Vendredi 6 décembre 2013 5 06 /12 /Déc /2013 00:13

Dans chaque lieu, au Monastère et à H2M, sont présentés deux ensembles d'oeuvres de Vanessa Fanuele

 

 

 

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(photo: 1er plan "Opus I", Vanessa Fanuele - 2nd plan, Robert Longo)

 

« Opus I »

 Technique mixte (bois, mousse de polyuréthane, plastique, perle, corail, nylon, cire, sel), dimensions variables, 2012

« Blue in green »

 Huile, cire, 118 x 81, 2011

A H2M et au Monastère de Brou sont présentés deux ensembles d’œuvres composés chacun d’une peinture et d’une sculpture.

Les « Opus » s’offrent comme d’étranges compositions sculpturales, oscillant entre la boîte à secret soudain ouverte et débordante, et le mini-cabinet de curiosités inconscientes, recelant de recoins mystérieux. Comme de nombreuses œuvres de Vanessa Fanuele, chaque « Opus » peut être interprété comme un espace mental dans lequel glissements, associations, disjonctions, sauts a-rationnels formeraient un topos, un objet hétéroclite à la forte présence.

Répondent à ces boîtes-reliques deux peintures, dans des dominantes chromatiques différentes mais qui ont en commun le processus d’inspiration, celui de produire des « espaces autres » en « dé-pliant » une œuvre historique.

« La vierge aux rochers » de  Léonard De Vinci a été la base, le prétexte d’une recherche autour d’un autre espace, un espace situé hors champ ou encore hors toile. Tel un désir enfoui depuis très longtemps, j’ai voulu extirper les éléments de ce tableau, (…), déplier ce qu’il y avait de concentré à l’intérieur de cette toile. Comme si j’ouvrais d’autres perspectives. A partir de ce dé-pli, j’ai donc commencé à travailler picturalement d’après l’œuvre de Vinci dans laquelle les paysages apparaissent découpés ou à moitié voilés. Ils m’ont en effet paru énigmatiques et inquiétants, et j’ai souhaité réinterpréter certaines des œuvres du Maître en supprimant la figure et en plaçant le paysage au premier plan. Du moins visible comme les plis des montagnes je voulais en faire l’élément principal de mes toiles et découvrir ce monde pré-humain dont parlait Daniel Arasse. »

Le travail de Vanessa Fanuele, protéiforme, dessin, peinture ou installation, s’articule autour d’interrogations complexes liés tant à la question de la féminité qu’à la mémoire ou aux espaces mentaux. Dans une sorte d’archéologie intérieure, aux travers d’éléments plastiques parfois hétérogènes qu’elle déplie, triture, traite et maltraite, elle cherche à extraire de la mémoire, comme on ouvre une boite de Pandore, les réminiscences d’une identité, d’une histoire, des fragments d’émotions, des explorations indécises, un secret. Des confins de la conscience et du corps elle extirpe des « monstres », personnels ou collectifs, toute une mythologie intime qui rejoint souvent une certaine forme d’intuition du sacré, jouant parfois l’ambiguïté de la sensualité des corps en même temps que de leur organicité. Dans une expression radicale et dramatique, troublante dans son raffinement évoquant quelque monde enseveli, reliques, éléments organiques ou objets précieux se lovent entre eux et prolifèrent en rhizomes d’une conscience profonde, affleurant toujours entre les déchirures, territoires occultes, lieux d’histoires architectoniques et mémoire, espaces d’émotion et d’onirisme.

 

  (Texte extrait du catalogue)

 

 "Au-delà de mes rêves" - Du 26 octobre au 23 février 2013

 

Commissariat: Marie Deparis-Yafil et commissariat général: Fabrice Bassemon et Magali Briat-Philippe

 

 

 

H2M - Espace d'Art Contemporain

 

Hotel Marron de Meillonnas

 

5 rue Teynière

 

01000 Bourg-en-Bresse

 

Exposition ouverte du mercredi au dimanche de 13h à 18h

 

Entrée libre

 

 

 

et

 

 

 

Monastère royal de Brou

 

63 boulevard de Brou

 

01000 Bourg-en-Bresse

 

Exposition ouverte tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 17h

 

Entrée payante

 

 

 

Catalogue de l'exposition disponible aux boutiques du Monastère et sur demande par correspondance.

 

(sauf 1er novembre, 25 décembre et 1er janvier)

 

 

 

Exposition labellisée Résonance de la Biennale de Lyon 2013

 

 

 

Avec le soutien de:

 

Ministère de la Culture, Région Rhônes-Alpes, Conseil Général de l'Ain

 

En partenariat média avec Télérama

 

 

 

Sur une initiative de

 

Musée de France, Ville de Bourg-en-Bresse / Chemins de la Culture, Centre des Monuments Nationaux

 

 

 

 

   


 

 

 

Par Marie Deparis-Yafil - Publié dans : Commissariats
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Vendredi 6 décembre 2013 5 06 /12 /Déc /2013 00:00

C'est avec plaisir que je présente ici à nouveau la spectaculaire envolée d'oreillers brodés qui avait fait le succès de "Beyond my dreams" à Boulogne-Billancourt...

 

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« Seules les larmes sont pour l’oreiller »

Installation de 30 oreillers, dimensions variables ( 60 x 60 chaque oreiller), oreillers blancs durcis et oreillers durcis recouverts de tarlatane brodée et dessin crayon aquarelle sur papier millimétré, 2012-2013

 

 

Poétique et spectaculaire envolée d’oreillers brodés, l’œuvre de Sylvie Kaptur-Gintz se veut un hommage à sa mère. « Seules les larmes sont pour l’oreiller » : une phrase que l’artiste a souvent entendue dans la bouche maternelle, manière de dire que la nuit et le lit sont le temps et le lieu des songes, mais aussi ceux, dans le secret de la chambre, des tristesses, des regrets et des souvenirs douloureux. Les identités, les histoires, les liens, sont au cœur de la genèse de cette œuvre. Ainsi, les visages brodés sont ceux de femmes que connaît l’artiste, et avec qui elle entretient un lien, de transmission, ou d’amitié…Au travers de ces visages, elle exprime toute une forme de l’humanité, dans sa dimension organique, puissante mais fragile (le squelette, les organes vitaux, le sang) et temporelle, incarnée par la symbolique des oiseaux.

La technique même employée par l’artiste met en abîme cette dualité de joie et de souffrance, de force et de fragilité, de gravité et de légèreté, car sous leurs douces apparences, les oreillers, rigidifiés, se révèlent bien plus durs qu’ils n’y paraissent.

 

Le travail de Sylvie Kaptur-Gintz, et notamment ses objets et installations, témoignent tous d’un goût pour les matières nobles mais simples. Dans son travail d’installation, l’artiste s’approprie des gestes d’artisan, les gestes des anciens, des petites mains, tailleurs, maroquiniers…Gestes qu’elle n’a pas appris, qu’elle utilise, dit-elle, « d'une main malhabile » dans un souci de préserver et de nourrir le fil des filiations et des transmissions, d’une histoire mais aussi d'un vocabulaire qui est devenu peu à peu la trame de son travail. « J'utilise », explique-t-elle, « des matériaux simples de la vie quotidienne, mais je bataille avec ces matériaux pour élaborer un nouveau vocabulaire artistique ». Car pour elle, le geste de création est étroitement lié aux notions de naissance et de renaissance. Le monde, ou plus exactement « l’être au monde » est une naissance sans cesse renouvelée, porteuse de mémoire, d’identités, d’histoires individuelles et collectives. Chez elle, les dispositifs formels sont intimement liés au sens, aux émotions suscitées, évoquant la singularité de la condition humaine, la présence humaine dans sa multitude et son unicité, dans sa force et sa fragilité.

 

(Texte extrait du catalogue)

 

 "Au-delà de mes rêves" - Du 26 octobre au 23 février 2013

 

Commissariat: Marie Deparis-Yafil et commissariat général: Fabrice Bassemon et Magali Briat-Philippe

 

 

 

H2M - Espace d'Art Contemporain

 

Hotel Marron de Meillonnas

 

5 rue Teynière

 

01000 Bourg-en-Bresse

 

Exposition ouverte du mercredi au dimanche de 13h à 18h

 

Entrée libre

 

 

 

et

 

 

 

Monastère royal de Brou

 

63 boulevard de Brou

 

01000 Bourg-en-Bresse

 

Exposition ouverte tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 17h

 

Entrée payante

 

 

 

Catalogue de l'exposition disponible aux boutiques du Monastère et sur demande par correspondance.

 

(sauf 1er novembre, 25 décembre et 1er janvier)

 

 

 

Exposition labellisée Résonance de la Biennale de Lyon 2013

 

 

 

Avec le soutien de:

 

Ministère de la Culture, Région Rhônes-Alpes, Conseil Général de l'Ain

 

En partenariat média avec Télérama

 

 

 

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Par Marie Deparis-Yafil - Publié dans : Commissariats
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Jeudi 5 décembre 2013 4 05 /12 /Déc /2013 23:49

Jouant sur l'ambiguité de la représentation, les deux oeuvres de Katia Bourdarel présentées ici font écho au lit d'Yveline Tropéa...

 

katia bourdarel 1

 

 

« Série Annonciation Mmm…Non…Mmm...C’est bon… », Dessin - crayon, broderie sur papier, 24x31 encadré 30x40, 2002

« Série Annonciation Oh oui…Oh oui…Plus vite… », Dessin - crayon, broderie sur papier, 24x31 encadré 30x40, 2002

Courtesy Galerie Eva Hober

 

Opposant avec humour et audace le sacré et le profane, l’artiste reprend l’iconographie chrétienne de l’Annonciation faite à Marie, osant  y ajouter un commentaire en broderie précieuse, iconoclaste et malicieux. Elle donne ainsi à voir une image paradoxale : d’un côté la pureté, la virginité, le miracle de l’immaculée conception, sauvée du péché originel, de l’autre, dans le même temps, les mots du sexe et du plaisir. Au travers du « péché de chair » augustinien, elle pointe la culpabilité nourrie par les morales et les religions  autour du plaisir sexuel.

Et bien que le péché de la chair soit inscrit au chapitre III de la Genèse, condamnant l’homme à la finitude et lui refusant la grâce absolue dans son ultime culpabilité, c’est avec une fausse ingénuité que Katia Bourdarel s’amuse de cette impossible virginité, dans une histoire où le plaisir charnel, coupable, forcément coupable, reste un rêve, un territoire prohibé, et ici, inexploré.

 

 

 

 

 "Au-delà de mes rêves" - Du 26 octobre au 23 février 2013

 

Commissariat: Marie Deparis-Yafil et commissariat général: Fabrice Bassemon et Magali Briat-Philippe

 

 

 

H2M - Espace d'Art Contemporain

 

Hotel Marron de Meillonnas

 

5 rue Teynière

 

01000 Bourg-en-Bresse

 

Exposition ouverte du mercredi au dimanche de 13h à 18h

 

Entrée libre

 

 

 

et

 

 

 

Monastère royal de Brou

 

63 boulevard de Brou

 

01000 Bourg-en-Bresse

 

Exposition ouverte tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 17h

 

Entrée payante

 

 

 

Catalogue de l'exposition disponible aux boutiques du Monastère et sur demande par correspondance.

 

(sauf 1er novembre, 25 décembre et 1er janvier)

 

 

 

Exposition labellisée Résonance de la Biennale de Lyon 2013

 

 

 

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Mercredi 4 décembre 2013 3 04 /12 /Déc /2013 23:41

Objet psychanalytique par excellence, dans sa dimension autobiographique, le lit d'Yveline Tropéa trône au milieu de cette seconde salle de de l'exposition.

 

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« Ma couche »

Lit, tissu damassé, broderies, perles, 190 x 90 x 120, 2010

Courtesy l’artiste et School Gallery/Olivier Castaing, Paris

 

Un sublime lit de jeune fille trône au milieu d’une des salles de l’Hôtel Marron de Meillonnas. D’un style baroque presque rococo, avec la fantaisie de ses lignes courbes, ses teintes pures de blanc et d’ivoire, il est entièrement travaillé de perles et de broderies riches et délicates. Sur les montants, la tête et le pied du lit, on peut admirer des scènes d’inspiration clairement religieuses, résonnant avec le travail que l’artiste a consacré, en 2010, à la figure de la madone.

Mais si, au premier regard, ce lit, qui fut son lit de petite fille, semble être la couche d’une jeune vierge, lieu d’innocence et de pureté, dans le sommeil et la chasteté, des éléments iconographiques nous renvoient d’emblée vers des zones d’ombres. De sa pureté initiale, le lit peut se faire lieu de la trahison, de l’adultère, du mensonge…

L’artiste le vit alors comme une « empreinte de mémoire » : le temps passé, le rêve, les espoirs, la vie, mais aussi la désillusion, les amours égarées, la colère... Il est enfin premier et dernier lieu de vie.

Peu de pièces usuelles de mobilier sont si chargés émotionnellement et symboliquement. A la recherche d’une innocence perdue, cet hôtel, magnifié et en quelque sorte « sacralisé », tient lieu d’autel.

 

Le travail de Yveline Tropéa pourrait se définir comme une tentative d’en sublimer la dimension autobiographique, et en particulier les tourments de la vie intime du corps, dans sa précarité et sa fragilité, par une réappropriation esthétique et fantasmatique de sa représentation. Têtes brodées, planches anatomiques, tableaux allégoriques, vanités, madones, toutes ses œuvres sont sous-tendues de son histoire personnelle, et de la question de la représentation de soi. Sur le motif de la fugacité de la vie, Yveline Tropéa opère un vaste syncrétisme, croisant antiques « Memento Mori » et vanités chères à la peinture classique. Ainsi, certaines scènes brodées rassemblent dans un joyeux fouillis un carnaval de squelettes, d'animaux et de fleurs, inspirées des gravures de la fin du 17e siècle du Thesaurus Anatomicus Primus de Frederic Ruysch, rappelant aussi les calaveras de Posada dans cette « nécessité poétique » de maintenir la conscience de la finitude au cœur de l'existence. Ses autoportraits, dans lesquels elle arbore les coiffures les plus extravagantes, compositions délirantes façon Marie-Antoinette, offrent, dans la profusion rococo des motifs et des couleurs, une manifestation de la plus absolue frivolité contre la plus certaine vacuité, du jeu contre le sérieux de la vie, de la démesure contre la misère. Se dévoile en arrière-fonds ce que l'artiste appelle « la dureté de la vie », et le désenchantement, qui n'épargne personne.

L’artiste, dont l’enfance fut baignée dans une sorte de « christianisme à l’italienne », est sensible aux représentations religieuses. Elle leur emprunte quelque chose d’une quête d’éternité.

Toutes ses œuvres brodées, à la main, sont réalisées dans un atelier que l’artiste a monté, au Burkina Faso, où elle réside.

 

(texte extrait du catalogue, parution à l'occasion de l'exposition)

 

 

 

"Au-delà de mes rêves" - Du 26 octobre au 23 février 2013

 

Commissariat: Marie Deparis-Yafil et commissariat général: Fabrice Bassemon et Magali Briat-Philippe

 

 

 

H2M - Espace d'Art Contemporain

 

Hotel Marron de Meillonnas

 

5 rue Teynière

 

01000 Bourg-en-Bresse

 

Exposition ouverte du mercredi au dimanche de 13h à 18h

 

Entrée libre

 

 

 

et

 

 

 

Monastère royal de Brou

 

63 boulevard de Brou

 

01000 Bourg-en-Bresse

 

Exposition ouverte tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 17h

 

Entrée payante

 

 

 

Catalogue de l'exposition disponible aux boutiques du Monastère et sur demande par correspondance.

 

(sauf 1er novembre, 25 décembre et 1er janvier)

 

 

 

Exposition labellisée Résonance de la Biennale de Lyon 2013

 

 

 

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Mardi 3 décembre 2013 2 03 /12 /Déc /2013 23:30

Faire une exposition sur le rêve sans évoquer l'inventeur de la "science des rêves" était impossible. C'est donc ici que nous avons choisi de présenter deux oeuvres issues du "Freud Cycle" de Robert Longo, prêtées par la Collection Salomon.

 

H2M-salle-2--1.jpg

 

(Photo: 1er plan, "Ma couche", Yveline Tropéa - 2nd plan: Diptyque Série Freud, Robert Longo - Au fond: "State of being 30" Chiharu Shiota)

 

 

 

Sans titre

Série Freud – Diptyque- (Fauteuil, cabinet de consultation 1938), Dessin graphite et fusain sur papier monté, encadré, 171 x 125 x 7, 2000

Sans titre 

Série Freud – Diptyque- (Oreiller, cabinet de consultation 1938), Dessin graphite et fusain sur papier monté, encadré, 156 x 141 x 7, 2000

Collection Claudine et Jean-Marc Salomon

 

Au 19 Berggasse, à Vienne, en Autriche, on peut aujourd’hui visiter le cabinet du Docteur Freud, que celui-ci occupa durant près d’un demi-siècle et qu’il ne quittera, avec sa famille, qu’en 1938, sous la menace nazie.

« The Freud Cycle », dont est issue le diptyque présenté ici, est une série de treize œuvres inspirées de ce lieu si particulier, espace confiné, qui fut chargé de sculptures, de tapis et de tentures, dans lequel bien des hommes et des femmes vinrent raconter leurs rêves et où naquit, au détour du 20èmesiècle, la certitude que « le rêve est la voie royale d’accès à l’inconscient ».

Fauteuil et divan sont désertés, mais, dans l’intensité chromatique et la subtilité graphique, se ressent la densité historique de cette « prison aimée » dans laquelle, bouleversant les certitudes de l’homme sur l’humain, Freud en interrogea longuement les limites, questionnement que Robert Longo traite largement dans son œuvre.

Pratiquant également la sculpture, la photographie, la performance, l’art vidéo, la musique et le cinéma, Robert Longo reste néanmoins internationalement reconnu comme un des dessinateurs les plus virtuoses, les grands formats au fusain ou au graphite étant sa « signature ». Il apparait sur la scène artistique avec la désormais très célèbre série « Men in the Cities », en 1979. Il s’agit de sorte d’arrêts sur images d’hommes et de femmes sur fond immaculé, vêtus sobrement de blanc et de noir, se contorsionnant comme prêt à tomber, sous l’effet de l’impact d’une balle. Robert Longo, cinéphile et admirateur de Fassbinder, se serait inspiré de la scène finale d’un film du cinéaste allemand, « Un soldat américain » (1970). Puis, Longo se lancera dans un certain nombre de séries, el plus souvent monumentales, autour de grands thèmes : vagues déferlantes, champignons atomiques, armes à feu, planètes, grands requins blancs…images dans lesquelles se joue à la fois le sublime et l’effroi, la beauté et la mort, les forces vives de destruction à l’œuvre, qu’il s’agisse de celles de l’homme ou de la  nature.

 

(texte extrait du catalogue, parution à l'occasion de l'exposition)

 

 

 

"Au-delà de mes rêves" - Du 26 octobre au 23 février 2013

 

Commissariat: Marie Deparis-Yafil et commissariat général: Fabrice Bassemon et Magali Briat-Philippe

 

 

 

H2M - Espace d'Art Contemporain

 

Hotel Marron de Meillonnas

 

5 rue Teynière

 

01000 Bourg-en-Bresse

 

Exposition ouverte du mercredi au dimanche de 13h à 18h

 

Entrée libre

 

 

 

et

 

 

 

Monastère royal de Brou

 

63 boulevard de Brou

 

01000 Bourg-en-Bresse

 

Exposition ouverte tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 17h

 

Entrée payante

 

 

 

Catalogue de l'exposition disponible aux boutiques du Monastère et sur demande par correspondance.

 

(sauf 1er novembre, 25 décembre et 1er janvier)

 

 

 

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