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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 23:00

La grande affaire de la rentrée, dans l'art contemporain, après la Biennale de Venise et avant les foires d'Octobre, Fiac, Chic, Slick et autres..., c'est la Biennale de Lyon. Cette année, pour la 11ème édition, Thierry Raspail aura concocté, avec la commissaire invitée, l'argentine Victoria Noorthoorn, un programme au titre qui en laisse espérer long: "Une terrible beauté est née"...Mon premier réflexe est de me dire que le thème de la beauté sublime et maléfique est un thème cent fois rebattu, dont les implications morales et esthtiques parcourent la littérature, l'art et la philosophie depuis belle lurette - on parlait la dernière fois d'Oscar Wilde...- mais j'imagine bien que le commissariat aura su construire un propos audacieux et choisir des artistes qui auront quelque chose de particulier à en dire.

 

Il semblerait en fait qu'il s'agisse là d'une manière de parler politique et rébellion et révolte, thèmes éminemment actuels comme chacun sait.

On nous dit : "Le titre de la prochaine Biennale de Lyon, Une terrible beauté est née, est extrait du poème Easter 1916 de W.B. Yeats. Composé en septembre de cette année-là, il porte sur l’insurrection de centaines de rebelles revendiquant la libération de l’Irlande par l’occupant britannique. (...)Ainsi, le titre de la Biennale est davantage un outil méthodologique qu’une thématique. Il interroge la force du paradoxe, la contradiction, la tension et l’ambivalence, et questionne l’état d’urgence actuel du monde et des arts. Organisée autour de plusieurs parcours, l’exposition engage à réfléchir sur la densité du présent, sur le pouvoir de l’imaginaire, du visionnaire et de l’hallucinatoire."

 

La 11ème Biennale de Lyon accueillera donc une soixantaine d’artistes sur les 14 000 m2 que comptent ses quatre lieux d’exposition : la Sucrière, la Fondation Bullukian, le Musée de l’art contemporain de Lyon, et l’usine T.A.S.E.  

 

  giacometti

 

Retour à Paris, avec l'exposition "Giacometti et les Etrusques", à la Pinacothèque. D'abord parce que la qualité des présentations de la Pinacothèque a bien évolué d'expo en expo, et il n'est pas rare d'y être agréablement surpris, ensuite parce que Giacometti fait partie de ces amours de jeunesse, de ces premières découvertes de ce qu'est l'art, qui fait que je tente de conserver intacte mon envie de revoir des oeuvres que j'ai vu souvent et depuis longtemps, l'épaisseur du souvenir s'ajoutant au plaisir de la contemplation. Ici, l'oeuvre de Giacometti sera mise en regard d'objets issus de la civilisation étrusque, et notamment du "chef d'oeuvre de la sculpture étrusque", "L'ombre du soir", cherchant à montrer les croisements esthétiques, et la manière dont Giacometti, fasciné par la sculpture étrusque, s'en inspira pour parvenir à ces oeuvres longilignes que nous connaissons tous.

 

C'est un lieu que je fréquente peu, mais je me demande si je n'aurais pas la curiosité d'aller découvrir l'exposition intitulée "Hey!, Modern Art et Pop Culture" à la Halle Saint-Pierre, au pied du Sacré-Coeur. Organisée conjointement par le musée et la revue Hey!, l'exposition offrira un panorama de pratiques artistiques croisant la scène culturelle dite "alternative", certains courants de la pop culture contemporaine et "les formes populaires de l’art moderne et contemporain que sont l’art brut et l’art singulier", termes recouvrant ce courant graphique et pictural, très présent mais un peu en marge des circuits traditionnels de l'art contemporain...bien que, à mon sens, ce terme de "art brut" ne convienne pas, car se référant à un espace-lieu-temps-conditions de création artistique bien particulier.

Plus de 60 artistes, des références, de Erro à Clovis Trouille, de Molinier à Blanquet, Di Rosa et Le Dernier Cri, Jonone et Gouery...et puis mention spéciale à Nuvish, dont j'ai découvert le remarquable travail lors de ma collaboration avec l'Arsenicgalerie (texte dans ces pages)

 

  nuv.jpg

 

Irais-je voir ce qu'aura concoté le jeune et bouillonnant lauréat du Prix Marcel Duchamp, Cyprien Gaillard, au Centre Pompidou? Oui, sans aucun doute. Sa réflexion sur le déclin nécessaire des civilisations au travers de son architecture et de ses ruines, réelles ou potentielles, me semble tout à fait digne d'intérêt.

 

Pompei_-_musee_Maillol.jpgPas si éloigné que ça du travail de Cyprien Gaillard - puisqu'on y parle aussi de ruines-, dans le spectre de ce que Paris peut proposer en terme d'expositions, je ne résisterai pas à aller voir ce que le Musée Maillol propose pour nous conter Pompéi. Je me souviens d'un livre sur ce lieu extraodinaire, qui, enfant,  m'avait fascinée. "Pompéi, un art de vivre" présentera la reconstitution d'une "domus pompeiana" et plus de 200 objets venant de Pompéi et d'autres sites vésuviens. Quand on sait l'état de délabrement dans lequel se trouve le site aujourd'hui, je donnerai avec joie les 12,50 euros de l'entrée pour peu qu'une partie de cet argent serve à préserver Pompéi, à défaut de l'Etat italien...

 

"Une terrible beauté est née"- 11ème Biennale de Lyon - Du 15 septembre au 31 décembre 2011

"Giacometti et les Etrusques"- Pinacothèque de Paris- Place de la Madeleine- Paris 8ème - Du 16 septembre 2011 au 8 janvier 2012

"Hey! Modern Art et Pop Culture" - Halle Saint-Pierre - Rue Ronsard- Paris 18e- Du 15 septembre 2011 au 4 mars 2012

Cyprien Gaillard - Centre Pompidou- Du 21 septembre 2011 au 9 janvier 2012

"Pompéi, un art de vivre"- Musée Maillol - 59/61 rue de Grenelle - Paris 7ème- Du 21 septembre 2011 au 12 février 2012

 

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Published by Marie Deparis-Yafil - dans Encore (des expos)!
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commentaires

combelles 01/09/2011 21:04


Si vous allez effectivement voir l'expo Cyprien Gaillard, j'espère que vous publierez vos impressions. Pour ma part j'avais vu son expo au centre d'art et du paysage à Vassivière, emballée par le
propos mais très déçu par les réalisations...
Sinon, je viens de lire votre texte accompagnant l'exposition "Sutures" à la galerie Charlotte Norberg, c'est d'ailleurs ce texte qui m'a conduite à votre blog. Vos propos sont fort justes, j'y
retrouve certaines de mes préoccupations.


Marie Deparis-Yafil 02/09/2011 21:44



en ce qui concerne Cyprien Gaillard, j'ai tendance à partager votre point de vue, mais, ne voulant pas préjuger de ce que serait l'exposition , je n'y ai pas fait allusion. Nous verrons quel
parti prendront le Centre Pompidou et Cyprien Gaillard.


Merci pour l'attention quevous portez à "sutures", si vous n'étiez pas au vernissage hier, n'hésitez pas à passer à la galerie, 74 rue Charlot, nous faisons un opening special samedi 10 et
l'exposition dure jusqu'au 24 septembre


Bien à vous



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