Quantcast

Artistes, Galeries

Mercredi 17 avril 2013 3 17 /04 /Avr /2013 11:07

koller-copie-1.jpg

 

« C’est un travail de juste mémoire,

cernée de noir comme la douleur des

pierres »

Jean-Yves MALLAT

 

 

Pour cette première exposition de l’année, l’Espace 111 a choisit de rendre un hommage à l’artiste franco-israélien, et montreuillois, Ben-Ami Koller. En présentant quelques uns de ses dessins et peintures de la dernière période, l’Espace 111 met en avant la dimension profondément humaniste de ce dessinateur virtuose, dont le trait sûr, au crayon, à la pointe d’argent, à la pierre noire, à la sanguine, à l’encre de chine, ou à la peinture, et la puissance de représentation de l’humain, ici dans ses plus profondes souffrances, ont fait la renommée.

Cette dernière série est unanimement considérée comme le chef d’œuvre et le point d’orgue de sa longue et prolifique carrière d’artiste.

 

Il se passa de nombreuses années, presque quarante ans, entre le jour où, à 19 ans, Ben-Ami Koller écouta sa mère lui raconter plus de sept heures durant les crimes que les nazis commirent sur sa famille déportée et décimée à Auschwitz, et celui où, après avoir magnifié la sensualité des corps et des visages dans leurs courbes solaires et exploré les abysses de l’abstraction, il prit, enfin, ses huiles et ses encres, ses pierres noires et ses pastels, pour accoucher de cette série, « Corps en souffrance », la plus poignante de toutes, sans doute, qu’il montrera pour la première fois en 2008 sous le titre « A tous les miens que je n’ai pas connu ».

Dès lors, les œuvres jaillissent de lui, comme mû par une force extérieure et, confie-t-il « je ne peux rien faire d’autres que de peindre, de peindre, de peindre… ». Manière d’exprimer ce qui procède pour lui désormais d’une absolue nécessité, celle de la mémoire de l’indicible, celle, comme l’écrit son amie Evelyne Artaud, de cette conscience « d’appartenir à un siècle de barbarie, de violence et de mort », lui qui affirmait tant aimer la vie.

 

« Depuis plus de deux ans déjà, j’ai orienté ma démarche vers le corps en souffrance… J’ai résolument tourné le dos à la couleur et à l’abstraction, et je suis revenu vers le corps et le visage exclusivement. Cette orientation a été en grande partie déterminée par l’histoire de ma famille ; le déclencheur fut le drame de la Shoah et de la déportation, puis mes recherches se sont étendues à un questionnement plus général sur la souffrance infligée au corps et à l’esprit. Cette préoccupation était déjà inscrite en filigrane dans mon travail depuis longtemps sans que je l’aie appréhendée clairement et sans que j’en aie fait la charnière de mon travail au point où je l’amène actuellement. Je pense que mon âge et mon vécu ont une importance énorme dans cette prise de conscience », expliquait Ben-Ami Koller en 2008.

 

Son expressionnisme grave et nourri des figures de la douleur et de la destruction le range au côté de Goya, de Picasso, de Bacon ou de Zoran Music. Les corps des suppliciés qu’il dessine, sans spectacle mais sans concession*, donnent à son œuvre une dimension sacrée.

 

Loin d’exorciser l’horreur, il semble qu’il faille oser montrer, et regarder, ces œuvres à la violence émotionnelle dense, qui nous exhortent à ne pas croire que le temps des crimes contre l’humanité est révolu, qu’ « il ne faut pas nous chanter victoire, il est encore trop tôt : le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde. »**

 

 

* d’après Jean-Noël Cuenod

** Bertolt Brecht - « La Résistible Ascension d'Arturo Ui » (trad. Armand Jacob) (1941), dans Théâtre complet, vol. 5, éd. L'Arche, 1976

 

 

 

 

 

Ben-Ami Koller (dont le prénom signifie « fils de mon peuple », en hébreu) est né en 1948 à Oradea en Transylvanie, une région de Roumanie, qui fut hongroise avant la guerre, et disparu brutalement en 2008. A l'âge de 7 ans, Ben-Ami Koller est distingué par un premier prix d'aquarelle dans le cadre d'un concours international organisé par la Chine. Après des études d’arts plastiques à l’Académie des Beaux Arts de Bucarest, il émigre en Israël en 1974, avant de choisir de s’installer en France, à Montreuil, en 1981. 

Internationalement reconnu, ses œuvres ont été montrées dans plus de 200 expositions personnelles et collectives en Europe, en Amérique, en Israël et au Japon. Ses œuvres figurent dans des collections publiques - Fonds national d’art contemporain, Bibliothèque nationale, Conseil général des Hauts-de-Seine, Fonds d’art contemporain de Seine-Saint-Denis, etc. - et privées : Narodni Galerie (Prague), Novotel et Axa. Le travail de Ben-Ami Koller a fait l’objet de plusieurs films, dont deux de l’Institut national de l’audiovisuel (INA).

Par Marie Deparis-Yafil - Publié dans : Artistes, Galeries
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 5 avril 2013 5 05 /04 /Avr /2013 22:12

 

_wsb_650x458_LBG-Christophe-LAMBERT-Saints-Suaires-1304.jpg

 

A l’occasion de la semaine du dessin contemporain à Paris et en marge des salons, Constance Lequesne et la Little Big Galerie présentent « Saints Suaires », la première exposition personnelle de Christophe Lambert.

Les « saints suaires » exposés ici font partie d’un triptyque, « Au troisième jour », qui, entre la mort et la résurrection, s’attache à célébrer la sainte dimension  de l’amour.

Référence délibérée aux fameuses reliques iconiques et dans un esprit d’emblée iconoclaste, les « saints suaires » de Christophe Lambert ont moins à voir avec quelque figure christique qu’avec une exploration in et ex corpus du souvenir de femmes aimées.

Dans un ensemble d’œuvres dessinées teintées de romantisme « mastroiannien », il revisite sous les traits de son stylo parfois rehaussés d’encres et de feutres les corps désormais absents de femmes et reconstruit comme en un rébus quelque fragment de leurs histoires.

 

Ce sont donc autant d’histoires d’amour qui se dessinent, sur la peau délicate des longs gants de cuir, les robes blanches empreintes des formes de celles qui les portèrent jadis, contre, tout contre la peau, surface aimante que l’artiste n’effleurera plus. De la même manière que le « saint suaire » porte la marque, le dessin, du corps divin évanoui, il entend ainsi transcender les corps féminins comme médiums sacralisés de l’amour. Y a t il tant de différence entre l’amour du corps du Christ et celui du corps d’une femme si tout amour est bien, pour reprendre le mot de Baudelaire, « aspiration vers l’infini » (1) ?

Capturant donc la forme du corps de la femme aimé, dessinant ses contours sous/sur la robe, il exprime dans le même temps le véritable sens de ces « suaires », destination finale et véritablement linceuls de ses amours défuntes, et fixe for ever les traces –les preuves- que l’amour eut lieu, fort de cette « conviction amoureuse quasi religieuse [que ce] qui nous animait n'a pas été un leurre. » (2). Le souvenir d’ « avoir été » est sans doute « presque-rien », comme dirait Jankélévitch (3), mais aussi proche qu’il puisse être aujourd’hui du néant, il ne s’y réduira jamais.

 

 

lambert-1.jpg

 

Et quoi de plus marquant qu’un tatouage ?, qui inscrit l’évanescent à même la peau, et, de manière indélébile, manifeste la conscience que vivre, c’est perdre, essayant de renverser cette entropie existentielle en arrachant à l’indépassable éphémère quelque chose comme un trésor, une œuvre, un signe, une image. Tentative de conjuration de l’évidence et nostalgie, comme s’il fallait par la trace se rappeler à la vérité jankélévitchienne : rien ne pourra jamais faire que ce qui a eu lieu n’ait pas eu lieu.

Se sur-imprime donc à la silhouette, sur le tissu des robes, une sorte de « cartographie » anatomique et fantaisiste, empruntant pour beaucoup à l’esthétique du tatouage contemporain, « foisonnant d’os, d’entrailles, de veines et de lianes... », produisant ainsi une sorte d’inversion du visible, un envers des choses radiographique. Ce rapport entre le dedans et le dehors, le visible et l’invisible, cette inclination pour le mystère du « sous la peau » se trouve récurrent dans le travail de Christophe Lambert, et pourrait s’interpréter comme une volonté de pénétrer dans une intimité qu’il sait pourtant inatteignable, malgré l’amour.

 

Ainsi, les représentations d’os et de squelettes, que l’on retrouve un peu partout dans les sinuosités de ses dessins, ne se cantonnent-elles pas à ce que l’on pourrait estimer comme une allégeance un peu facile à une imagerie symbolique –celle, désormais plus que mainstream et vidée de toute substance, de la Vanité -. Sans doute elles s’enracinent bien davantage dans l’inquiétude pour l’être aimé qui est un corps, avec sa fragilité, sa finitude, son intimité organique. L’amour total, et sublime, y compris dans sa trivialité. Hilda dira à Goetz : « Je t'ai soigné, lavé, j'ai connu l'odeur de ta fièvre. Ai-je cessé de t'aimer? Chaque jour tu ressembles un peu plus au cadavre que tu seras et je t'aime toujours. Si tu meurs, je me coucherai contre toi et je resterai jusqu'à la fin, sans manger ni boire, tu pourriras entre mes bras et je t'aimerai charogne: car l'on n'aime rien si l'on n'aime pas tout. »(4)

 

Mais, sans doute par pudeur autant que par goût, Christophe Lambert aura bien fait de se détourner de toute tentation de dramaturgie expressionniste, en optant pour cette esthétique inspirée du tatouage, donnant à ses œuvres une sorte d’élégance décalée punk-rock, s’amusant aussi à subvertir l’iconographie religieuse qu’il fréquenta, enfant. Les corps érotisés se présentent dans des postures mystiques d’offrande ou de don, paumes des mains tournées vers, au choix, le Ciel, ou le désir des autres. Il ose avec humour la transgression ou la dissidence. Ainsi cette paire de gants, dont la première main de cuir, tatouée d’un « God’s gift » un brin ironique, montre la lascive Emmanuelle de Just Jaeckin, tandis que l’autre se pare d’un éloquent serpent tout droit sorti du Jardin d’Eden. Dans cet univers où l’amour et la douleur vont de paire, la liberté parfois se tatoue au dessus d’un pubis avec rage : « Only god can judge me ».

 

Comme sur une peau couverte de tatouages, les dessins de Christophe Lambert se composent par glissement, télescopage, condensation, disruption, dans une sorte de cadavre exquis dont le sens, in  fine, n’appartiendrait qu’à lui, et le « suaire » se fait palimpseste de son histoire. Il procède aussi par clash visuel, samples d’univers qui avec le temps se sont rendus connexes. Dans cette dérive des continents culturels, se côtoient des putti italiens et Léonard de Vinci, Bob l’éponge et Gregory Peck en Captain Achab, des cœurs percés d’une flèche façon voyou sentimental et des têtes de mort ou les ailes d’un ange qu’on trouve aussi bien sur des pulls à la mode que dans le dos d’un Hell’s Angel ; et les ornementations, sur le fil de la beauté ou du mauvais goût, flirtent avec le baroque autant qu’avec la culture pop. Synesthésie de l’inspiration, chaque œuvre porte le titre d’un morceau de musique écouté pendant sa réalisation. Cette sélection très éclectique, de James Brown à JS Bach, en passant par Michael Jackson ou Ryuchi Sakamoto rappelle, s’il fallait le dire encore, combien nos références relèvent désormais d’une culture commune à plusieurs générations et milieux socioculturels, et comment les supposées frontières entre culture de masse, subculture, et culture traditionnelle tendent à se dissoudre, dans une porosité des catégories esthétiques largement ancrée dans notre époque.

Il y a, pensera-t-on peut-être, quelque chose de suranné à parler ainsi d’amour, et d’impudique à le déclarer de la sorte, livrant son intimité, le récit de ses ruptures sentimentales. L’ostension de ces suaires, c’est un peu « le soulagement de mon propre cœur qui se berçait de ses  propres sanglots » de Lamartine. (5) Pour éclairer ce qui l’anime, cette fièvre, Christophe Lambert parle de l’« ivresse intérieure » du faire, cet acte libérateur, pour l’inspiration créatrice,  mais aussi, ici, acte cathartique. Cependant, en choisissant de dévoiler des pans d’intimité d’une époque de sa vie, Christophe Lambert, à la façon de Baudelaire mais homme de son temps sensible à ses codes, ambitionne sans doute de "dégager de la mode ce qu'elle peut contenir de poétique dans l’historique, [...] tirer l'éternel du transitoire."(6)

 

 

1- Et aussi, comme le dira Céline plus tard, « l’infini à la portée des caniches » (Voyage au bout de la nuit, 1932)

2-  Entretien avec Solange Maulini, journaliste

3- Vladimir Jankélévitch – Le je-ne-sais-quoi et le presque-rien, 1957 – PUF

4-  J.-P. Sartre- Le Diable et le Bon Dieu, Paris, Gallimard, 1972, p. 225

5- Alphonse de Lamartine – Méditations poétiques, 1820

6- Charles Baudelaire – Le peintre de la vie moderne, 1863

 

 

Texte réalisé à l'occasion de l'exposition de l'artiste

 

 

 

 

Par Marie Deparis-Yafil - Publié dans : Artistes, Galeries
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 29 janvier 2013 2 29 /01 /Jan /2013 14:37

En attendant de parler plus précisément de l'exposition de Majida Khattari et du texte que je prépare pour le catalogue de sa prochaine exposition à la galerie Atelier21 de Casablanca, au Maroc, j'assisterai à la présentation du travail de Majida à l'Auditorium du Louvre, dans le cadre de "Vues d'artistes" et en line avec l'ouverture des nouveaux espaces du département des Arts de l'Islam.

Sur une présentation de Marie-Juliette Verga, on pourra y découvrir ou redécouvrir une installation de robes-manifestes, les vidéos de ses défilés-performances et des photographies revisitant lhistoire de l'art et en particulier l'orientalisme.

 

Défilé-Performance à l'Institut du Monde Arabe, novembre 2012, Paris

 

"voilé-dévoilé" - Majida Khattari -

Samedi 2 février 2013 à 15h

Auditorium du Louvre

Renseignements réservations au 01 40 20 55 55 ou ww.louvre.fr

 

et le lendemain, à la même heure, présentation du travail de Shirin Nashat, "portraits de femmes".

Par Marie Deparis-Yafil - Publié dans : Artistes, Galeries
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 28 janvier 2013 1 28 /01 /Jan /2013 14:30

Dans le cadre du parcours "off" de la 9ème édition de Miniartextil, la BJArt Gallery, rue de Penthièvre dans le 8ème,  invite Mai Tabakian à exposer une installation et, en "avant première" de "Beyond my dreams", exposition que je prépare actuellement pour avril à la galerie MondapArt de Boulogne-Billancourt, la Ville de Montrouge accueille au beffroi, parallèlement à Miniartextil, les séries "Power Flower" et Champions' league"...un avant goût hallucinogène réjouissant de ce qui nous attend à partir du 4 avril!

 

FloPowDetail.jpg

Par Marie Deparis-Yafil - Publié dans : Artistes, Galeries
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 28 janvier 2013 1 28 /01 /Jan /2013 11:24

La Ville de Montrouge présente « Agorà », la nouvelle édition de l’exposition internationale MINIARTEXTIL. Des mini-textiles aux installations monumentales, l’art textile tisse sa toile au cœur de la ville…

 

581362_4766990891437_829358705_n.jpg

 

Désormais incontournable dans le calendrier des amateurs d’art textile, des collectionneurs, des passionnés de déco et de mode, et des curieux avides de nouveautés, l’exposition Miniartextil, venue de Côme en Italie, explore chaque année la créativité infinie d’artistes sélectionnés dans le monde entier. Des mini-textiles de 20 cm3 aux plus spectaculaires installations, près de soixante artistes rivalisent d’imagination, de savoir-faire, d’esprit novateur et de liberté, pour offrir le plus passionnant des panoramas de cet art du fil !

Cette « Agorà » contemporaine, thématique retenue cette année pour la collection de mini-textiles présentés, constitue un vaste forum dans lequel fourmillent en toute liberté les formes et les idées !

L’exposition est accueillie, pour sa seule et unique date en France, dans le plus beau des écrins : le Beffroi, nouveau lieu culturel de la Ville de Montrouge.

 

Matières naturelles ou industrielles, à la croisée de l’art, du design et de la mode : toutes les facettes de l’esthétique contemporaine ont rendez-vous à Montrouge !

  

Miniartextil offre un véritable concentré d’art textile, dans tous ses états ! Avec Miniartextil, le visiteur pénètre au cœur des matières, là où se brouillent les frontières entre l’artisanat, l’art et le design, le néo-textile, la science et la mode. Surprenantes, poétiques, esthétiques, les œuvres produites marient avec intelligence et élégance savoir-faire ancestraux et utilisation innovante de matières, de fibres ou de tissages, qu’il s’agisse de pellicule à rayon X, comme chez Maja Gecic, de tulle métallique, d’aluminium, ou encore de fil électrique, comme chez Gyongy Laky… Découvertes innovantes, rencontres étonnantes, dialogues visuels inattendus, confrontations et échanges… Tous les ingrédients sont réunis pour que cette 9e édition annuelle, unique étape en France après Côme et avant Venise, soit à l’image du thème choisi : la plus belle des « Agorà ».

 

578486_4766988451376_1845959055_n.jpg

 

Un nouvel « écrin » pour Miniartextil

 

Cette année, pour mettre l’art au cœur de la vie sociale et créer toujours plus de liens avec le public, l’édition montrougienne de Miniartextil s’installe pour la première fois au Beffroi, bâtiment patrimonial nouvellement restauré et désormais haut lieu de la vie culturelle à Montrouge, dans un espace lumineux de 1 000 m2.

 

Un forum textile cosmopolite

 

Au travers de 54 œuvres « mini-textiles », tenant chacune dans un volume maximal de 20 cm3 - un concept inédit -, et de plusieurs installations « maxi-textiles », se croisent et dialoguent, dans toutes leurs diversités. Le regard des artistes se tourne vers le monde qui les entoure et ce que leur inspire cette « Agorà » contemporaine, à l’image rayonnante d’une Assemblée imaginée par Mai Tabakian, du cosmopolitisme incarné de l’installation de Mahé Boissel, de l’impressionnant collage de Nathalie Boutté ou du labyrinthe de Nylon de l’artiste japonais Kyionori Shimada. Autant de manières d’exprimer comment les Agoras contemporaines se jouent dans les communautés virtuelles, combien habiter ensemble la ville reste une aspiration essentielle, ou comme la liberté est toujours à préserver ou à conquérir…

 

Cette année, Miniartextil fait aussi dans la dentelle !

 

En parallèle des œuvres de mini-textiles et des grandes installations présentées, la dentelle s’invite cette année à Miniartextil comme la promesse d’un rêve de sensualité et de raffinement ! L’exposition propose en exclusivité à Montrouge un focus sur ce textile, dont la réalisation requiert haute technicité et minutieux savoir-faire. Comme le veut la tradition, Miniartextil se placera sous le parrainage prestigieux d’un artisan d’art reconnu. Jean-Claude Pluchart, dessinateur au sein de la prestigieuse maison de dentelles Solstiss, a accepté l’invitation. Le Musée de la dentelle de Caudry sera partenaire du projet et mettra à la disposition de la Ville de Montrouge ses collections de dessins et cartons de dentelles.

 

Le « Prix Montrouge » souffle sa 2e bougie

 

Pour la seconde année, un « Prix Montrouge » est décerné à un artiste de Miniartextil, dont l’œuvre est acquise par la Ville de Montrouge et rejoint les collections municipales. Il est attribué cette année à l’artiste italienne Flavia Eleonora Michelutti pour son œuvre mini-textile « Primavera araba revolution », une évocation du Printemps Arabe et de tous les espoirs de démocratie qui s’y sont tissés.

 

Montrouge renouvelle et étend son parcours « OFF » à Paris

 

Miniartextil reconduit son parcours « Off », initié en 2012, avec la collaboration de galeries parisiennes partenaires, mettant en avant d’autres oeuvres des artistes participant à l’exposition durant le mois de février 2013.

 

Paris 3e

 

La galerie Lisette Alibert renouvelle son partenariat avec Miniartextil pour cette 2e édition du parcours off.

26 Place Vosges - 75003 Paris - www.lisettealibert.com

 

La librairie & café littéraire italienne Marcovaldo invite Mimmo Totaro, artiste et fondateur de Miniartextil en Italie.

61 rue Charlot - 75003 Paris - www.marcovaldo.fr

 

Paris 7e

 

La Galerie Chevalier renouvelle son partenariat avec Miniartextil et présente cette année des oeuvres de quatre artistes : Manuela Conradt, Cristina Gamez Armas,Takaaki Tanaka et Tonje Hoydahl Sorli.

17 quai Voltaire - 75007 Paris - www.galerie-chevalier.com

 

Paris 8e

 

La BJ Art Gallery s’associe pour la première fois à l’événement et présentera des oeuvres de l’artiste Mai Tabakian.

45 rue de Penthièvre - 75008 Paris - www.bjartgalleryparis.com

  

 Paris 10 e

  

 La boutique-atelier  Dante & Maria rejoint également le parcours pour la première fois.  

3, rue de la grange aux belles – 75010 Paris - www.dantemaria.fr

  

Paris 11 e

  

 La Lili-Ubel Gallery présente l’artiste Nathalie Boutté, qui a participé au 57e Salon de Montrouge en 2012.  

42, rue de la Folie Méricourt – 75011 Paris - www.lili-ubelgallery.com

 

La galerie Yukiko Kawase  est la première galerie japonaise à entrer dans le parcours.

4 rue Auguste Barbier – 75011 Paris - http://yukikokawase.free.fr

 

Paris 12 e

 

L’Atelier du Génie

s’associe pour la première fois à l’évènement

28 passage du Génie, 75012 Paris - www.galerie-atelierdugenie.com

 

 

MINIARTEXTIL 2013

Exposition du 2 au 24 février 2013

Vernissage le vendredi 1er février à 19h / Preview presse de 12h à 16h

 Le Beffroi - 2, Place Emile Cresp - 92120 Montrouge

Métro : Porte d’Orléans (ligne 4)

 

Entrée libre – Tous les jours de 10h à 19h

Nocturnes les jeudis jusqu’à 21h

Visites-découvertes tout public : dimanches 3, 10, 17 et 24 février 2013 à 15h

Plus d’informations au 01 46 12 75 74 ou sur 92120.fr

 

 

CONTACTS PRESSE

Agence PopSpirit : Isabelle Vernhes

01 42 93 44 56 - 06 61 32 27 08 - isabelle@pop-spirit.com - www.pop-spirit.com

 

Photo 1: Mai Tabakian, photo 2: FE Michelutti

 

Par Marie Deparis-Yafil - Publié dans : Artistes, Galeries
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés