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Lundi 18 mars 2013 1 18 /03 /Mars /2013 19:14

 

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Œuvre présentée :

 « Supports pour incantations chamaniques », à partir de 2009 – ensemble de photographies, 10 x15 cm chaque - Impression jet d’encre sur papier glacé, matériaux organiques et coffret

 

 

Non loin de l’œuvre de Mai Tabakian, que l’on pourrait opportunément interpréter comme hallucinogène, les photographies du plasticien et chamane Sébastien Lambeaux témoignent de la dimension « prophétique » du rêve.

« Rêver, » dit Don Juan, Chaman d’origine Yaqui ayant initié le célèbre anthropologue américain Carlos Castaneda, aux secrets ancestraux de l’animisme amérindien, «  ne peut être qu’une expérience. (…). Par l’acte de rêver, nous pouvons percevoir d’autres mondes, que nous pouvons assurément décrire. (…), nous pouvons sentir comment rêver ouvre ces autres royaumes. 
Sébastien Lambeaux est-il un sorcier, un prêtre animiste ou vaudou, un marabout ? Il se définit lui-même plus communément comme un chaman nord-européen, considérant que l’expérience mystique chamanique ne constitue pas une curiosité ethnologique mais une conduite pouvant faire sens dans toute société, y compris dans le monde contemporain.

Sébastien Lambeaux confectionne ainsi des fétiches qu’il active/réactive lors de rituels privés, ou publics.

Le travail présenté dans « Beyond my dreams » consiste à intervenir sur des photographies issues d’internet et imprimées au moyen d'une imprimante à jet d'encre dont les pigments instables ont la particularité de réagir à certains fluides.

Sébastien Lambeaux utilise ces supports durant certains de ses rites chamaniques. En y appliquant des matières organiques incantatoires, les images se déforment et s'effacent petit à petit. Il répète ces rituels jusqu'au moment où il peut faire un interprétation divinatoire du résultat visuel.

Le chamane explique : "Durant chaque transe chamanique, j'alterne des phases de rêves et d'éveil. C'est durant les phases de rêves, et en suivant, que j'accomplis le rituel sur les images. Les rêves laissent des traces sur mes supports incantatoires, elles sont le résultat d’actions durant les phases de transes/rêves. En général, je découvre le résultat une fois "réveillé". »

 

 

« Beyond my dreams » - Galerie Mondapart

  Du 5 avril au 4 mai 2013 – Vernissage le jeudi 4 avril à partir de 18h30

Galerie Mondapart 80 rue du Château 92100 Boulogne Billancourt M° Boulogne-Jean Jaurès (10)- Bus n°52 - Vélib

Horaires de la galerie

Jeudis de 12h à 20h

Vendredis de 11h à 19h Samedis de 15h à 19h

et sur rendez-vous

• tél : 06 08 30 94 90 • 09 52 77 76 41 •

 

 

Par Marie Deparis-Yafil - Publié dans : Commissariats
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Samedi 16 mars 2013 6 16 /03 /Mars /2013 19:16

 

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Œuvre présentée :

« Seules les larmes sont pour l’oreiller », 2012 – Installation, 30 oreillers 60x60 chacun, oreillers durcis recouverts de tarlatane brodée et dessin crayon aquarelle sur papier millimétré 

 

Œuvre « d’ouverture » de l’exposition, l’installation de Sylvie Kaptur-Gintz invite les visiteurs à pénétrer dans l’univers de l’exposition sous une poétique et spectaculaire envolée d’oreillers brodés.

 

« Seules les larmes sont pour l’oreiller » est une phrase que Sylvie Kaptur-Gintz a souvent entendue dans la bouche de sa grand-mère. Manière de dire que la nuit et le lit sont le temps et le lieu des songes, mais aussi ceux, dans le secret de la chambre, des tristesses, des regrets et des souvenirs douloureux.

 

Le travail de Sylvie Kaptur-Gintz, et notamment ses objets et installations, témoignent tous d’un goût pour les matières nobles mais simples, et surtout d’un intérêt très vif pour les questions d’identité, de mémoire, d’histoire, de filiation et de transmission entre les générations.

Dans son travail d’installation, Sylvie Kaptur-Gintz s’approprie les gestes des anciens, des petites mains, tailleurs, maroquiniers…Gestes qu’elle n’a pas appris, qu’elle utilise, dit-elle, « d'une main malhabile » dans un souci de préserver et de nourrir le fil des filiations et des transmissions, d’une histoire mais aussi d'un vocabulaire qui est devenu peu à peu la trame de son travail.

« Dans mes installations » explique-t-elle, «  j'utilise des matériaux simples de la vie quotidienne, mais je bataille avec ces matériaux pour élaborer un nouveau vocabulaire artistique ». Car pour elle, le geste de création est étroitement lié aux notions de naissance et de renaissance. Le monde, ou plus exactement « l’être au monde » est une naissance sans cesse renouvelée, porteuse de mémoire, d’identités, d’histoires individuelles et collectives. Chez elle, les dispositifs formels sont intimement liés au sens, aux émotions suscitées, évoquant la singularité de la condition humaine, la présence humaine dans sa multitude et son unicité, dans sa force et sa fragilité.

 

 

« Beyond my dreams » - Galerie Mondapart

  Du 5 avril au 4 mai 2013 – Vernissage le jeudi 4 avril à partir de 18h30

Galerie Mondapart 80 rue du Château 92100 Boulogne Billancourt M° Boulogne-Jean Jaurès (10)- Bus n°52 - Vélib

Horaires de la galerie

Jeudis de 12h à 20h

Vendredis de 11h à 19h Samedis de 15h à 19h

et sur rendez-vous

• tél : 06 08 30 94 90 • 09 52 77 76 41 •

Par Marie Deparis-Yafil - Publié dans : Commissariats
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Jeudi 14 mars 2013 4 14 /03 /Mars /2013 19:06

 

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Œuvres présentées :

Série « Les dormeurs »-  « Dormeuse »,  33x41 cm, huile sur toile, 2010 – « Dormeur », 33x41 cm, huile sur toile, 2012 

Remerciements Galerie Mircher

 

Un dormeur, une dormeuse, qui ne sont pas un couple. Il s’agit des artistes Laurent Jourquin et Pascale Barret, tous deux plongés dans un sommeil que l’on imagine créatif…Deux petits tableaux comme une effraction intime, une zone possible de passage entre la figure du dormeur et la matière du rêve. Dans cette manière un peu précieuse qui lui est particulière, les peintures de Hervé Ic captent hypnotiquement notre regard.

 

Stéphanie Katz écrit à propos du travail de Hervé Ic : « Tel un cartographe de nos mémoires immédiates, il élabore une investigation quasi scientifique qui prend la forme de variations autour de scènes de genre types(…)

Prenant comme point d’origine arbitraire les années 60-70, qui correspondent à sa propre date de naissance, Ic nous propose de l’accompagner au fil d’un décryptage visuel progressif. Cette démarche le conduit à reconstruire une sorte d’album commun, qui tresse ensemble les codes sociologiques de situations standards repérables, les souvenirs aujourd’hui inavouables en famille, et les références culturelles qui fonctionnent comme des légendes explicatives implicites. Depuis les séries des « Batailles navales » et des «Putti », qui plongeaient dans les ambivalences du bon et du mauvais goût de la culture officielle, jusqu’aux derniers « Freaks » qui dissimulent les caricatures de ses contemporains sous les boursouflures du temps, en passant par les mises en scènes de couples échangistes tirées de revues pornographiques des années 70, ou les portraits d’adolescents « raveurs » d’aujourd’hui, Ic pose les balises d’un cheminement intime. (…)

En premier lieu, c’est en peintre que Ic prend acte du fait que nous sommes définitivement entrés dans l’ère des écrans. (…)

Si bien que, par une esthétique de la transparence maîtrisée, il parvient à relancer l’énergie inversée des écrans, en faisant remonter depuis le fond de l’image une multitude d’évocations, d’apparitions, de suggestions, qui sont autant de béances et d’incertitudes ouvertes dans la rigidité de la représentation. Une autre lumière, celle de la peinture cette fois, révèle les strates antérieures de l’image, soulève les calques successifs de la mémoire, pour construire une sorte de radiographie des implicites contemporains. Véritable acte de dissection en peinture des réminiscences collectives, la stylistique de Hervé Ic interroge les héritages transversaux et traces des équivalences inédites entre les acquis du passé et les enjeux du futur.(..)

De la symbolique des contes pour enfants, aux cauchemars véristes du monde adulte, certains tableaux construisent un voyage multidirectionnel, dans un paysage où le pire et le meilleur se côtoient, où la brutalité nourrit l’attachement et la douceur couve sous l’agression. »

 

 

 

« Beyond my dreams » - Galerie Mondapart

  Du 5 avril au 4 mai 2013 – Vernissage le jeudi 4 avril à partir de 18h30

Galerie Mondapart 80 rue du Château 92100 Boulogne Billancourt M° Boulogne-Jean Jaurès (10)- Bus n°52 - Vélib

Horaires de la galerie

Jeudis de 12h à 20h

Vendredis de 11h à 19h Samedis de 15h à 19h

et sur rendez-vous

• tél : 06 08 30 94 90 • 09 52 77 76 41 •

 

Par Marie Deparis-Yafil - Publié dans : Commissariats
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Mardi 12 mars 2013 2 12 /03 /Mars /2013 18:58

 

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Œuvre  présentée

« Synesthesia », 2008 – Son seul, 3’29 – Vidéo son 3 ‘ 44 ‘’

Réalisation : Pascal Frament et Sayaka Shoji

Musique : Dmitri Shostakovich – Prélude Opus 24- Adagio N°22 –Interprété par Sayaka Shoji (violon) et Itamar Golan (piano) (Deutsche Gramophon)

Courtesy Galerie Exit

 

 

La vidéo « Synesthesia », réalisée en 2009, est montrée ici pour la première fois dans le cadre d’une exposition d’art contemporain. 

Elle est le résultat de la rencontre entre le vidéaste Pascal Frament et la violoniste japonaise internationalement connue Sayaka Shoji.

Le projet mené par Sayaka Shoji et Pascal Frament constitue ainsi une expérience nouvelle, un projet réellement inédit, tant dans le monde de l'art contemporain, que dans celui de la musique classique. Il s'agit d'une véritable création commune entre deux artistes venant d'horizons différents, mais se rejoignant dans leurs affinités et leurs univers esthétiques.

Dans ce projet expérimental, la musique ne sera pas, comme souvent dans les vidéos plasticiennes, un accompagnement des images. Au contraire, ici, les images prennent racine dans la musique et la portent. Pour Sayaka Shoji, il s’agissait aussi d’une sorte d’hommage à l’ « âme russe » et aux musiciens russes qui la fascinent.

 

Réalité ou projection mentale ? L'homme tombe-t-il ou rêve-t-il qu'il tombe ? Se réveillera-t-il ou sombrera-t-il vraiment ? Et les images de vie, bribes de souvenirs, sont-ils les restes d'une vie réelle, une exploration de la mémoire ou une construction imaginaire ? Accompagnant l'homme dans sa rêverie, le spectateur flotte dans un monde incertain, visite des univers intimes et se laisse porter, lentement, par des images poétiques. Noir et blanc et auras de couleurs alternent produisant une atmosphère d'intimité et d'étrangeté, un puzzle mental, celui d'une femme, peut-être...

 

« Beyond my dreams » - Galerie Mondapart

  Du 5 avril au 4 mai 2013 – Vernissage le jeudi 4 avril à partir de 18h30

Galerie Mondapart 80 rue du Château 92100 Boulogne Billancourt M° Boulogne-Jean Jaurès (10)- Bus n°52 - Vélib

Horaires de la galerie

Jeudis de 12h à 20h

Vendredis de 11h à 19h Samedis de 15h à 19h

et sur rendez-vous

• tél : 06 08 30 94 90 • 09 52 77 76 41 •

 

 

Par Marie Deparis-Yafil - Publié dans : Commissariats
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Lundi 11 mars 2013 1 11 /03 /Mars /2013 11:39

Barbara Polla reçoit Emmanuel Régent pour une exposition personnelle dans sa galerie Analix Forever, à Genève!

 

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Par Marie Deparis-Yafil - Publié dans : Actu des uns et des autres
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