un aveu, ni d’un procès, mais de l’opportunité d’analyser ce qui relie les histoires individuelles à l’Histoire universelle, dans le contexte du post-communisme. Le grand‐père paternel de l’artiste est né comme cela : un héritier avec château et position dominante dans la société. La guerre a tout changé, qui l’a privé de ses biens et expulsé à la campagne, pour travailler dans les champs. Récemment, on a découvert qu’il fut pendant trente ans un Informateur de la police communiste. « Si ça arrive dans “la meilleure famille du pays”, c’est arrivé partout» : Marcell Esterházy affronte l’oblitération du passé communiste. Il travaille avec un matériau d’images d’archives, sur lesquelles il applique un minimum d’effets. « In Black-and-White » (2010) est la mise en boucle d’un extrait du film de Gyula Gazdag dans lequel son grand-père apparaît. Face caméra, dans un train, il baisse la tête, comme endormi par les cahots du rail, et la relève subitement pour nous regarder. Métaphore directe du mensonge dans lequel un homme a dû vivre, privé de liberté : sa vie fut prise dans la fiction et la dissimulation. Toute l’ambivalence de la relation de l’artiste à cet homme, entre sentiment et raison, surgit dans l’énigme de ce regard.

(…)La déconnection entre générations s’exprime dans la vidéo « v.n.p. v2.0 » (2004), où l’image du grand-père paternel est accélérée afin qu’il semble manger à vitesse normale ; son isolement lors du repas familial n’en apparaît que plus criant. » - Pascal Beausse

 

Entre ces deux vidéos, Marcell Esterházy semble reproduire le schéma narratif créé par son propre père, l’écrivain Péter Estherázy, figure essentielle de la littérature hongroise contemporaine. Dans « Celestial Harmonies” (paru chez Gallimard en France en 2001), Péter Estherázy raconte son illustre famille et dévoile son admiration pour son père, créant une figure paternelle mythique. Mais dans “Revu et corrigé” ( “Revised Edition”, paru en France chez Gallimard en 2005), il opère une brutale mise au point, désintégrant le mythe, racontant comment il découvre que son père était en fait Informateur de la police communiste.

Le travail de Marcell Esterhazy revisite donc dans ses profondeurs l’histoire de sa famille, autant de destins exceptionnels qui se confondent intimement avec celui de la Hongrie, dont il interroge sans cesse les failles et les retournements.

 

Marcell Esterhazy est né en 1977 à Budapest, en Hongrie. Il est descendant de la célèbre famille de la noblesse hongroise, également connue pour sa collection d’œuvres d’art et son rôle de mécène.

Vivant entre Paris et Budapest, il a étudié et expose régulièrement entre la France et la Hongrie, mais aussi un peu partout en Europe.

 

 

 

 

 

 

 

"A NOS PERES"

Galerie 2.13 pm

Du 1er Juin au 18 juillet 2013

Vernissage le 1er Juin à partir de 18h

 

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75012 Paris

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La galerie est ouverte du jeudi au samedi de 14h30 à 19h00

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 19:34

 

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Œuvre présentée

 

«  My family box », 2013 – Vitrine 40 x 60, Boite de jeu 23 x 32 x 6 cm : Boîte en carton, photographies et techniques mixtes.

 

 

 

"My family box" est une boîte à énigmes, un jeu de rôle que l'artiste Sandrine Elberg a inventorié à partir des traces de ses ancêtres.

A partir de ces bribes- documents, photographies, l’artiste tente de dénouer les fils de son histoire familiale et de reconstituer une cartographie historique marquée par les exodes et la diaspora. Elle imagine ainsi plusieurs hypothèses de parcours, d’histoires et de narrations autour de sa famille paternelle, russe askhénase, qui fut victime des pogroms sévissant dans la région d'Odessa depuis le début du 19ème siècle.

« Dédramatisant » cette histoire personnelle sous la forme d’un jeu de société familial, Sandrine Elberg suggère aussi, avec un certain recul critique, que les « aléas » de l’Histoire auxquels fut soumis sa famille sont surtout le résultat de calculs, d’enjeux géo-politiques, économiques et idéologiques dans lesquels hommes et femmes, familles et enfants restent éternellement victimes, au mieux réduits à des pions sur un échiquier, au pire supprimés du jeu.

 

 

Diplômée universitaire en Arts Plastiques et de l’ENSBA de Paris, Sandrine Elberg vit et travaille à Paris. Son travail, et notamment son travail photographique pour lequel elle est reconnu, est régulièrement montré en France mais aussi en Russie (Moscou), dans des expositions personnelles ou collectives mais aussi dans le cadre de Biennales et de Festivals de photographie (Moscow Photobiennale, Russie ; Jeonju-photofestival, Corée…). Elle fut en outre lauréate ou finaliste de nombreux prix photographiques, et dernièrement pour le Prix HSBC pour la Photographie 2013.

 

 

 

 

 

 

"A NOS PERES"

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Du 1er Juin au 18 juillet 2013

Vernissage le 1er Juin à partir de 18h

 

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 19:31

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Œuvres présentées

 

Ensemble de 5 photographies tirées de la série « Maison de famille », 2012 – 30 x 40 chaque, encadré – Tirage sur papier baryté Hahnemühle Photo Rag Baryta

 

 

« Les gens heureux n’ont pas d’histoire », dit l’adage, variation de la célèbre phrase de Rousseau, exprimant l’idée que le récit historique ne s’intéresse qu’aux temps de guerres et de conflits, négligeant les temps de paix comme « temps morts » de l’Histoire.

Contre-pied de cette assertion coutumière, le travail de Nathalie Déposé, artiste française dont la famille est « sans histoire », inscrit, dans des images contenues, presque minimalistes, toute la puissance de son histoire, de toutes les histoires de famille, de toutes les volontés de transmission et de quêtes d’identité.

Elle écrit : « Au printemps 2012, je suis retournée dans la maison de mes grands-parents qui allait être vendue. Confrontée à cet espace en devenir, dont la transformation était déjà visible, je me suis demandée comment conserver cette part d’héritage et la transmettre à mon tour. J'ai commencé alors un travail de mémoire avec ce qui restait à ma disposition : une maison, quelques meubles et une vidéo que j'avais tournée il y a 15 ans de cela. Puis j'ai imaginé une ligne qui relierait et traverserait chaque photographie dans un espace temps reconstitué. »

En réalité, sans doute seuls les gens sont sans mémoire n’ont pas d’histoire.

 

Après avoir étudié la littérature et l’histoire de l’art, Nathalie Déposé entre à l’ESEC, école de cinéma. Depuis 2005, elle est assistante mise en scène au cinéma. Elle a notamment travaillé avec Gilles Marchand, Bertrand Bonello et Alain Resnais.

Après une formation à l’école des Gobelins en photographie, elle est aujourd’hui une artiste émergente, déjà primée au concours de photographie de la Ville de Paris.

 

 

 

 

 

"A NOS PERES"

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Du 1er Juin au 18 juillet 2013

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 17:10

 

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Œuvres présentées

 

Lounès Matoub – 2012, 40 x 30 cm, Crayon et acrylique sur papier, Encadré sous-verre  

Sans titre (Massacre El Rais), 2012, 40 x 30 cm, Crayon et acrylique sur papier, Encadré sous-verre(photo)

Ecriture 2, 2012, 40 x 30 cm, Crayon, huile et acrylique sur papier, Encadré sous-verre

Ecriture 5, 2012, 40 x 30 cm, Crayon, huile et acrylique sur papier, Encadré sous-verre

 

Pour « A nos pères », Dalila Dalléas Bouzar a choisi de montrer quatre dessins extraits d’une série de 40 dessins, tous réalisés d'après des images d'archives datant de la guerre d'Algérie et de la guerre civile des années 90 aussi appelée "décennie noire".

C'est après avoir vu le film documentaire Algérie(s) de Malek Bensmail, Patrice Barrat et Thierry Leclère (2004) qu'elle a commencé ce travail. La violence montrée dans ce film a agi chez elle comme un électrochoc.

Ce travail est sous-tendu par la quête de mémoire d'une artiste algérienne, née en Algérie mais ayant grandi en France et dont le père avait 20 ans pendant la guerre d'Algérie. Partant du constat personnel qu'elle n'avait qu’une mémoire et une connaissance très parcellaires de ces deux périodes  fondatrices de l'histoire de l'Algérie contemporaine, Dalila Dalléas Bouzar a cherché à re-construire son propre savoir en allant chercher dans la documentation disponible, celle des archives et des médias, de quoi construire ses propres images et reconstituer une mémoire.

S’offrent plusieurs lectures de son travail : questionnement sur l’histoire, sur la mémoire, sur la violence, et sur le rôle de l’artiste qui veut prendre à bras le corps la réalité multiple et complexe de ce passé qui ne passe pas.

Les dessins présentés ici ont fait partie d’une exposition qui a déjà eu lieu en Algérie dans les instituts français d'Alger et d'Oran, et qui a aussi été présentée en partie à Berlin, à Savvy Contemporary en 2011. Ce travail a également fait l'objet d'un livre publié par les éditions Barzakh, Alger, paru en juin 2012. Ce livre regroupe 26 dessins ainsi que 8 textes de 7 auteurs dont Kamel Daoud, journaliste et écrivain, Hassan Remaoun, historien, Anissa Bouayeb, historienne et critique d'art, Bonaventure N'digunk, commissaire d'exposition et directeur de Savvy Contemporary, Frédéric Dalléas, philosophe, Cloé Kormann, écrivaine.

 

 

Dalila Dalléas Bouzar, née en 1974 à Oran en Algérie, est diplômée des Beaux-arts de Paris (ENSBA). Elle vit et travaille à Berlin, en Allemagne. 

Son travail est montré, dans le cadre d’expositions personnelles ou collectives aussi bien à Berln qu’en Algérie, au Congo, en Afrique du Sud ou en Suède.

 

(Sources : d’après site internet de l’artiste)

 

 

  "A NOS PERES"

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Du 1er Juin au 18 juillet 2013

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 00:26

Ce fut une belle aventure..qui continuera bientôt, ailleurs, sous une forme augmentée! - Mais il ne reste donc que quelques jours pour ceux qui veulent aller découvrir "Beyond my dreams" à la Galerie MondapArt de Boulogne-Billancourt.

N'hésitez pas à passer, jeudi 2, vendredi 3 ou samedi 4..A 19h tapantes, on démonte!

 

llllllll-2720.JPGllllllll-2697.JPG(photos: Déborah Gintz - en en vrai, ça se termine le 4, pas le 5! :))

 

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(ces deux là, on ne les verra plus, c'est vendu! :))

 

  CLAIRE COMBELLES

 

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