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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 21:09

Une rentrée particulièrement chargée pour moi cette année, mais les artistes et les galeries ne sont pas en reste! Une belle rentrée foisonnante et pleine de promesses pour qui a pris la résolution, cette année, de sortir, et de papillonner, de vernissages en expositions!

 

 

 

ZEVS - Illuminated Correggio hrUn voyage à NY en vue?

Ce serait l'occasion d'aller découvrir les nouveaux travaux de Zevs, pour sa seconde exposition personnelle à la De Buck Gallery, qui vient d'emmenager dans un nouvel espace dans le quartier de Chelsea. cette fois, Zevs le bien-nommé rejoue sa relation avec Danae...

Dans "Traffics in Icons", le titre de cette exposition personnelle, l'artiste revisite ainsi quelques "Old Master works" à sa manière...

 

photo: "Illuminated Correggio hr" - ZEVS-

 

Traffics in Icons- ZEVS

De Buck Gallery

543 W 23rd Street - New York NY 10011

www.debuckgallery.com

 

du 12 septembre au 26 octobre 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Première exposition pour mounir fatmi, dont j'aurai le plaisir de présenter prochainement la vidéo "Sleep", dans cette galerie de Bruxelles:

 

MF_CasablancaCircles02_02.jpg

 

 

 KeitelmanGallery, Sprl Crearte – 44 rue Van Eyck – Bruxelles 1000 Brussels

 

 

 

La Galerie Talmart, avec laquelle je collabore régulièrement, participe pour la première fois à Art O Clock, foire d'art contemporain sise à La Défense, et dont c'est la seconde édition. Cette foire, on s'en doute, se veut particulièrement connectée au monde de l'entreprise.

Marc Monsallier a choisi d'y présenter une sélection de la jeune scène tunisienne ouverte aux artistes d’autres horizons. Ces artistes font partie du collectif tunisien "Politiques", dont les exposition éponymes ont déjà été remarquées sur la scène artistique contemporaine.

 

flyerArtO-Clock.jpg

 

 Avec: Shadi Alzaqzouq, Matthieu Boucherit, Nidhal Chamekh, Ymene Chetouane, Maher Gnaoui, Malek Gnaoui, Ismaël

 

Art O Clock - Au CNIT Paris La Défense, Hall Brillat Savarin du 19 au 21 septembre 2013

 

Un peu d'art "primitif"?

La Galerie Schoffel-Valluet participe, comme tous les ans, au désormais traditionnel mais toujours aussi passionnant "Parcours des Mondes", dans le quartier de Saint Germain des Près. Un vaste voyage qui, à la galerie Schoffel-Valluet, nous emmène cette année à ... Bornéo!

"Art et science, la vie dévoilée d'une oeuvre d'art de Bornéo" présente une oeuvre exceptionnelle sous l'angle original de l'étude scientifique, ou comment, au delà de la simple datation au carbone 14, le développement de techniques de pointe permettent de découvir des pans insoupçonnés de l'histoire d'un objet.

Un travail d'investigation et une oeuvre à découvrir àç partir du mardi 10 septembre à 15h.

 

Galerie Schoffel-Valluet

14 rue Génégaud Paris 6ème

 

Et le Parcours des mondes, 12ème édition, un peu partout dans les galeries du 6ème, inauguration le 1à après-mlidi puis ouverture du jeudi 11 au dimanche 15 septembre 2013.

http://www.parcours-paris.eu/index/pages/id_page-33/lang-fr/

 

 

Le hasard des rencontres avait mis sur mon chemin la jeune photographe Nathalie Déposé, que j'avais invité à présenté sa série " Maison de famille" dans le cadre de l'exposition "A nos pères" au début de l'été.

Elle participe aujourd'hui à la 7ème édition du prix  "Photo d'hôtel, photo d'auteur" initiés par les Hôtels Paris Rive Gauche.

Le concept: chaque mois, les HPRG invitent un artiste photographe à passer une nuit dans un hôtel, et à prendre une unique photographie accompagnée d'un texte inspiré de cette expérience.

Une nuit de décembre 2012, Nathalie est donc allée s'installer dans une chambre d''hôtel, rive gauche...

L'ensemble des photographies seront présentées en avant première à la Galerie Esther Woerdehoff à partir du 5 septembre puis à l'hôtel La Belle Juliette du 30 septembre au 4 novembre.

Une intéressante initiative, qui entre quelque peu en résonnance avec mes préoccupation du moment (la nuit, les lits, etc...:))

 

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 Photo: Hic et Nunc, Hotel des Grands Hommes - Nathalie Déposé

 

Ancien atelier de Camille Claudel et de Constantin Brancusi, la Galerie Werdehoff est donc à découvrir

vernissage le 5 septembre à partir de 15h et annonce du lauréat à 19h30.

Puis exposition jusqu'au 28 septembre 2013

36 rue Falguière Paris 15ème

L'exposition se poursuivra ensuite à l'Hôtel La Belle Juliette

92 rue du Cherche Midi, Paris 6ème

Du 30 septembre au 4 novembre

 

je ne sais pas qui le jury choisira mais moi, je vote Nathalie Déposé les yeux fermés!

 

"Youg Talents", c'est le titre de la première exposition de la saison au désormais bien connu Espace 111 à Montreuil, mais aussi le dernier avant de voler vers de nouveaux horizons, dont j'aurai prochainement l'occasion de parler plus amplement, ayant la chance d'être partie prenante dans cette nouvelle aventure à venir!

En attendant, on se propose de mettre en avant quelques jeunes pousses...à découvrir!

 

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"Place aux jeunes !

Pour ouvrir la saison, et avant de s’envoler vers de nouveaux horizons, l’Espace 111 met à l’honneur la jeunesse et joue les défricheurs de talents. Un peintre, des photographes, un musicien: l’Espace 111 présente un passionnant échantillon d’une nouvelle génération  d’artistes à découvrir avant tout le monde ! Autour du thème de l’absence, Marvin Aillaud, Clara Chichin et le Collectif Nova Rupta posent un regard sans naïveté sur le monde d’aujourd’hui, et le jeune rappeur SaoBoy fait vibrer les rimes.

 

Marvin Aillaud

 

Tout juste sorti de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, fraichement diplômé avec les félicitations du jury, Marvin Aillaud est un jeune peintre plein de fougue et de promesse. Sensible, particulièrement, à la réalité humaine dans le monde contemporain, il peint l’exclu, le marginal, l’immigré, l’étranger, bref, l’altérité, dans une technique étonnante à la fois classique –la peinture à l’huile- et contemporaine – notamment dans sa relation avec la photographie et son usage en peinture.

 

A partir de photos prises un peu comme des photos volées, dans un foyer malien à Paris, mais aussi lors de séjours, au Kerala, en Inde ou dans le Guan Dong, en Chine, ses peintures, d’abord très expressionnistes, sont une première fois effacées par un processus de glaçage lors duquel un mouvement se crée sur le plan de l’image comme un voile., évoquant les notions de traces, de présence-absence et de disparition. « Je peins », dit-il, « des immigrés, en essayant de laisser transparaitre ce qu’ils laissent, ce qu’on leur retire. »   Il attaque ensuite la peinture à la térébenthine et au pinceau de manière à faire ressortir une sorte de relief dans la toile suggérant selon lui la stratification de la société. « Pour terminer, j’ajoute des touches de couleurs vives comme des impacts de peinture rose sur la toile, du rose pour rappeler la chair. »

 

Clara Chichin

La jeune artiste Clara Chichin a choisi de montrer un ensemble de tirages couleurs de petits formats, tirés de sa dernière série « Sous les yeux que quelques minutes épuisent », un projet multimédia photographies et textes, intimiste et mystérieux., sur le modèle du journal photographique.

"Clara Chichin réalise des photographies noir et blanc et en couleur, denses et contrastées, auxquelles elle associe des fragments  de textes renvoyant à des instants vécus. 

La photographie l’accompagne au quotidien comme un marqueur temporel, captant des moments privilégiés, des rencontres, ses relations avec sa famille et ses amis, la solitude aussi.  Foncièrement lié à l’intime, son travail cherche à aborder avec pudeur des thèmes aussi difficiles que la perte et le deuil d’un proche, à transcender une histoire personnelle pour en faire surgir une émotion poétique.

Elle dessine ainsi les contours d’une autofiction habitée par la question de la disparition, trouvant ici justement à s’exprimer à travers la photographie, médium, s’il en est, de la trace, de « l’image en fuite »  pour reprendre la formule employée par l’artiste.

 Parfois réalisés à partir de dispositifs ou de techniques classiques comme le sténopé, les clichés de Clara Chichin se déclinent et se déploient cependant sous des formes aussi diverses que l’édition, la vidéo ou la projection, relevant dès lors du montage et de l’assemblage d’un matériau iconographique constitué au fil du temps, d’une mise en séquence d’où semble pouvoir surgir la possibilité d’une fiction." (Raphael Brunel)

 

Collectif Nova Rupta

 

Collectif de jeunes photographes, Nova Rupta rassemble onze membres issus de la promotion 2013 de l’École Nationale Supérieure Louis-Lumière. Fort de cette pluralité, il réfléchit au monde contemporain et aux concepts qui lui semblent majeurs pour le comprendre.

Les membres travaillent autour d’un thème commun pendant plusieurs mois et publient ensuite leurs travaux sous la forme d’un magazine.

 

Après avoir traité du phénomène Mainstream, de la question de l’Intime, de la Nuit et de la Couleur, le collectif s’attaque à l’Absence, concept vaste, parfois abstrait, qui touche chacun au quotidien sous diverses formes.

Ainsi, les photographes ont explorés différentes problématiques : certains ont cherché à exprimer le vide affectif lié à l’absence de personnes proches ou disparues, d’autres interrogent le passé et le futur des lieux désertés ou condamnés. Il s’agit dans les deux cas de capter ou d’évoquer la trace du passage de l’homme.

 

 

Sao Boy

 

Sao Boy est, à 17 ans,  un jeune auteur compositeur interprète de rap de Montreuil qui fera à l’Espace 111 sa toute première prestation en solo.

Il a le goût des mots, qu’il travaille depuis deux ans un sein d’un collectif hip-hop, Eastern Martin’s Crew. Motivé, il a testé la « battle rap » a cappela, discipline connue du monde hip hop et devenue assez populaire ces dernières années, et monté en parallèle d’EMC un second groupe, Kickeur Sans Frontière, une bande, dit-il, qui se concentre « sur le flow et la rime ». Aujourd'hui l'écriture est devenue pour lui une passion et presque un besoin. « Ma vie », explique-t-il, «  est faite de mots et je ne passe pas une journée sans trouver de nouveaux jeux de mots, métaphores ou belles phrases que je met immédiatement de coté dans un coin de ma tête. »

 

 

 "Young Talents" - L'Espace 111

111 rue de Stalingrad, 93100 Montreuil

les 21 et 22 septembre 2013

 

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Published by Marie Deparis-Yafil - dans Actu des uns et des autres
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6 septembre 2013 5 06 /09 /septembre /2013 00:05

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Ici et là, deux lieux dont vous saurez bientôt tout...deux lieux pour une exposition, un projet au long cours dont je vais dévoiler les détails...très très bientôt!

 

 

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 21:36

Le soir du vendredi 6 septembre, je serais naturellement à la Galerie Talmart.

Mais que cela ne nous empêche pas de passer plus tard aux Salaisons, à Romainville, où Laurent Quenehen poursuit sa programmation, toujours intéressante.

D'autant qu'elle rejoint dans son sujet l'exposition "A nos pères", que j'ai montée récemment avec Brankica Zilovic, dans laquelle se trouvait la très belle pièce que Sandrine Elberg avait réalisée spécialement pour nous, " My family box", et que l'on pourra revoir ici.

 

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EXIL est une exposition avec des oeuvres de:

 

Chimène Denneulin, Sandrine Elberg, Yves Gobart, Stephen Gunning, David Schaffer, Gaëlle Villedary, Chéri Samba.

  
Et les rencontres internationales de l’art vidéo et du film court (films sélectionnés par les jeunes du lycée professionnel Liberté de Romainville) : Pierre-Yves Dalka , Damien Froidevaux, Jared Katsiane, Alice Planes, Hayoun Kwon, Ana Apostolska, Familles Covaci, Also sisters, Céline Trouillet.
  
  
"Quitter sa patrie est un bouleversement. En Union soviétique, les émigrants n'avaient droit qu'à trois valises lorsqu’ils quittaient le pays. Trois valises dans lesquelles devaient tenir une vie entière. L’écrivain russe Sergueï Dovlatov proteste contre cette restriction dans son livre « La valise », mais découvre ensuite que tout ce qu'il a accumulé au cours de sa vie tient facilement dans une seule valise (qu’il n’ouvrira d’ailleurs jamais après son arrivée à New York).
Les artistes de cette exposition travaillent cette ironie du sort qui conduit à garder l’essentiel pour  l’oublier.
Chimène Denneulin, photographe, évalue le rapport entre la puissance de l’individu et son espace de survie ; Sandrine Elberg réalise une boîte à énigmes, une pièce commémorative sur l’exil familial de ses ancêtres russes ashkénaze ; Yves Gobart élabore un pont pictural et symbolique entre l’exil rêvé et l’exil physique ; Stephen Gunning filme une danse kurde pour la Liberté place de la Nation ; Chéri Samba révèle les contrastes entre les immigrés et les autochtones ; David Schaffer retrace le parcours de trois improbables exilés et Gaëlle Villedary élabore une carte du monde flottante où n’apparaissent que les mers et les océans. 
La sélection de films sur le thème de l’exil rejoint cette perte, ce départ inéluctable sans retour possible. La programmation a été réalisée tout au long de l’année 2013 par 150 jeunes du Lycée professionnel Liberté de Romainville. Ce lycée regroupe 46 nationalités, les élèves ne sont pas spécialisés dans l’art ou le cinéma, néanmoins ils ont vu plus de 70 films et ont choisi ce qui leur paraissait le plus sincère, le plus adéquat dans ce qu’ils connaissent de l’exil ou ont entendu de leurs parents ou leurs grands-parents."

Vernissage le 6 septembre à partir de 17h
Exposition du 7 septembre au 7 octobre 2013 
 - Ouvert les samedis et dimanches de 15h à 19h
 
25 avenue du Président Wilson 93230 Romainville 
M° Mairie des Lilas - Infos http://www.salaisons.org - Entrée Libre
 

Soirée de projection et de présentation de l’exposition EXIL le jeudi 12 septembre au Musée de l'histoire de l’immigration, Paris 12e

19 septembre : projection, Les Uns Chez les autres, Fédération nationale des associations solidaires d'action avec les Tsiganes et les Gens du voyage, Paris 19e
  
Nuit Blanche le samedi 5 octobre 2013
Projections de Films : Ben Judd, Charlotte Puertas, Amandine Ferrando, Estelle Artus, Arnold Pasquier, Carine Parola.
Retour sur le Journal de l'Ambassade du PEROU à Ris-Orangis : projection, rencontres. 
Prose poétique In Extatix de Maud Querol Ferrer, projection et musique de Daria Electra.
Musique Tsigane avec le groupe Swing in soul.
 
En collaboration avec le Musée de l’histoire de l’immigration et  la Mairie du 19e
Avec le soutien de la Mairie de Paris et de la Fondation BNP Paribas




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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 22:00

Pour la première édition nouvelle formule de l'ARCA, Les Arches Rendez-vous Contemporain de l'Art, j'ai été invitée à imaginer un parcours-exposition au sein des ateliers des artistes.

Cet évènement s 'inscrit dans le cadre de la Biennale Off de la 10ème Biennale d'Issy, organisée par la Ville d'Issy les Moulineaux dans différents lieux de la ville (Musée Français de la Carte à Jouer et médiathèques)

 

Histoire de rester connexe avec le thème de la Biennale "L'art du goût, le goût de l'art", j'ai choisi d'élargir le propos à une perspective sur les sens, d'où "L'empire des sens"!

 

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L’exposition-parcours « L’empire des sens » invitera donc les visiteurs à venir découvrir, dans l’atelier des artistes, une œuvre sélectionnée parmi leur production, autour du thème polysémique des « sens », et de deux axes majeurs.

 

L’espace, et le temps, sont les conditions premières de toute perception, et il est peu de chose hors de cet empire. Et l’art, de l’œil à l’esprit, se livre avant toute chose à un jeu, une expérimentation de cette puissance de la perception : l’espace, la manière dont les formes s’y déploient, dont les couleurs s’y agencent, le temps parfois, dans la sensation du rythme ou de la composition, et puis l’illusion, effet nécessaire de notre subjectivité…

 

Mais « l’empire des sens », clin d’œil à peine dissimulé au film d’Oshima, renvoie aussi implicitement à d’autres formes de la perception, intimes et organiques, aux territoires, rayonnants ou obscurs, de la sensualité.

Ainsi, d’une manière ou d’une autre, chacun des dix huit artistes présents dans ce parcours met nos sens à l’épreuve, expérimentant sur nous, et avec nous, leur indépassable emprise.

 

Avec:

 

Agnès Audras, Jean-Claude Auger, Nadya Bertaux, Paul Bertier, Eric Bouttier, Jay-Kyoo Chong, Sandrine Elberg, Cristina Elinesco, Philippe Fabian, Stéphanie Guglielmetti, Miwa Nishimura, Agnès Pezeu, Christian Renonciat, Karole Reyes, Florentin Tanas, Anne Vignal, Dusanka Vulovic, Olga Yaker

 

Vernissage vendredi 27 septembre 2013

 

Cocktail d’inauguration à partir de18 h au point accueil arche 11 atelier 9

suivi de l’ouverture de l’exposition à 19 h.

 

 

Les horaires:

Vendredi 27 septembre de 19h00 à 21h30

Samedi 28 septembre de 14h00 à 20h00

Dimanche 29 septembre de 14h00 à 18h00

 

 

 

 

Accès

 

Les Arches - Boulevard Garibaldi

92 130 Issy-les-Moulineaux

RER C Arrêt Issy

Tram T2 arrêt JH Lartigue

Métro 12 Mairie d'Issy

Bus 123 arrêt Gare d'Issy

 

 

Des informations sur les parcours et les visites guidées très bientôt!

 

 

 

 

 Les Arches est un lieu de recherche et de production artistique contribuant activement à la diffusion de l'art et à la sensibilsation des publics à la création contemporaine.

 

 

  ARCA-LOGO.jpg

 

QR CODE FACEBOOK LESARCHES

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 21:25

Vendredi 6 septembre, à partir de 18 heures, il ne faudra pas manquer le vernissage de THE CURE, exposition personnelle de Corine Borgnet, à la Galerie Talmart...On pourra aussi participer à la performance "Le duel", un jeu d'échec grandeur nature, dans lequel les visiteurs seront invités à défier les forces plus ou moins obscures de la finance et de la bureaucratie.
En attendant, on monte, on monte!

 

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On s'interroge...

 

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mais cela n'empêche pas les promeneurs et autres visiteurs impatients de s'arrêter nombreux devant la vitrine de la galerie, investie pour l'occasion, et de passer la porte, toujours ouverte, de la galerie pour venir observer l'avancée des opérations en avant-première!

 

THE CURE

Corine Borgnet

sur une proposition de Marie Deparis-Yafil

Galerie Talmart

22 rue du Cloître St merri

Paris 4

 

du 7 au 28 septembre 2013 

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Published by Marie Deparis-Yafil - dans Artistes - Galeries
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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 22:41

Ce sera sans doute un des premiers vernissages de la rentrée et c'est à ne pas manquer!

 

En attendant de retrouver d'autres oeuvres de Corine Borgnet, que j'ai choisies pour "Au-delà de mes rêves" (des infos très bientôt!), on va pouvoir découvrir, à la Galerie Talmart, le deuxième volet, ou la suite, de "Ego Factory", qui avait eu lieu à Montreuil à l'automne dernier.

 

Voici donc "The Cure", davantage réflexion sur la valeur curative du travail et sur ce "monde impitoyable" qu'est le monde du bureau, que clin d'oeil au groupe anglais de notre jeunesse!

 

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«  Dans la glorification du «  travail  », dans les infatigables discours sur la «  bénédiction du travail  », je vois la même arrière pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous : à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, ce qu’on sent aujourd’hui, à la vue du travail – on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir -, qu’un tel travail constitue la meilleure des polices, qu’il tient chacun en bride et s’entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l’amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l’on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité : et l’on adore aujourd’hui la sécurité comme la divinité suprême. "

F. Nietzsche - Aurores (1881), Livre III, § 173 et § 206,  trad. J. Hervier, Gallimard, 1970.

 

 Après « Ego Factory », Corine Borgnet présente à la Galerie Talmart « The cure », le deuxième volet de sa réflexion critique autour du travail, de ses objets, de ses codes et de ses représentations, au croisement d’une réflexion sur la place de l’art dans ce monde sans pitié pour les rêveurs.

 

Corine Borgnet choisit ici d’offrir leur quart d’heure de gloire wharolien à ces sujets peu explorés dans la création contemporaine –celle-là même qui a pris la liberté d’une autre voie-, à tous les anonymes travailleurs, aux acteurs de la production de masse, aux pions sur l’échiquier, prisonniers d’un système hiérarchique qui, soyons en bien sûrs, veille sur eux…Ainsi tente-t-elle ici de rendre à ces invisibles, aux travers de ceux qui leur ont prêté leur dénuement générique et leurs visages, leur individualité, leur intégrité transcendée en œuvre d’art.

 

Voici donc l’artiste en prise avec les images de l’impitoyable univers du travail et de la vie de bureau, dont elle a justement choisi de fuir les codes et les contraintes, en lutte contre le glissement bureaucratique et souvent désenchanté du monde contemporain. Le projet de l’exposition « The cure » procède donc de cette position de résistance, mais aussi, comme le dit souvent Corine Borgnet, d’une lutte perpétuelle contre la perte de la liberté d’esprit et des rêves de l’enfance, cette sorte de « parenthèse enchantée », dans laquelle le principe de plaisir, source de tous les imaginaires, ne s’est pas encore heurté à la rationalité, au principe de réalité et aux nécessités économiques. Le détournement en matériau plastique du Post-it, qu’elle travaille depuis plusieurs années, pris comme symbole du monde de l’entreprise, s’offre alors comme une alternative, une ligne de fuite poétique, et parfois ludique, hors de cette ultime manifestation de la société du spectacle, pour reprendre la terminologie de Guy Debord.

 

Au travail bureaucratique, « moyen le plus rationnel que l’on connaisse pour exercer un contrôle impératif sur des êtres humains »*, au travail aliéné, selon la dichotomie marxienne, Corine Borgnet oppose le travail créatif qui est le sien, portant un regard acéré sur ce que le monde du travail peut avoir de déshumanisant. Ici, le visiteur se trouve happé par des pense-bêtes, listes et notes urgentes surdimensionnés, hanté par les corps nus de travailleurs rudes à la tâche, traités en Post-it, au lieu de revêtir le costume de leur fonction. lndividus réduits à l’état de force de travail, à une fonction aussi obsolète qu’un objet peut le devenir, réifiés. Corps vulnérables donc, et fragiles, aussi jetables et éphémères que des post-it usagés. Des Post-it humains. On les découvre, rangés dans leurs casiers comme des dossiers, le regard vague à la fin du labeur, le corps fatigué, avides de retrouver dehors cette partie de la vie gagnée pour avoir accepté d’en perdre l’autre partie, comme dirait Marx, tentant donc vainement de s’échapper de quelque prison, office men et working girls sans glamour, petite armée de spectres, parfois franchement inquiétants, crucifiés sur l’autel de la productivité, de la rentabilité et du travail bien fait, le tout dans l’univers rude et sans apprêt, ni open space ni plantes vertes,  d’une usine désaffectée.

 

Au sous-sol de la galerie, on découvre l’œuvre « The cure », une impressionnante composition de Post-it de près de 5 mètres de long. Chaque carré de papier coloré est griffé d’un signe, une figure elliptique, une ligne bouclée, que seule une secrétaire –une secrétaire old school, qui saurait encore prendre des notes écrites- pourrait déchiffrer. Car il s’agit là en fait du compte-rendu en Gregg shorthand, la technique de sténographie la plus courante aux Etats-Unis, d’une heure de thérapie. Réalisée après les attentats du 11 septembre, à une époque où Corine Borgnet résidait encore, avec sa famille, à New-York, « The cure » déroule ses 3600 post-it, un par seconde de thérapie à distance, minutieusement retranscrit d’après la conversation que l’artiste eut, à propos d’elle-même, de ses enfants, des New-York et des attentats vécus en direct, avec une thérapeute iranienne vivant en Suède.

 

On serait fort tentés de faire un parallèle entre le pouvoir de la thérapie sur le traumatisme et les vertus curatives de l’art sur un monde en crise. Schopenhauer ne disait-il pas lui-même que l’art est la plus salvatrice des illusions, l’ultime et nécessaire remède au pessimisme qui résulte inévitablement de l’intuition de l'essence du monde ?

 

A partir de cette intuition, Corine Borgnet s’efforce de transvaluer les affres et les totalitarismes plus ou moins insidieux du monde contemporain en œuvres d’art, dans un langage plastique abouti, avec force et lucidité, comme une échappée nietzschéenne.

 

 *Max Weber – Les catégories de la sociologie, tome 1 : Economie et société (1921) – Plon, 1971

 

 

THE CURE

 

EXPOSITION PERSONNELLE  de CORINE BORGNET

 

DU 7 au 28 septembre 2013

 

VERNISSAGE LE VENDREDI 6 SEPTEMBRE à partir de 18h

 

Avec

 

Une perfomance participative exceptionnelle

 

"LE DUEL"

une partie d'échec à taille humaine/inhumaine

animée par le collectif UME

 

GALERIE TALMART
22 rue du Cloître St Merri Paris 4ème

 

(Dossier de presse de l'exposition sur demande)

 

Photo: "Pôle emploi", 2012 - Copyright: Corine Borgnet - Prise de vue: Pierre Leblanc - Post production: P. Puisieux

Texte réalisé pour l'exposition

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 11:15

Au coeur de l'été, quelques infos sur l'actualité des uns et des autres, en attendant le retour, pour très bientôt, de mon actualité, plutôt chargée!

 

Emmanuel Régent, qui viendra bientôt lancer un de ses "Plans sur la comète" dans mon rêve, n'arrête pas de l'été!

A voir, entre autres, dans:

 

REVES D'ARCHITECTURE- (un autre rêve! )

Exposition collective

JUSQU'AU 27.10.13
Espace de l'Art Concret
Château de Mouans
06370 Mouans-Sartoux
 
ALL THE WORLD'S STAGE
Exposition collective dans le cadre du projet
House to house de Jeanne Susplugas
JUSQU'AU 27.10.13
Centre d'art Le Lait
Moulins Albigeois - 41 rue Porta
81000 Albi
 
TRAIT SUR PAPIER 
Un essai sur le dessin contemporain
JUSQU'AU 23.10.13
Centre d'art contemporain
Place Pestalozzi
1400 Yverdon-Les-Bains - Suisse
 
 
 
Claire Combelles, qui poursuit aussi son rêve avec moi, présente, dans le cadre des Journées du Patrimoine les 14 et 15 septembre prochain, son projet "Fouiller le sac des filles", à l'ancienne mégisserie de Levroux.
Le vernissage aura lieu le 29 aout
 
 
affichecombelles.jpg

 

 

Camille Goujon, artiste que je viens de rencontrer et dont le travail très riche est passionnant, rejoint l'équipée de mes rêves avec une oeuvre...alléchante...à découvrir bientôt...En attendant, on pourra découvir son travail là:

 

MILIEUX

PARC DU DOMAINE DE CHAMARANDE,  jusqu'au 30 Septembre

http://chamarande.essonne.fr/camille-goujon-milieux-2013/


Avec aussi:  Bruit du Frigo, Gilles Bruni, Christophe Clottes, Olivier Darné, Nicolas Floc’h, Étienne de France, , Suzanne Husky, Nicolas Milhé, Liliana Motta, Laurent Tixador , Brandon Ballengée
Commissariat : COAL
 
Domaine départemental de Chamarande, 38 rue du Commandant Arnoux , 91730 Chamarande.

Pour venir:
RER C
, station Chamarande, à 200m du Domaine

N20, entre Arpajon et Étampes, sortie Étréchy-Chamarande

 

ULYSSE, L'AUTRE MER,  programmation Cinema

Une programmation cinéma associant deux films de Jean Epstein, en collaboration avec la cinémathèque de Bretagne, et une dizaine de vidéos d'artistes contemporains proposée au public sur les îles de Houat, de Sein, d'Ouessant, de Batz et à Saint-Briac sur Mer.

Avec aussi: Alessandra Piangiomore, Alora &Calzadilla, Julien Berthier, Hugues Reip, Ziad Antar, Marylène Negro, Martin Le Chevallier, Marcel Dinahet
Organisé par la cinémathèque de Bretagne, le Frac Bretagne
Commissariat général : Marcel Dinahet, Jean-Marc Huitorel, Catherine Elkar

 
http://issuu.com/fracbretagne/docs/ulysses-programme-web


 

AQUA VITALIS. POSITIONS DE L'ART CONTEMPORAIN

 ACTE 1, à l'Hôtel d'Escoville du 14 juin au 24 août 2013  - ACTE 2, au Palais Ducal du 15 septembre au 30 décembre 2013

Exposition présentée par l’artothèque de Caen dans le cadre du  festival Normandie Impressionniste 2013.

 

Avec aussi: Marie Aerts, Allora & Calzadilla, Kader Attia, Fayçal Baghriche, Yto Barrada, Taysir Batniji, Lionel Bayol-Themines, Daniel Beltra, Philippe Chancel, Florence Chevallier, Alexandrine Deshayes, Marcel Dinahet, Christiane Geoffroy, HeHe, Nick Laessing, Malik Nejmi, Lucy et Jorge Orta, Zineb Sedira, Studio 21 bis, Claire Tabouret, Barthélémy Toguo, Marie Velardi.

Commissariat : Claire Tangy, Paul Ardenne

 


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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 23:00

Deux artistes  de l'exposition "A nos pères" , qui dure jusqu'au 18 juillet !, sont mis à l'honneur cet été au Centre Culturel de Serbie de Paris, bel espace au coeur de Paris, face au Centre Pompidou. Brankica Zilovic et Bogdan Pavlovic, deux projets, Noir sur Blanc,  à découvrir dès le Vendredi 5 juillet!

 

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Du 5 juillet au 5 septembre 2013

Vernissage Vendredi 5 juillet à partir de 18h

La Galerie du Centre Culturel de Serbie est ouverte de Mardi à  Samedi de 11h30 à 18hAdresse : 123 Rue Saint-Martin, 75004 Paris Téléphone :01 42 72 50 50

 

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 21:44

A l'occasion de la quasi première exposition personnelle de Sasha Ferré, j'édite ici le texte que j'ai rédigé sur son travail.

Pour découvrir le travail de Sasha Ferré, rendez-vous du 21 au 30 juin 2013 chez SPARK - Interphone SPARK – 1er étage gauche - Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h et le week-end sur rdv- 06 14 56 40 34 - 

6 rue du Sentier, Paris 2éme-

Vernissage le 20 juin à partir de 18h30

 

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Le travail de Sasha Ferre s’esquisse comme une intuition poétique qui se déploie d’œuvre en œuvre, s’écrivant en douceur comme un manifeste contestant la frénésie productrice et démonstrative et l’esprit de spectacularisation d’un certain art contemporain.

 

Bien sûr, par sa pratique de la broderie et du travail du fil, Sasha Ferre s’inscrit dans une mouvance d’artistes plasticiens privilégiant ces médiums et répond à l’intérêt grandissant ces dernières années que suscite l’art textile. Cependant, la notion de « tendance » lui est étrangère, tant son ouvrage, évoquant tout à la fois la dimension artisanale des travaux d’aiguilles et la dimension domestique de l’ouvrage de dame,  se joue dans une dimension intime, dans lequel prime résolument le travail de la main.

 

Car pour l’artiste, un peu à la manière de Louise Bourgeois, la notion de domesticité, le monde familier et familial de la maison, la maternité, apparaissent comme des préoccupations essentielles dans son univers. Elle choisit ainsi de travailler sur les pièces d’une sorte de trousseau, linge de maison, mouchoirs précieux, napperons délicats, draps anciens, même en lambeaux, qu’elle rebrode de mots, de phrases aussi poétiques qu’énigmatiques, de signes, de dessins.

Cet intérêt est lié à la notion d’héritage, de transmission d’histoire et de mémoire, de celle empreinte au cœur de ces linges fins du passé que l’artiste récolte ça et là – qu’on lui confie parfois-, linges qui ont vécu et en portent les traces, tissus auxquelles elle va insuffler une vie nouvelle, non pas en rupture avec l’ancienne mais dans un souci de continuité, de réappropriation spatiale et temporelle, de passage ou de passation.

Ce souci du sens de la transmission et de la filiation se retrouve jusque dans la technique choisie, lorsqu’elle dessine à la « broderie blanche » le corps nu et offert d’une promise, technique apprise auprès de l’atelier Malbranche, à Paris, et qu’on utilisait traditionnellement pour chiffrer le linge, matérialisant ainsi l’union de deux familles.

Expérimentant en outre toutes sortes de techniques à l’aiguille, le choix du fil et de la broderie comme médium privilégié n’est donc évidemment nullement anodin. Sasha Ferre est particulièrement sensible à ce que le fil peut receler de symbolique, en termes de poursuite de la filiation, lignée, ligne de vie, mais aussi de fragilité intrinsèque.

 

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Car c’est fondamentalement le temps, dans sa double dimension objective et intime, qui transparait en arrière-fonds de tous ses travaux. Le temps de l’œuvre, tout d’abord, dont l’acte de broder à la main est manifestation, impliquant une sorte de matérialisation, de spatialisation du temps : le temps de l’œuvre à faire. Cette attention au temps, qui lui parait quelque peu désuète au regard de la précipitation du monde contemporain, exprime son appréhension à le saisir dans sa fuite et son caractère irrésolu, sans jamais, elle le sait bien,  y parvenir, sa tentative d’en saisir l’épaisseur tout au moins. C’est donc au cœur même de la condition humaine, dans son essentielle temporalité, que touche Sasha Ferre lorsque sous ses doigts elle s’ingénie à faire naître une œuvre entière avec un seul et unique fil, dont la fragilité et le risque permanent de rupture évoque le caractère périssable et éphémère de la vie.

 

Pour autant, cette conscience de la fragilité augure davantage d’un regard bienveillant et serein que d’un désespoir existentiel. Sensible à la spiritualité orientale, Sasha Ferre, dans un retournement de point de vue inhabituel, délaisse la verticalité anthropocentrique qui régit la culture occidentale, pour envisager de manière plus horizontale la relativité de l’existence humaine dans son rapport au monde. Tel est le sens de la « légèreté » souhaitée des ses interventions : quelques mots brodés issus d’un poème d’Emily Dickinson, une subtile cartographie de points courant sur un mouchoir ancien, une fine fontaine de laine comme une rivière héraclitéenne jaillissant de l’étoffe diaphane…ses appropriations se jouent toujours dans une sorte de respect du « déjà là », et le geste qu’elle produit se veut vivant, vibrant, comme un souffle de vie qui parcourt, léger, presque rien mais présent, l’objet déjà-encore vivant.

C’est ce souffle encore qu’elle cherche à capter dans ses micro-installations, ses « espaces intérieurs », petites bouteilles de verre renfermant quelque délicat échantillon de papier de Chine ou de fil de laine, symbolisant une sorte d’espace mental, de conscience intime, mises en mouvement malgré elles par le moindre souffle de vent, la vie…

 

Dans son approche créatrice comme glissement poétique et processus de sédimentation sensible autant qu’intellectuelle, Sasha Ferre se veut aussi proche du verbe, du texte, du mot, de la littérature et de la poésie, du sens des mythes. Dans son panthéon personnel, fait de rencontres poétiques et de hasards littéraires, on croise la poésie d’Henri Michaux, avec qui elle partage un certain sentiment de la vie : « …dessiner les moments qui bout à bout font la vie, donner à voir la phrase intérieure, la phrase sans mots, corde qui indéfiniment se déroule sinueuse »*, l’esprit de la mythologie grecque et de la philosophie chinoise. Dans son arbre généalogique rêvé, elle a choisi d’hériter de la solitude de Louis Soutter et de l’humilité de Pierrette Bloch, de la radicalité chromatique de Pierre Soulages ou encore de la puissance émotionnelle d’Annette Messager.

Elle développe ainsi peu à peu un univers nourri de références, sans tutelle cependant, cherchant à « se parcourir », pour reprendre le mot de Michaux. Dans cet univers qu’elle construit pièce après pièce, chaque intervention aussi apparemment légère soit-elle, est toujours longuement méditée, dans une grande pureté des intentions, et une recherche permanente de sincérité dans le geste et la création.

 

* Henri Michaux – Passages – 1950 – Ed. Gallimard - Imaginaire, 1998

 

Issue d’une famille d’intellectuels et d’artistes, Sasha Ferré (née à Paris en 1975) étudie à HEC puis à la Sorbonne, l’Histoire de l’Art. Elle commence à travailler au musée du Louvre et au Centre Pompidou. Après la naissance de ses 3 enfants, elle se consacre à son art. Elle fréquente l’Académie de peinture et de dessin de la Grande Chaumière et suit des cours de broderie chez R. Malbranche. 
www.sashaferre.com
 

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 22:08

Merci à tous d'être venus si nombreux découvrir "A nos pères" à la Galerie 2.13 pm ce samedi! Par bonheur, rare, le temps était avec nous, pas une goutte de pluie et vous tous débordant sur le trottoir!

L'exposition dure jusqu'au 18 juillet. N'hésitez pas à en parler autour de vous, à venir si vous n'avez pas pu venir samedi, à revenir si vous voulez revoir l'expo dans des conditions moins encombrées, et prendre le temps de découvrir la programmation vidéo! Bref, c'est ouvert et you're welcome!

 

 

vernissage-anp.jpg(Photo: Aristophane Deparis) 

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